masculins / OL 3 - Sochaux 3

« A la lyonnaise »

Publié le 24 février 2007 à 23:25 par SR

"Notre rendez-vous européen", voila comment Perrin qualifiait la rencontre à quelques heures de ce Lyon – Sochaux tandis que l’OL quittait tout juste la plus prestigieuse des compétitions. Il ne pensait peut être pas si bien dire...

Les supporters sont passés par tous les états dans une rencontre haute en émotions et en sensations où les Gones ont réalisé un coup de théâtre « à la lyonnaise », digne d'une rencontre de Champions League.
La prestation des Gones nous laisse envisager beaucoup de bonnes choses à une dizaine de jours du huitième de final retour de Champions League. C’est vraiment bon pour le moral.
IL est bon de retrouver Karim Benzema, victime d’un claquage à la cuisse le 10 novembre contre V.A et qui avait rechuté à l’entrainement le 11 janvier dernier. Qu’il est bon de revoir Nino, toujours aussi décisif, talentueux avec des fourmis dans les pieds…
Dans un stade plein à craquer, Juninho et Brechet se retrouvaient, en bon vieux copains, afin de se disputer le coup d’envoi, devant Mr Layec. Dagano, lui, ne faisait pas de copinage et ouvrait sans tarder les hostilités après seulement deux minutes de jeu. Mais sa frappe enroulée était bien cueillit par Coupet.

Quelques minutes plus tard, un coup franc de Juninho était repoussé tant bien que mal par Teddy Richert sur le crane de Cris avant que le portier ne se couche parfaitement pour se rattraper. L’aller-retour du cuir d’un côté à l’autre du terrain nous démontrait toute l’envie des 22 acteurs présents. Sur ce jeu de va-et-vient, l’OL était le premier à craquer. Alvaro Santos, parfaitement bien lancé à la limite du hors jeu inscrivait son 7ème but de la saison de l’extérieur du pied droit (9’).
Les Sochaliens nous rappelaient que le retour en championnat était parfois difficile après l’intensité de la Champions League. Il faudra alors faire preuve de dignité et d’honneur pour ne pas laisser le doute s’installer. Juninho encourageait alors les siens à rester haut pour obliger les Lionceaux à jouer vite… Cette consigne permettait à François Clerc de récupérer un excellent travail inachevé de Karim Benzema à l’entrée de la surface, mais la frappe du jeune international échouait hors de la pelouse (17’).

En menant face au champion de France en titre, à Gerland, on aurait pu croire que les Sochaliens se replieraient devant leur but sous la pression lyonnaise, comme beaucoup d’équipes l’ont fait où le feraient entre Rhône et Saône après avoir ouvert le score mais il n’en était rien. Bien au contraire, Alvaro Santos et Dagano filaient à toute vitesse devant Coupet, jouant chaque ballon à fond comme s’ils couraient encore après le score. Le premier était repris in-extremis par Fabio Santos dans la surface locale (22’), Coupet intervenait devant le second…. Avant que Cris ne fauche le très remuant Alvaros Santos en position de tir. Mr Layec pointait immédiatement son index en direction du point de penalty. Ziani se chargeait d’inscrire le second but sochalien en force (29’) sous le brouhaha de 40 363 supporters Olympiens.
De l’autre côté du terrain, la tête de Kim Källström passait au dessus, son ciseau à côté (35’) et son tir croisé était repoussé par Richert (37’). A l'image du "show" publié par Kim, les assauts olympiens se multipliaient. De plus en plus précis ; de plus en plus dangereux, les offensives à répétition lyonnaises finissaient bien par payer. Un travail titanesque de François Clerc et Anthony Réveillère, transformé en doublette de pointe le temps d’une action, permettait à Milan Baros d’ouvrir le compteur lyonnais après 40 minutes de campagne dans le camp adverse (40’ ; 1-2). La première période était conclue par le centre tir de Berthod qui finissait au dessus, le lob de Fabio Santos et le centre de Källström qui terminaient tous deux dans les bras de Richert (42’, 43’, 45’).

Sylvain Wiltord faisait son retour au coup de sifflet de Mr Layec pour lancer la seconde période. Les Sochaliens démontraient encore pas mal d’envie offensive. Juninho, lui, en faisait son pêché mignon. Le capitaine Brésilien revenait sur la pelouse avec une ambition à toute épreuve. Malheureux sur une frappe à bout portant après un service de Benzema ; sur un coup franc à 30 mètres du but et de la tête sur un centre de Réveillère. A chaque reprise, le maestro lyonnais tombait sur un Teddy Richert bien inspiré (49’, 53’, 65’).
De l’autre côté du terrain, Abidal succédait à Müller et sauvait, sur son premier ballon, le but de Coupet menacé par N’Daw (72’) avant que Grax ne donne un peu plus d’air au sien en inscrivant le troisième but sochalien.
Sur une contre attaque rondement menée, les Lionceaux démontraient que le réalisme était de leur côté ce soir. Dans la foulée, Wiltord répliquait d’une superbe frappe enroulée (90’ ; 1-3). Dans l’action qui suivait, il provoquait la faute dans la surface de réparation.

Incroyable ! Apres 2 coups francs, une tête et une frappe du droit remportés par le gardien Sochalien au cours de la rencontre, l’artificier Lyonnais se retrouvait une dernière fois devant le portier adverse, pour un dernier duel. Alors que les minutes de jeu restantes s’étaient transformées en secondes. Alors que son dernier penalty, tiré à droite du gardien, avait été capté par Janot, Juninho envoyait le cuir au fond des filets et prenait Richert à contre-pied.

Au bout du bout du temps additionnel, l’Olympique Lyonnais poussé par son désir de victoire et l’espoir du résultat… Par une force mentale hors norme et plus de 40 000 supporters…renverse une situation bien comprise. Une bien belle surprise !
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