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A. Réveillère : « Terminer le travail à Bilbao »

Publié le 08 novembre 2012 à 12:00 par T.B

A quelques heures de son 86e match européen, le défenseur international de l’OL, Anthony Réveillère, a évoqué ce déplacement en terre basque.

    Anthony, Lyon semble se plaire en Europa League, quelle est l’ambition dans cette compétition ?
    Sortir des poules en premier lieu, même si ça peut paraître évident. On a l’occasion de se mettre à l’abri dès jeudi soir, voilà l’objectif à court terme. Après on aura le temps de se projeter et jauger les concurrents puis pourquoi pas penser au sacre. En tant que compétiteur, j’ai forcément envie d’aller au bout de l’aventure. Mais il faut d’abord penser à faire un résultat à Bilbao, ramener un point au minimum et terminer le travail… On a le luxe de comptabiliser neuf points, il y a une opportunité à saisir.

    Etes-vous conquis par le niveau de cette coupe d’Europe ?
    Oui, j’avoue avoir été surpris par l’intensité du Sparta Prague, le plateau est très relevé cette année. On a bien débuté malgré un match compliqué en Israël et cette victoire à l’arraché. En Coupe d’Europe, rien n’est jamais acquis avant le coup de sifflet final. Il faut réaliser les meilleures performances possibles. Mais l’Europa League n’a rien à envier à la Ligue des Champions sur le plan physique.

    Comment jugez-vous cet adversaire, Bilbao, finaliste la saison passée ?
    C’est une équipe joueuse, assurément tournée vers l’attaque. On s’attend à un fort pressing et à beaucoup de rythme. Cela fait partie de la culture espagnole. Je l’ai bien connu lors de mon expérience à Valence, où les valeurs et les convictions vous poussent à jouer jusqu’au bout. A l’image de la sélection espagnole, Bilbao développe un beau jeu, les joueurs prennent et procurent beaucoup de plaisirs. San Mamès ? L’atmosphère y est bouillante, surtout lorsque le club tourne bien, avec une pelouse magnifique comme souvent en Espagne. Je me souviens également d’une enceinte atypique avec des supporters très proches du terrain. Ce stade ressemble à un chaudron !

    Je mesure la chance d’avoir participé à toutes ces campagnes européennes

    Justement, quels sont vos souvenirs de cette parenthèse de six mois à Valence ?
    Très bonne ! (Sourire) J’avais marqué deux buts sur mes dix-huit matchs, certainement aussi parce que le football espagnol est très porté vers l’avant. Les latéraux montent beaucoup pour apporter du surnombre. La Liga m’a plu. C’est un championnat offensif et technique… Après il faut être dans la bonne équipe. A Valence, on avait la chance de posséder le ballon et faire courir l’adversaire.

    A bientôt 33 ans, vous êtes le plus expérimenté sur la scène européenne …
    Je l’ai lu, on me le rappelle aussi (Rires) ! Tant mieux, les années passent et je mesure la chance d’avoir participé à toutes ces campagnes européennes. Aujourd’hui j’apporte mon expérience au service du groupe. Le record de Greg Coupet (94 matchs) ? Ce serait bien, je vais essayer d’aller chercher les « 100 »… Ça voudrait dire que je jouerai encore un moment au haut-niveau et c’est mon objectif. Car le plus important reste de disputer un maximum de rencontres et en gagner le plus possible.

    S’il y avait un instant à retenir parmi ces 85 matchs ?
    Le succès face au Real Madrid (3-0), à Gerland, en 2005. J’ai encore en tête l’image du score sur le tableau d’affichage et ma passe décisive sur Sylvain Wiltord pour clôturer la marque. Un grand souvenir !