masculins / Monaco - OL J-1

A l'assaut d'un Rocher peu convivial

Publié le 28 janvier 2006 à 17:07 par R.B

Les Monégasques pointent à 21 longueurs des Lyonnais et n’ont toujours pas gagné en championnat depuis le début de l’année. Le bilan ? 2 nuls et 2 défaites ; 1 point pris à domicile sur les 6 en jeu ; 3 buts marqués et 5 encaissés.

C’est peu… trop peu pour un groupe largement en tête des mouvements au Mercato. Entre départs (Adebayor, Evra, Maoulida) et arrivées tonitruantes, notamment celle du tandem d’attaquants italiens Di Vaio-Vieri, cette formation n’a pas répondu depuis le mois d’août dernier aux attentes placées en elle. Certes le titre ne fait plus partie des préoccupations du collectif princier, mais à ce train là, les 2 autres places du podium pourraient aussi s’envoler irrémédiablement. Et pourtant, les hommes de Guidolin présentent la particularité d’être les seuls en France à jouer encore sur 3 tableaux en Coupe : Uefa, Coupe de la Ligue et Coupe de France ! La qualité des feuilles de match existe… reste à le démontrer dans les faits.

Le célèbre Rocher n’est pas spécialement la destination préférée des Lyonnais. On se souvient ces dernières saisons de quelques moments douloureux à l’image de ce double rendez vous à quelques semaines d’intervalle en 2003-2004 marqués par une élimination en Coupe de France 4 à 1 et une défaite en championnat 3 à 0. Et il a fallu une tête renversante de Clément dans les arrêts de jeu pour éviter une nouvelle défaite le 18 février 2005, alors que les Champions de France évoluaient en infériorité numérique depuis l’expulsion d’Essien. « Je sais tout cela ; je pense que ces difficultés à obtenir un bon résultat à Monaco vont galvaniser le groupe… ». Gérard Houllier avouant que sa formation se déplaçait pour faire un résultat et rattraper en autre les points perdus à domicile face à Auxerre. L’entraîneur olympien n’a pas « apprécié » la perte des 2 points à quelques secondes du gong par un manque évident, à ses yeux, de concentration et de respect des consignes. «Cela nous servira de leçon… ». L’OL n’a pas fini d’apprendre ; c’est un gage de progrès.

Un coach soulagé par l’arrivée de Patrick Müller. « Je suis comblé ; Patrick était ma priorité ». Pour autant, l’international suisse sera-t-il aligné dès le coup d’envoi aux côtés de Cris ? Monsoreau jouera-t-il dans l’axe ou sur le côté gauche ? Clerc continuera-t-il son excellent intérim ? Et Réveillère, dont c’est le retour après 4 semaines d’absence, débutera-t-il la rencontre sur le flanc droit ou gauche de cette défense forcément remaniée par les différentes blessures ? Enfin, l’incontournable Diarra purgeant un match de suspension, le collectif lyonnais sera privé d’une de ses pièces maîtresses, remplacé à son poste par le très intelligent Tiago. Au-delà des absences et des retours, pas question de changer de système de jeu… Alors qui pour faire le troisième au milieu ? Pedretti ou Clément ? Un autre aveu de continuité de la part de l’ancien sélectionneur lors de sa conférence de presse tenue vendredi matin après un entraînement perturbé par les conditions météorologiques. Des conditions qu’il a fallu mâter en employant les grands moyens samedi après-midi pour permettre la traditionnelle mise en place de la veille : les services municipaux effectuant un véritable travail de Romains pour dégager un des terrains d’entraînement de son épais manteau blanc.

Cette rencontre entre Monégasques et Lyonnais est une affiche incontestable du championnat. L’enjeu est indéniable pour les locaux : rester au contact du podium et faire tomber ce Lion à l’extérieur ; ce serait un première depuis mars 2005 (défaite à Caen). L’enjeu est évident pour le quadruple champion de France à l’image des propos tenus par Gérard Houllier : « à Monaco et contre Bordeaux, nous jouons le titre… et nous préparerions en cas de succès de la meilleure des façons qui soit la suite de la saison ». Une affiche où il n’y aura quasiment que des internationaux sur la pelouse au coup d’envoi. Il y aura aussi de sacrés duels en perspective. Comment ne pas saliver par avance « du combat » entre l’axe central défensif olympien emmené par le roc Cris et le tandem italien Di Vaio-Vieri. Cela promet ! Comment oublier la personnalité de Bernardi et de Zikos ; 2 gaillards rarement conviviaux (14 cartons cette saison) qui croiseront la route encombrée du milieu pour y faire la loi ! En terme d’éléments à vocation offensive, l’OL présente plus d’arguments dans son groupe. Cela peut avoir son importance au fil des débats pour prendre enfin ce Rocher qui se refuse aux hommes du président Jean-Michel Aulas depuis la 14ème journée de la saison 2000-2001.
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