masculins / OL 2 - Barcelone 2

A Glasgow pour la gagne

Publié le 27 novembre 2007 à 23:17 par BV

Les Lyonnais joueront bien leur "finale" à Glasgow le 12 décembre. Pour accéder aux huitièmes de finale de la Champions League, ils devront s’imposer à Ibrox Park.

Avant la rencontre, ils savaient que la qualification se déciderait en Ecosse s’ils ne concédaient pas trois points aux Gers. Ils leur en ont repris un, mais ca ne change pas grand-chose. Le succès de Stuttgart à domicile aux dépens des Ecossais (3 - 2) arrange bien leurs affaires. En cas de succès face aux Catalans les champions de France n’auraient eu besoin que d’un match nul à Ibrox Park. (Voir le classement du groupe E) Le partage des points (2 - 2) les obligent à l’emporter dans deux semaines. Alors certes, on dissertera longtemps sur l’absence de Karim Benzema. Avec leur meilleur buteur, les Olympiens auraient-ils pu changer l’objectif de leur « finale » ?

De leur coté, les Barcelonais n’avaient besoin que d’un point pour se qualifier. Ils l’ont obtenu sans forcer, menant à deux reprises au score. Après tout juste 4 minutes, leur rêves prenaient forme. Au départ une perte de balle lyonnaise au milieu du terrain ; une récupération de Xavi qui lançait Messi dans la profondeur et dans le dos de la défense rhodanienne : la configuration de jeu tant redoutée; l'Argentin décalait Bojan dont le centre était repris victorieusement par Iniesta (4e).
A une autre période, les Lyonnais auraient peut-être coulé. Leur principal mérite fut alors de revenir très vite au score. Le coup franc de Juninho à 30 mètres ne trouva pas preneur mais finit sa course au fond des filets (7e). Après une pareille entame de rencontre, la partie s’enlisa quelque peu.

Les Lyonnais avaient prévenu que leur salut passerait par leur capacité à priver les Barcelonais de ballons. Pourtant ils commencèrent le match par courir après, bien campés dans leur propre moitié de terrain, Fred passant son temps plus proche du rond central que du point de penalty. Alors certes, ils demeuraient groupés et ne laissaient qu’un minimum d’espace aux Catalans, mais ils ne s’aventuraient qu’en de trop rares occasions aux abords du but de Valdes, seul Fabio Santos, après une récupération à l’entrée de la surface, inquiéta le gardien espagnol (14e).

La tactique est payante si l’on se projette vite vers l’avant mais lorsque l’on perd trop de ballons dans le rond central, que trop de déchets techniques empêchent le bloc-équipe de remonter, on passe son temps à courir derrière Iniesta et Xavi. Au terme de la première demi-heure, les hommes d’Alain Perrin devaient à leur solidarité et leur herméticité, ainsi qu’à la maladresse et au manque d’inspiration de leurs visiteurs de demeurer à flot. Après l’ouverture du score d’Iniesta, seul Touré se procura deux occasions de but, une frappe hors cadre (10e) et une claquée par Vercoutre (16e). La demi-heure passée, à tour de rôle, Toulalan et Fabio Santos se relayèrent pour venir presser dans leur propre camp Yaya Touré et Xavi. Et la formation rhodanienne remonta d’un cran. Govou buta sur Valdes et Juninho n’appuya pas suffisamment sa frappe que sauva Eric Abidal sur sa ligne (29e). Le coup franc du Brésilien vint lécher la lucarne du portier ibérique (31e).

On savait le Barça en difficulté à l’extérieur, il se montra imaginatif par intermittence et plutôt calculateur, et l’on doutait, à mesure que la rencontre s’étirait, que Ronaldinho, placé sur le banc de touche pour la première fois de sa carrière à Barcelone, ne pût rien apporter. Sa rentrée confirma pourtant que le Ballon d’Or 2005 n’est plus que l’ombre du merveilleux footablleur qu'il a été. Mais les Catalans possèdent dans leurs rangs un autre joueur d’exception. Sur l’une de ses rares infiltrations dans la surface de réparation, Messi devança Toto Squillaci, forçant ce dernier à concéder un pénalty. L’Argentin prit Rémy Vercoutre (58e).

Dès lors, les Lyonnais poussèrent pour revenir au score et se découvrirent. Sur un centre de Messi, Gudjohnsen envoya le cuir dans le Virage Nord (63e). Et Rémy Vercoutre réalisa deux exploits. Tout d’abord sur une nouvelle tentative de l’Islandais (67e) puis sur une frappe de Messi (68e).

Au terme d'une rencontre au rythme chaotique, Hatem Ben Arfa écrasa trop sa frappe (70e) et Juninho égalisa sur penalty après une faute d’Eric Abidal sur Kader Keita (79e).

Le plus dur reste désormais à accomplir. Toutefois, au regard des différences d’état de forme des deux formations ainsi que des dynamiques qui les animent (1 point pris sur 9 possibles pour les Rangers, 7 sur 9 pour l’OL) les Rhodaniens peuvent nourir de solides espoirs. Après leur catastrophique entame de Champions League, l’exploit n’en serait que plus beau.
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