masculins / AJA 0 - OL 0

6 titres, 1 nul... et des records

Publié le 22 avril 2007 à 21:03 par SR à Auxerre

L’OL a fêté son 6ème titre de champion de France en concédant le match nul (0-0), face à une équipe auxerroise trop réservée et vigilante.

« Cinq titres d’affilée, c’était grand. Six, c’est géant. Réjouissons-nous d’avoir un si grand champion » déclarait Frédéric Thiriez, président de la LFP, qui ne minimisait pas l’exploit lyonnais, bien au contraire.
Six titres de champion de France, c’est six bonnes raisons de faire la fête sans pour autant fausser le championnat. Un sixième titre historique ! C’est six bonnes raisons de finir la saison sur les chapeaux de roues, avec l’esprit libéré, en roue libre, face à des adversaires candidats à l’Europe (Lens et Le Mans) et au maintien (PSG et Nantes). Et rien n'empêche les Gones de cueiillir quelques records au passage.
Couronné à 6 journées de la fin, les Gones démarraient leur tour d’honneur au stade l’Abbé Deschamps face à des Icaunais à l’esprit aussi pacifique que les Lyonnais : « On prépare d’ores et déjà la saison prochaine. On ne regarde ni devant, ni derrière » s’exprimait Jean Fernandez lors d’une rencontre sans pression.

Dans une première mi-temps pauvre en occasions franches, il fallait attendre la 45ème minute de jeu pour voir les supporters vibrer. Seulement une minute de temps additionnel avait été décrétée, c’est peu, tout comme le nombre d’occasions qui ont nourrit cette première période. Mais durant ce laps de temps supplémentaire accordé par l’arbitre, Milan Baros n’était pas loin de tromper Sorin - jusqu’ici exclusivement inquiété par un coup franc de Juninho côté droit (20’). Le meneur de jeu Brésilien servait Baros à la limite de la surface de réparation. L’international Tchèque effaçait Mignot d’une feinte de frappe, semait Kaboul et décochait un tir croisé que Sorin n’avait pas grand mal à stopper.
A la pause, les supporters locaux n’avaient, eux non plus, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Sur une balle en profondeur du maître à jouer Cheyrou, de retour de suspension, Jelen fut un poil trop court pour aller défier Coupet qui s’emparait du ballon d’un amorti à 20 mètres de sa cage (32’). Dans la foulé, Akalé ne pouvait armer sa frappe aux 5,5Om face au retour rapide d’Abidal.

La seconde période démarrait comme la précédente s’était terminée et Sorin gagnait un nouveau duel face à Milan Baros, qui trouvait une position de tir au terme d’une belle action collective (48’). De l’autre côté du terrain, la frappe de Pedretti était bien capté par Coupet (52’). L’heure de jeu approchait, les changements s’opéraient. Bettiol succédait à Baros. Wiltord permettait à Ben Arfa de souffler. Le numéro 18 sortait sur une frappe enroulée des 16 mètres, sortie elle aussi par le bout des gants de Sorin.

Les deux équipes parvenaient à créer de bonnes combinaisons, mais à l’approche du but adverse, la parole revenait à la défense. Et Duhamel avait le dernier mot, sifflant tous les écarts. Cris voyait jaune pour avoir retenu Thomas, il sera suspendu pour le déplacement à Paris (72’). Clerc puis Kaboul prenait également un jaune pour des retards sur Akalé (75’) et Malouda (80’). Fabio Santos et Grégory Bettiol, allumaient des pétards aux 25 mètres afin de pouvoir fêter comme il se doit ce nouveau sacre mais la frappe du premier filait au dessus (84’), celle du second était sortie par Sorin (89’).

L’A.J Auxerre et l’Olympique Lyonnais se quittaient sur ce score nul, qui coupait court à une série de 7 défaites des Icaunais à domicile contre lyon, (6 en L1 et une en trophée des champions). Il faut remonter à la saison 94-95 pour voir le dernier match nul entre l’AJA et l’OL.
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