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« A 200% face à la Fiorentina »

Publié le 23 novembre 2008 à 14:30 par RD/AT

Le portier lyonnais revient sur la défaite de l’OL à Paris (0-1) en expliquant qu’ « il ne faut pas douter » mais plutôt bien récupérer et se concentrer en vue du match de mardi soir.

La défaite hier à Paris est-elle une mauvaise opération pour l’OL ?
Oui. C’est sûr que lorsqu’il y a défaite c’est toujours une mauvaise opération. Il faut retenir ce qu’il y a à retenir de ce match et se projeter vers l’avant. Ca reste un match de championnat. Il y a eu défaite, ce n’est pas grave, il ne faut pas rester là-dessus. Il faut aller de l’avant. Le prochain match arrive mardi. Il faut oublier ce qu’il s’est passé hier et bien préparé le match à Florence qui est très important pour la suite.

Qu’y a-t-il justement à retenir du match d’hier soir ?
C’était un match un peu bizarre dans le sens où on n’a pas été trop mis en difficulté. Paris à su être plus réaliste que nous hier soir. Après, je pense qu’ils ont eu une bonne semaine pour bien travailler, notamment sur le plan défensif car défensivement ils ont été très forts. Ils ont réussi à rester très solides. On a eu du mal à trouver des petits automatismes pour se projeter vers l’avant, devant le but. On a manqué d’occasions hier mais on est tombé sur un gros bloc défensif.

La Fiorentina arrive avec des soucis défensifs côté lyonnais, avec la blessure de Réveillère…
Avant tout, on est très triste pour Anthony. On ne sait pas encore exactement la nature de la blessure, mais je pense que c’est assez grave. Ce n’est jamais facile de perdre un coéquipier surtout qu’il fait vraiment de très belles choses depuis le début de la saison. Ca fait partie des aléas du football et de la vie d’un groupe. Il va falloir trouver une solution. Je pense qu’il n’y a pas de souci, on a des joueurs talentueux pour le remplacer.

La défaite au Parc, ajoutée à la blessure de Réveillère, fragilise-t-elle la confiance du groupe ?
Surtout pas. Il ne faut surtout pas douter. Ca ne reste qu’un match. C’est vrai que c’était une soirée noire hier. Il y a en plus l’expulsion de Juninho. On est un peu sortis du match sur la fin. Il faut rester concentrés, lucides, rester calmes, bien préparer ce match et être à 200% contre la Fiorentina.

Comment expliquer cette nervosité lyonnaise en fin de match ?
Quand on n’arrive pas à trouver les solutions, notamment pour se créer des occasions, c’est vrai que ça crée une frustration et ça se ressent par un excès de colère et d’agressivité. Ca fait partie du jeu, ça arrive.

Dans quel état d’esprit envisagez-vous le déplacement à Florence ?
Conquérants ! Il y a quelque chose à faire là-bas. Les Italiens sont dos au mur et ce sera à eux de faire le jeu. On est dans une belle situation. A nous de bien jouer les coups à fond et de montrer le vrai visage de Lyon. Il faudra être très solides et se projeter très vite vers l’avant, se créer des occasions et essayer d’être le plus efficace possible. On a les armes pour gagner là-bas. Ils ont une belle équipe il faudra s’en méfier. On sait les Italiens très malins. A nous de rester bien concentrés et de faire ce qu’il faut, être très réalistes, défensivement comme offensivement. Mais avant tout faire un match plein, une grosse entame de match. Hier, notre entame est encore un peu timide, c’est dommage.

Comment vivez-vous personnellement l’enchaînement des matches ?
Pour moi qui suis encore jeune et qui débute vraiment le haut niveau, c’est vrai que ce n’est pas facile. Il y a un travail sur et en dehors du terrain à effectuer, au niveau de la récupération notamment. Il faut donc être exigeant avec soi-même. Après, ce n’est que du bonheur de pouvoir jouer des matches à haute intensité comme ceux-là. Cet enchaînement ne me dérange vraiment pas, ça peut être une motivation supplémentaire. Savoir qu’on est attendus à droite, à gauche, qu’il y a beaucoup de matches. Parfois, il y a de la fatigue, mais quand il y a des grands matches on compense par l’excitation.