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20 belles semaines pleines d'émotions

Publié le 18 décembre 2004 à 12:22 par R.B

[IMG3525L]Ouf, ce sont les vacances ! <b>27 matches </b>depuis le 31 juillet 2004 ; d'un Trophée des Champions enlevé aux tirs au but par la classe biberon à cet OL – OM disputé en ouverture de la dernière journée de la phase aller. Il y eut bien sûr le championnat ; un petit tour sous la pluie en Coupe de la Ligue à Lille et ces rendez-vous de haut rang en Champions League. Il y a eu pendant ces 20 semaines essentiellement de la <b>joie</b> et des <b>très bons résultats</b>. Mais on n'oublie pas les moments de tristesse engendrés par les blessures...

Ouf, ce sont les vacances ! 27 matches depuis le 31 juillet 2004 ; 27 rencontres en 20 semaines, d'un Trophée des Champions enlevé aux tirs au but par la classe biberon à cet OL – OM disputé en ouverture de la dernière journée de la phase aller. Il y eut bien sûr le championnat ; un petit tour sous la pluie en Coupe de la Ligue à Lille et ces rendez-vous de haut rang en Champions League. Il y a eu pendant ces 20 semaines essentiellement de la joie et des très bons résultats. Mais on n'oublie pas les moments de tristesse engendrés par les blessures d'Elber, Coupet, Cacapa, Benarfa, Abidal, Wiltord. On n'aime pas voir l'un des siens grimacer, souffrir, quitter le théâtre de sa vie professionnelle pour la solitude de ses pensées inquiètes consacrées aux salles d'opérations, de soins avant de retrouver enfin cette fameuse scène de jeu..



Il y eut une fois la saison entamée, les arrivées de Diatta, Cris, Nilmar, Wiltord. Ces 4 garçons ont pris le train en marche et sont tout de suite montés dans le bon wagon. On connaissait le professionnalisme de Diatta et le talent de Wiltord ; on a découvert le « monstre » Cris, certainement le meilleur défenseur central de la Ligue 1 ; on a tout de suite aimé la gueule d'ange de Nilmar, ses cannes de feu et ses buts par deux. Et puis on s'est régalé avec les gamins sortis de la pouponnière olympienne. Clément, Bergougnoux sont venus rejoindre régulièrement dans le groupe Berthod, Puydebois. Gomez, Truchet, Idangar n'ont pas tremblé lorsque Paul Le Guen a fait appel à eux, même pour peu de temps de jeu. Benarfa a montré que son pied gauche de magicien pouvait l'amener vers les sommets avec la maturité des saisons. Idangar, Bergougnoux et Benarfa inscrivant au passage leur premier but en pros. Profitons, en parlant de ces mômes, pour saluer le travail effectué par tous leurs éducateurs. Ils le méritent. Et on vous recommande, à l'avance, d'autres talents qui opèrent en CFA ou en 18 ans. Un régal...



La famille du foot n'est pas toujours un monde affectueux qui prend le temps du souvenir. Mais elle doit avoir de la mémoire ! Alors merci aussi à Florent Balmont, parti à Nice après avoir inscrit ce but égalisateur à Metz. Qui sait si au soir de la 38ème journée, il ne pèsera pas de tout son poids dans l'obtention d'un 4ème titre de champion de France… On ne parle pas des autres… cela prendrait trop de temps. Mais quelle « Saga Africa » avec le tandem Essien-Diarra ; il y a le retour de Govou… les coups de génie de Juni… le nouveau « Antho Show » servi sur le côté droit… la présence impressionnante de "Greg le Magnifique"...





Les Lyonnais sont invaincus en championnat (10 succès et 9 nuls). Ceux qui savent compter pourraient préférer un peu moins de nuls, remplacés par une ou deux défaites et quelques victoires en plus. A la sortie la barre des 40 points souhaitée par le coach olympien aurait été dépassée. On ne va mégoter à l'heure des vacances et des vœux de fin d'année. On ne jouera pas aux grincheux en parlant de ces 7 points pris lors des 5 dernières journées ; d'une avance sur ses poursuivants qui ne sera pas tout à fait à la hauteur des rêves entrevus ; de ces 23 petits buts inscrits…



Ces joueurs sont des hommes ; et si pour le quidam la fatigue ne se voit pas forcément dans son travail, elle est bien palpable pour un footballeur qui enchaîne les matches ; passe d'une compétition à une autre ; saute d'un train dans un avion ; en changeant parfois pour certains de continents en un temps record. Sans oublier ceux qui ont manqué pour soigner leurs blessures. Coupet, Abidal, Cacapa, Wiltord, voire Elber ? Excusez du peu…



On a forcément aimé cette route aller jalonnée de victoires et de grands moments d'actes sportifs ; des actes qui vous filent ces émotions que procurent le sport. A vous couper le souffle, la voix ; à vous tirer des larmes de joie. A l'heure où les droits télé vont enrichir de façon conséquente le football, on se dit qu'il pourrait y en avoir encore plus de ces instants uniques avec l'OL. Mais ce qui est déjà pris ne sera pas échangé, oublié, ni repris. On les garde !



Le ballon rond va tellement vite, gare à ces rebonds ! 20 semaines sont passées ; et mis à part ce Trophée des Champions, l'OL n'a encore rien gagné en 2004-2005. C'est la dure loi… la belle incertitude du sport. Encore 19 matches en championnat pour un 4ème sacre; une Coupe de France à disputer… à gagner… ce serait tellement chouette de retrouver le Stade de France et ce Trophée qui fuit les Gones depuis 73 en réalisant ce doublé Coupe-Championnat. Et puis… et puis… il reste la Champions League. Quelques heures avant la venue de Marseille, le président Jean-Michel Aulas a appris que les Allemands du Werder Brême seraient les adversaires en 1/8ème de finale de son club. Pas un tirage facile… mais un bon tirage. Surtout en sachant que le Bayern va affronter Arsenal ; Manchester… Milan ; le Real… la Juventus ; Barcelone… Chelsea. Au rendez-vous des quarts, 4 poids lourds regarderont la suite de la compétition à la télévision ! Ces soirées, du mardi ou du mercredi, ont un parfum de fêtes grandioses et pour ses gagnants, elles vous placent sur une autre planète.



Une planète que l'OL a abordée la saison dernière et sur laquelle elle veut s'ancrer solidement. Sans esbroufe, ni coups de gueule à l'image de son entraîneur Paul le Guen qui, en prenant la direction de la Bretagne pour quelques jours de repos, est parti avec « ses secrets » pour la suite de sa carrière. Chaque chose en son temps pour le Breton… qui aura appris avec tristesse que son copain Roland Jourdain sur Sill-et-Veolia a du quitter le Vendée Globe sur avarie. Juste un clin d'oeil...



Alors oui, cette trêve est bien méritée avec ce programme de folie qui attend Paul, Greg, Sid et les autres. Il commence par un tour de Coupe de France à Viry-Châtillon, avant un déplacement périlleux en championnat à Sochaux. Et sincèrement nous sommes optimiste pour que les Olympiens écrivent dans les 5 mois qui viennent d'autres belles pages dans l'histoire de ce club enfin reconnu médiatiquement. Cà aussi, c'est une sacrée victoire !



R.B