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Alain Perrin : "Dans les temps de passage"

Publié le 16 mars 2008 à 14:41 par BV

Après la victoire à Monaco, avez-vous le sentiment d’avoir fait un grand pas vers le titre ?
Ce n’est pas fini. Il faut continuer à avancer. On doit aller chercher ce titre match par match. Notre prochain adversaire, Paris, a besoin de points, ce ne sera donc pas simple. On est simplement dans la continuité, dans les temps de passage. Prendre des points à l’extérieur est une nécessite, on l’a fait à Monaco. On sait que pour être champion, il faut avoir un rythme de 2 points par match. Il y a 38 journées, il faut donc atteindre 76 points. C’est une bonne base. Si on obtient 76 points, ce sera fait.

Mardi, vous allez retrouver Sochaux en huitièmes de finale de la Coupe de France. Est-il facile de passer du championnat à la Coupe ?
C’est facile dans le sens où l'on rencontre une équipe de L1 qui est en regain de forme. On est donc plus avertis que si on jouait une formation de L2. Sochaux fonctionne bien, a récemment réussi des "coups" à l’extérieur. On devra donc être à notre meilleur niveau si on veut passer ce tour. La coupe de France est une trop belle compétition pour que les Sochaliens la lâchent. A nous de remplir notre rôle de challenger face au tenant du titre.

Cette saison, le doublé semble être un objectif pour l’OL…
En tant que meilleure équipe du championnat, gagner chaque match est une affaire interne. On va tout faire pour éviter de perdre parce que, en coupe, contrairement au championnat, on ne peut pas se rattraper lors des journées suivantes, il faut être l’équipe d’un jour. J’ai encore en travers de la gorge, l’élimination en quarts de finale de la Coupe de la Ligue au Mans. Il faut que cette frustration alimente notre désir de vaincre. Le danger avant ce match, c’est justement notre bonne prestation à Monaco qui pourrait nous placer dans un état d’euphorie, dans une sensation de bien être qui nous empêcherait d’être prêts à affronter l’adversité inhérente à tout match de coupe.

Y a-t-il chez vous le défi personnel de remporter la coupe deux saisons de suite avec deux clubs différents, ou de devenir le premier entraîneur de l’OL à réaliser le doublé ?
Non, je ne vois pas ça comme un défi personnel. C’est une conséquence. Je n’envisage pas les choses d’un point de vue personnel. Moi, je suis là pour la préparation, je dois mettre les joueurs dans les meilleures conditions, mais c’est à eux d’avoir envie d’aller chercher cette coupe.

Vous allez jouer Sochaux pour la quatrième fois de la saison. Que cela vous évoque-t-il ?
Jouer un même adversaire quatre fois dans la même saison est rarissime. On devra se méfier, on a remporté les trois premières manches mais ce ne fut jamais dans la facilité. On va préparer cette rencontre comme les précédentes. Comme avant chaque match, on va faire une séance vidéo car les coups de pied arrêtés sont toujours importants.

Comment analysez-vous la performance de Kader Keita à Monaco ?
Il revient à son meilleur niveau. Il a retrouvé ses repères, ses marques. Il fallait qu’il emmagasine de la confiance. C’est également venu de son travail à l’entraînement. Je suis content pour lui parce que l’on aimerait parfois récompenser rapidement les joueurs de leurs efforts, mais on ne peut pas toujours le faire parce que d’autres ne déméritent pas. Il a su saisir sa chance mais ce n’est pas arrivé par hasard. Il a un potentiel qui ne s’était bien entendu pas enfui. Il y a beaucoup de raisons pour expliquer qu’un joueur tarde à s’adapter à sa nouvelle équipe. C’est un peu magique.

Cris n’a pas tardé à retrouver ses marques…
Cris retrouve sa place et son statut de chef de la défense. C’est le type de joueur qui amène ses qualités individuelles mais améliore également celles de ceux qui sont autour de lui. Cette notion de leader, de rayonnement, est importante dans une équipe.
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