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A. Réveillère : « Accrocher la deuxième place »

Publié le 06 mai 2010 à 15:09 par DC

L’arrière droit lyonnais est revenu peu avant midi, sur la fin de saison de l’OL en conférence de presse. Extraits…

Anthony, cette victoire à Auxerre fait du bien…
Oui, c’est toujours important de rester sur une dynamique. Il nous reste un déplacement délicat à Valenciennes, qui n’est jamais facile à jouer. Ensuite on aura deux matches à domicile, pour peut-être accrocher cette deuxième place.

RVRVous avez quand même remporté les deux plus difficiles à Montpellier et contre Auxerre…
Je ne sais pas. Valenciennes, c’est un match piège. Sur les dernières années on a toujours eu du mal à bien figurer là-bas. Chaque match a son importance, que ce soit à Valenciennes contre Monaco qui n’a plus rien à jouer ou même Le Mans qui voudra faire bonne figure.

Ces trois équipes ont un point commun, elles n’ont plus rien à espérer…
Oui, mais ils jouent Lyon ! Contre nous, les équipes font  « leur » gros match. Mais il faut se concentrer sur nos objectifs, on sait ce qu’il y a à faire, prendre les trois points, terminer fort et accrocher la deuxième place.

L’an dernier vous aviez fait un non-match à Valenciennes, est-ce que ça reste dans les têtes ?
Non mais on doit le savoir que c'est un déplacement difficile, on doit être prêts au combat. A nous d’être prêts dans les têtes et gagner les duels. D’une saison à l’autre de toute façon, les matches sont totalement différents. Il faudra également beaucoup de confiance.

Vous ne cherchez plus à savoir pourquoi à chaque match vos deux mi-temps sont si différentes ?
(Rires) On ne cherche plus, on fera le bilan en fin de saison, mais c’est vrai que là, quand on joue tous les trois jours, c’est difficile. Il faut terminer sur le podium, et après on aura le temps de faire le bilan de tout.

Vous rebondissez bien après Munich, comment on l’explique par rapport à l’après Barcelone?
La saison dernière j’avais vécu l’après-Barcelone de loin puisque j’étais blessé, mais on était premier. Je pense qu’on croyait trop que c’était fini, on n’a peut-être pas fait les efforts pour ne pas lâcher. Cette année c’est différent, même si on reste déçus de l’élimination, on le répète, si on veut revivre la Coupe d’Europe l’an prochain, il faut accrocher le podium.


"Accrocher le podium,

pour revivre la Coupe

d'Europe"

La chute de Bordeaux valorise votre constance au haut niveau, notamment lors des sept titres ?
Ils étaient bien partis sur les trois tableaux. C’est là où on voit qu’on peut faire les trois quarts d’une saison à fond et s’écrouler derrière. On a toujours un trou dans une saison, même quand nous avons enchaîné les sept titres. Maintenant quand ce trou arrive en fin de saison, c’est encore plus difficile. Nous on l’a connu en décembre, et c’est peut-être le meilleur moment finalement. Après, lorsque l’on est dans une spirale, c’est compliqué de revenir.

Comment Marseille a fait pour devenir champion justement ?
Je ne sais pas (sourire). Non c’est vrai qu’ils ont un bon bloc, avec une grosse armada offensive. Après je pense que la victoire en Coupe de la Ligue les a libéré pour la fin de saison. Cela a fait la différence, en plus ils ont bien négocié leurs deux matches en retard. C’est comme la course à pied, ils ont fini au sprint. C’est un beau champion, ils le méritent.

Quelle est l’importance de Jérémy (Toulalan) dans l’équipe et comment vois-tu ses différents rôles ?
Au milieu il court plus. Il a beaucoup d’activité, en défense c’est plus stricte. Pour moi c’est un 6 avant tout, qui peut dépanner en défense.

Son possible départ cet été te fait peur ?
Non, il y a eu tellement de départs depuis que je suis ici, qu’à chaque fois, je pense que l’équipe se réadapte derrière. C’est les aléas du football.

Une arrivée a du te marquer en tout cas, celle de Lisandro, comment tu l’as vu ?
On le connaissait un peu, sauf qu’à Porto il n’avait ni la barbe ni de cheveux (sourire). C’est un attaquant qui est toujours en activité, qui harcèle les défenseurs. Il marque beaucoup et fait marquer, et puis il a un super état d’esprit comme on a pu le voir tout au long de la saison. Dans le vestiaire, c’est sûr qu’il était un peu timoré au début sachant qu’il parle très peu la langue, il observait, mais au fur et à mesure il se lâche.

Justement lors des deux derniers matches il a explosé de joie, comment tu l’expliques ?
C’est surtout à Montpellier je pense. On sait que ce sont des victoires importantes, il est heureux comme s’il marquait, et c’est ça le collectif. Une belle saison se fait avec la Ligue des Champions, c’est notre objectif de fin de saison, et c’est aussi pour ça je pense qu’il est aussi heureux quand on gagne.

RVRLa Coupe du Monde, tu y penses…
(Sourire) On verra mardi (11 mai).

Quel regard tu portes sur ta saison ?
Je n’ai pas été embêté par les blessures, j’ai pu jouer, enchaîner les matches, c’est important à ce niveau là.

Et ton genou, c’est oublié…
(Sourire) Il est toujours là mais non je n’y pense plus, j’ai laissé cette blessure dans un coin de ma tête.

Anthony, deuxième ou troisième c’est différent…
Oui, si on est deuxième, on évite le tour préliminaire. C’est toujours bien de jouer deux matches en moins, maintenant il reste à prouver sur le terrain, et à décrocher cette seconde place.

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