masculins / Auxerre - OL J-3

A la rencontre de Sonny « au Qatar »

Publié le 21 avril 2005 à 11:35 par RB

La dernière étape du <b>DVD </b>consacrée aux <b>Brésiliens </b>de l'OL ? Le <b>Qatar </b>pour rencontrer le roi <b>Sonny Anderson</b>. Départ aux aurores mardi matin. L'Airbus de la Qatar Airlines mettra 6 heures pour avaler les <b>5200 km </b>entre <b>Paris </b>et <b>Doha</b>. On devine plus que l'on ne voit. Une bonne nuit de sommeil, demain sera un autre jour. Au programme, images touristiques et coup de fil à Sonny pour convenir du rendez-vous.[IMG5337L]

La dernière étape du DVD consacrée aux Brésiliens de l'OL ? Le Qatar pour rencontrer le roi Sonny Anderson. Départ aux aurores mardi matin. Les TGV ressemblent parfois à des parcs à bestiaux sans place pour les bagages. L'inconfort à une heure où les Chrétiens dorment encore ne vous met pas forcément de bonne humeur. Entre une valise et un gamin endormi dans les bras d'une maman attentive nous atteignons Roissy Charles de Gaulle. Un bus pour changer de terminal ; l'enregistrement des bagages ; l'attente…que du banal. L'Airbus de la Qatar Airlines mettra 6 heures pour avaler les 5200 km entre Paris et Doha.

26° à 19h30 ; une nuit noire ; des minarets ; les sandales et les tuniques blanches ont remplacé les tongs et bermudas croisés au Brésil. Pas de doute, nous sommes ailleurs… Dans un petit pays du Moyen Orient en forme de presqu'île proche de l'Arabie Saoudite, des Emirats, de Bareïn. En face de l'autre côté du Golfe, l'Iran et plus bas le Pakistan.

Visa délivré et payé sur place ; voiture de location louée… en route vers l'hôtel. La nuit enveloppe tout. Cela semble neuf, propre, bien ordonné. On devine plus que l'on ne voit. Une bonne nuit de sommeil, demain sera un autre jour. Au programme, images touristiques et coup de fil à Sonny pour convenir du rendez-vous.

Mercredi 20 avril. 4h du matin, c'est l'appel à la prière… Le jour n'est pas encore levé mais il a fini de dormir à poing fermé. Nous décidons d'aller à Umm Said à 45km au sud de Doha pour filmer des raffineries, des dericks…des plages. Bref, ce qui fait la richesse de ce petit lopin de terre de 11 400 km² comptant 600 000 habitants. Il fait chaud… en descendant vers nos objectifs de la matinée. Le désert borde la route. A l'entrée des villes, palmiers, arbustes et gazons contrastent avec les cailloux sans vie. On repère plus loin une raffinerie… Mal nous en prend. Valéry a tout juste rangé la caméra que les ennuis commence ! Un autochtone nous prévient que nous n'avions pas le droit de filmer ; il a appelé la police. Elle arrive. Soit… que faire?



10h30. Nous allons passer des heures au poste de police à répondre plusieurs fois aux mêmes questions. Les flics du coin, sympas au demeurant, écrivent tout à la main, font moult photocopies…

Ca entre, ça sort. Les verres de thé sont servis à volonté ; un plateau repas aussi. Les couverts ? Nos mains… Drôle de moment « Vous n'aviez pas le droit de filmer les usines… Vous n'aviez aucune autorisation… Nous allons transmettre le dossier à la justice qui décidera dans l'après-midi… » Nous voila cloués dans le commissariat sans le droit de quitter une pièce confortable… « Ce n'est pas une prison » nous rassure en partant un galonné.



Vous parlez de découverte, de tourisme! Et pas une image de tournée puisqu'il a fallu restituer la cassette. Il est maintenant 14h30. Déjà 4h dans ce bâtiment. S'énerver ne servant à rien, nous patientons… Bien sur, les autorités sont venues nous demander à l'endroit et à l'envers ce que nous venions faire dans leur plat pays. Le nom de Sonny Anderson n'étant pas inconnu pour eux cependant. La nuit tombe. 16h30 et pas l'ombre d'une décision finale, ni de policier à l'horizon. A 18h on nous prie de monter dans un véhicule. Direction Doha pour voir à priori un juge. Au dessus de son bureau, on retrouve la photo de l'émir Al Thani qui dirige le pays. On explique pour la énième fois ce que nous faisons au Qatar, ce que nous avons filmé et pourquoi. Le juge comprend que nous ne sommes pas des espions ou des terroristes. « Nous nous méfions avec tous les problèmes qu'il y a dans le Golfe… Vous êtes libre ». Ouf ! Retour à la case départ. 20h, il faut maintenant contacter Sonny Anderson. La chance est enfin de notre côté, il vient juste d'arriver de Jordanie. « C'est OK pour jeudi, vers 12h ».



Dans la voiture notre policier nous parle football ; Barcelone, Marseille, Lyon, Trezeguet, Henry, Barthez, Makélélé, Zidane…il connaît. Sonny aussi.

En arrivant au commissariat de police on nous confirme que nous sommes libres mais qu'il faudra venir chercher passeports et caméra jeudi matin. C'est fou le nombre de papiers que ces braves gens ont rempli à la main. Les ordinateurs, chez eux, servent, on a l'impression, d'objet décoratif !



A 21h Valéry met le contact de la mazda de location. Plus de 10h sans liberté ! Une envie… là… tout de suite ? Boire une bonne mousse, manger, une douche et dormir en rêvant peut-être à la France. Au fait pour l'instant, à part l'aéroport, le commissariat de police, le bureau du juge, quelques cailloux et 2 ou 3 cheminées d'usines de raffinerie, nous n'avons encore rien vu du pays. Jeudi, on l'espère…



R.B
Sur le même thème