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A la découverte de Gérald Baticle

Publié le 12 juillet 2011 à 13:15 par R.B/S.G

C’est le petit nouveau du staff… Après une longue carrière de joueur, il s’est ensuite tourné vers l’entrainement… Il arrive à l’OL pour occuper un poste d’adjoint... Une interview à retrouver dans l’Estivale à partir de 19h…

 

Ce qui frappe chez Gérald en le voyant pour la première fois, c’est l’envie de  lui parler, d’échanger, de le découvrir. Il ouvre la porte. C’est de façon plus anecdotique sa ressemblance avec Cris. 42 ans en septembre, 14 saisons au plus haut niveau en tant que joueur en passant d’Amiens à Auxerre puis Strasbourg, Auxerre, Metz, Troyes, Le Havre. 469 matchs et 114 buts dont 80 en L1 en ayant reculé au milieu de terrain après avoir débuté avant centre. Une Coupe de France avec l’AJA et Une Coupe de la Ligue avec Strasbourg. En 2005, il s’assied sur ses premiers bancs chez les jeunes à Auxerre, puis sur celui de Brest en 2008 en L2.

Sans club après son éviction du Stade Brestois, il termine son DEPF avant d’intégrer Canal+ sur le football anglais. Il arrive à l’OL en juin pour s’occuper des 19 ans avant de rejoindre Rémi chez les pros. C’était à Zell am See un soir pendant le stage des Lyonnais Une longue histoire revisitée avec passion par ce Picard d’origine, exigeant avec lui-même avant de l’être avec les autres, qui se reconnait le défaut d’être impatient, un peu tête en l’air… Un Picard qui n’est jamais descendu aussi bas pour travailler. « Lyon… c’est la Côte d’Azur… »

Son arrivée dans le football et sa définition de ce sport

« Je suis né dedans. Mon père, qui était boulanger, jouait milieu de terrain dans le club du village. Et avec mon frère on jouait tous les jours. Il me centrait des ballons que je reprenais en essayant de taper la porte du garage. Le foot, c’est d’abord une grande passion. Il fait, il a toujours fait partie de ma vie. C’est aussi un lieu de rencontre. Et depuis l’âge de 19, il est devenu mon métier. Il me prend tout mon temps sans considérer que je fais des sacrifices pour lui. Je n’ai plus le temps de faire autre chose, même si j’aime pratiquer le ski par exemple ou si je m’intéresse à de nombreux autres sports ».

Ses clubs en quelques mots

« Amiens ? C’est le club de ma ville natale, mon club de cœur avec mes copains d’enfance. Il m’a permis de me montrer. L’AJA ? Le professionnalisme, le souci du détail inculqué par Guy Roux. Strasbourg ? La  plénitude, la confiance en moi et celle de mes partenaires. J’ai franchi un cap. J’ai été 3 ans capitaine. Metz ? La relance après un retour manqué à l’AJA. Metz m’avait pris pour redevenir attaquant en participant au maintien. Troyes ? Une saison difficile, une déception. Cela n’a jamais pris. Déception individuelle et collective. Le Havre ? Du plaisir en sachant que c’était la fin. J’en ai profité chaque instant. Je me suis éclaté avec un collectif jeun. Une belle fin »

Sa carrière en condensé

« Beaucoup de plaisir. Au-delà des trophées, le plus important ont été les relations humaines avec des différents groupes. L’important, c’est aussi ce qu’il en reste. Tout ceci m’a fait grandir dans les moments de joie comme dans les difficultés ».

Attaquant et milieu de terrain

« C’est Guy Roux qui m’a placé à ce poste juste avant un match pour lequel Dutuel venait de déclarer forfait au dernier moment. Il y a plus de plaisir à marquer. Il y a une jouissance à le faire. Après milieu, c’est le plaisir de servir les autres. »

Un entraineur

« Guy Roux en tant que joueur puis pour entrer dans le métier d’entraineur ».

Un partenaire

« Il y en a beaucoup. Je dirais Franck Verlaat qui est aussi un ami ».

Un défenseur adverse

« Marcel Desailly avec qui les duels étaient durs mais corrects ».

Entraineur

« J’ai fait le tour de mes entraineurs et c’est devenu évident que j’allais faire ce métier alors que cela n’était pas évident à la fin de ma carrière. Ce n’est pas complètement le même plaisir qu’en tant que joueur. Après les jeunes à l’AJA, je suis allé à Brest en cours de saison. C’était trop tôt. Je n’ai pas choisi mon groupe. J’aurais du faire autrement. Une belle expérience malgré un départ précipité. J’ai du digérer cette épisode. J’ai cherché à comprendre ce qui s’était passé. Je me suis en remis en cause. J’ai fin ensuite mon DEPF ».

Consultant Canal+

« Cela m’a permis de voir un autre métier du football de voir les relations entre les media et les entraineurs, les joueurs. J’ai élargi ma palette de connaissances. Et puis j’ai pris du plaisir avec ce football anglais. Cela m’a fait un bien fou car je ne supportais pas de ne rien faire. Je suis redevenu sur le terrain d’une autre manière ».

Son arrivée à l’OL
« Je devais m’occuper des 19 ans et puis avec les changements, Rémi m’a demandé de le rejoindre pour participer à cette aventure humaine »

Son rôle

« Je suis adjoint avec Bruno, Jo, Robert. Notre rôle, c’est la conception et l’animation des séances. Il y a de l’échange en permanence. Il ne faut pas se marcher dessus. Je vais m’occuper aussi des spécifiques attaquants et je serais en charge de la supervision des adversaires. Un adjoint est plus dans la proximité des joueurs que l’entraineur principal. Il y a moins de barrières ».

Remi Garde

« Quelqu’un de droit, de direct… Un bon mec au sens large du terme »