masculins / Ol - Benfica

« A Gerland, l’OL est plus fort »

Publié le 20 octobre 2010 à 13:00 par BV

Tiago connait bien le Benfica Lisbonne ainsi que l’Olympique Lyonnais pour avoir porté les couleurs des deux clubs . A l’occasion de la rencontre de mercredi, l’international portugais nous raconte Benfica.

Que représente le club de Benfica au Portugal ?
C’est le plus grand club du Portugal, celui qui a le plus de supporters, qui a l’histoire la plus riche. Et c’est aujourd’hui la plus forte équipe du pays. Benfica est le club le plus populaire en raison de son histoire, c’est la formation portugaise qui a le plus beau palmarès. Avec Eusébio dans ses rangs, Benfica a tout gagné, et notamment deux Ligues des Champions. Benfica, c’est Eusébio, Coluna, Simoes, toute cette génération de joueurs qui ont fait que Benfica était, à un moment, le club le plus fort d’Europe.

Que pouvez-vous nous dire de la popularité de Benfica ?
C’est un club soutenu dans le Portugal tout entier. Et même au-delà, même en Europe. Quand Benfica joue, où que ce soit, en France, en Suisse, en Italie, c’est incroyable. Vous allez voir ça à Lyon, vous allez voir que tous les Portugais soutiennent Benfica. En France, ce serait un peu l’équivalent de Marseille. Il existe partout des Casa do Benfica. Ce sont des maisons où les supporters se rassemblent pour voir les matches, parler de leur passion du club.

Ce fut plus intense à Lyon car j’ai réussi à y gagner des titres, alors qu’à Benfica je n’ai remporté que la Coupe du Portugal.

Etait-ce votre club préféré lorsque vous étiez un jeune supporter ?
Non, mais ça l’est devenu après y avoir joué. Aujourd’hui, c’est mon club en raison de l’amour que ses supporters me portaient, pour tout ce que j’ai vécu là-bas. J’y ai passé deux saisons et demie, j’y étais très bien, les supporters ont été formidables avec moi. Ce sont des choses que l’on ne peut pas oublier. Avec mes deux saisons à l’OL, ce sont les deux plus belles périodes de ma carrière. Ce fut plus intense à Lyon car j’ai réussi à y gagner des titres, alors qu’à Benfica je n’ai remporté que la Coupe du Portugal. Ce que j’ai vécu avec Benfica fut magnifique, mais c’est encore plus beau de connaitre la joie d’être champion. Gagner le titre de champion, c’est vraiment ce qui m’a manqué sous le maillot de Benfica.

Comment expliquez-vous que Benfica n’ait gagné que deux titres de champions depuis 1994 ?
Ils ont rencontré beaucoup de problèmes financiers, ont acheté beaucoup de joueurs et ont pratiquement changé d’équipe chaque saison. Dans ces conditions, il n’est pas facile de gagner. D’autant que Porto a, pendant toutes ces années, tourné avec une équipe quasiment déjà formée, dans laquelle ils ne changeaient qu’un ou deux éléments, comme le faisait l’OL. Ils vendaient un ou deux joueurs mais guère plus. A Benfica, chaque saison, dix joueurs partaient et autant arrivaient. Quand tu ne gagnes pas, à Benfica, il y a une pression énorme. Résultat, les présidents changent régulièrement de coach et donc de joueurs.

Quels joueurs de Benfica connaissez-vous tout particulièrement ?
J’ai joué avec Luisao et Nuno Gomes. Je connais également Coentrao, avec lequel j’ai évolué en sélection portugaise. C’est LA révélation de la saison passée et la confirmation de celle qui commence. Il joue actuellement très bien et, surtout, se montre extrêmement décisif. C’est, pour moi, avec Pablo Aimar, le meilleur joueur de Benfica.



Quelles sont les forces de cette équipe ?
C’est avant tout une équipe très compacte, très bien équilibrée, forte dans tous les domaines. Ils ont une très bonne défense avec Coentrao, Luisao et David Luiz. Luisao apporte son expérience, et David Luiz sa technique. Aimar est un meneur de jeu comme l’était Juninho, c’est un joueur très intelligent. Malgré cela, ils ont mal commencé le championnat. Pour moi, c’est sur coups de pied arrêtés que l’OL peut leur faire mal.

Benfica est-il plus fort que la saison passée ?
Non. Il est plus faible, même s’il semble mieux actuellement. La saison passée, ils étaient vraiment impressionnants. Cet été, ils ont perdu Ramires et Di Maria et n’ont pas recruté des joueurs de niveau équivalent. C’est l’une des explications à leur mauvais début de championnat. C’est la raison pour laquelle je vois dans l’OL le favori de cette rencontre. A Gerland, l’OL est plus fort. D’autant qu’il a toujours aimé la Champions League. En revanche, je pense que ce sera plus compliqué au retour. A l’Estadio da Luz, ce sera un match complètement différent.

Quelle sera l’issue du mini-championnat qui se profile entre l’OL, Benfica et Schalke  ?
J’espère que ce sera l’OL et Benfica (rires). Je suis toujours le parcours de l’OL, surtout les résultats car il est difficile de voir ses matches, ici en Espagne. Quant à savoir si l’OL peut aller plus loin en Champions League que la saison dernière, c’est difficile à dire. Les demi-finales, c’était déjà très bien. Il leur faut avant tout penser à sortir des groupes. Ensuite, ils devront avoir un peu de chance. La chance est un élément décisif en Champions League. Lorsque tu as la chance de tirer une équipe « faible », tu emmagasines de la confiance, ce qui te permet d’aller loin.

 Quelle image Lisandro a-t-il laissé au Portugal ?
Le Portugal le connait bien puisqu’il a joué à Porto. Il a laissé une très bonne image, celle d’un joueur très fort, qui travaille beaucoup pour l’équipe. Et qui, en plus, marque énormément de buts.

Avez-vous toujours des contacts avec des Lyonnais ?
Oui, notamment avec Cris. Cela me fait penser que je dois l’appeler. Je les avais vus la saison dernière quand ils étaient venus à Madrid pour affronter le Real Madrid. On avait passé un moment magnifique ensemble. J’échange aussi des messages avec Isabelle Dias (l’interprète de l’OL) ainsi que Bernard Lacombe. Il faut aussi que j’appelle Juninho. Lyon reste toujours dans mon cœur, m’a laissé beaucoup de bons souvenirs.

 

Visionnez le programme de match officiel de l'Olympique Lyonnais spécial "OL - Benfica" en cliquant ici

Sur le même thème