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Abily : « Les choses ont changé… »

Publié le 10 septembre 2010 à 08:00 par OT

Camille Abily évoque pour nous les coulisses de son prochain retour à l’OL, ses motivations en club ainsi qu’en équipe nationale.

Camille, peux-tu nous confirmer ton retour à l’OL ?
Oui, je dois d’abord terminer ma saison aux Etats-Unis avec mon club du FC Gold Pride. Nous avons remporté la saison régulière, et sommes qualifiées pour la finale des play-offs. J’avais manqué cette finale l’année dernière car je participais à l’Euro 2009 avec l’équipe de France. J’ai donc à cœur de bien terminer mon aventure américaine, avant de revenir à Lyon pour 3 ans, à partir du 1er octobre.

Ton départ de Lyon avait pourtant été mouvementé, il y a deux saisons...
C’est vrai qu’avec Sonia Bompastor, notre départ pour les Etats-Unis n’avait pas été bien perçu par tout le monde au club, d’autant plus qu’il intervenait en cours de saison. Mais les choses ont changé depuis, le Président Aulas m’a appelé en personne pour me dire qu’il voulait mon retour. Et puis je connais bien le nouvel entraineur Patrice Lair, avec qui j’ai travaillé à Montpellier. A l’époque, il nous avait emmené en demi-finales de la coupe d’Europe avec une équipe bien moins forte que celle dont il dispose à Lyon aujourd’hui.

As-tu envisagé de revenir au PSG, où tu as joué pendant 6 mois la saison dernière, lors de la trêve américaine ?
Humainement, ce fut une belle expérience. Mais l’OL est vraiment ce qui se fait de mieux en terme de conditions de travail et d’ambitions. Et puis je vais retrouver des anciennes coéquipières, des personnes que j’apprécie au club, et des amis de l’Université. J’ai vécu 2 ans à Lyon, j’y ai mes repères.

La Ligue des Champions constitue-t-elle l’objectif principal cette saison ?
Oui, nous voulons tout gagner mais cette coupe d’Europe fait vraiment envie. J’en ai parlé avec le coach, il compte sur Sonia et moi pour apporter un peu d’expérience et de combativité au groupe. Je ne sais pas si je serai qualifiée pour les premières rencontres, mais j’ai hâte de retrouver cette compétition. Nous avons un super effectif, on peut aller au bout.

Tu prépares actuellement les barrages pour la Coupe du monde, avec l’équipe de France. Comment abordes-tu cette double confrontation face à l’Italie ?
C’est la dernière étape, on est à deux matchs de la qualification. La dernière fois, nous avions raté le Mondial de très peu, je n’ai pas envie de connaître de nouveau cette frustration. Une Coupe de monde est quelque chose de rare et d’exceptionnel, d’autant plus que celle-ci se jouera en Allemagne, où le football féminin est très populaire. A nous de rester vigilantes contre cette équipe d’Italie qui nous ressemble beaucoup dans sa façon de jouer.