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André Soulier: "Pour que la fête soit belle dans les stades"

Publié le 20 janvier 2005 à 18:49 par AT

André Soulier, avocat lyonnais, a été élu à la tête de la Commission Juridique de la Ligue de Football Professionnel. Après sa première réunion mardi, nous lui avons posé quelques questions sur le fonctionnement de cette instance...



M. Soulier, vous avez été élu à la Présidence de la commission juridique de la LFP, comment s'est déroulée votre arrivée ?

Mon nom a été proposé à l'ensemble des familles du football, qui composent le conseil d'administration de la Ligue de Football professionnel, représentants des clubs, et indépendants dont le Président Frédéric Thiriez, puis représentants des joueurs, des arbitres, éducateurs et personnels administratifs, pour présider la commission juridique de la Ligue, considérée comme la plus importante en ce qu'elle se prononce par exemple sur l'homologation des contrats signés entre les clubs, les joueurs professionnels, les espoirs, les stagiaires, etc.…

Ma bonne connaissance des milieux du sport professionnel, et singulièrement du football, notamment à Lyon, a fait que je n'ai rencontré aucune opposition et que ma première réunion a été très consensuelle.

Il faut dire que dans cette commission siège une personne bien connue du football lyonnais, puisqu'il s'agit de Marino Faccioli, que je retrouve avec plaisir. Je peux citer également Silvio Crocci, de Sochaux, ancien joueur professionnel, avec lequel j'ai été militaire.



Vous retrouvez donc un monde que vous connaissez bien…

Le monde du football pour moi, ce sont aussi des amis que je revois avec plaisir, c'est aussi bien Michel Platini, Aimé Jacquet, Raymond Domenech ou Bernard Lacombe. J'ai une pensée particulière pour le président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, parce que je l'ai connu bien avant qu'il s'engage dans le monde du football. Et si je dois me féliciter de quelque chose, c'est que bien avant d'occuper des fonctions à la Ligue, j'étais Premier Adjoint au Maire de Lyon en 1987, e que j'ai vu arriver un jeune Président. Celui-ci s'est présenté devant le conseil municipal, ce qui était une première, et qui ne s'est jamais reproduit depuis, pour dire voilà ce que j'envisage de faire de ce club qui a l'époque se trainait en 2ème division. Je suis très fier d'être un peu un des pères de cette opération, et très fier de ce que fait aujourd'hui Jean-Michel Aulas, dont les fruits ont tenu les promesses des fleurs.



Ce n'est pas votre première présidence ?

Non, je ne suis pas nouveau dans cet exercice puisque j'ai présidé pendant plusieurs années la première commission mise en place à l'époque de la Ligue Nationale de Football, installée à la suite de débordements de plusieurs clubs, notamment à l'époque de la présidence de Bernard Tapie à Marseille, ou de Claude Bez à Bordeaux.



Quel est le rôle de la commission juridique ?

Cette commission contrôle la régularité des actes qui interviennent entre les acteurs du football professionnel. Si des infractions sont commises à la charte du football professionnel ainsi qu'aux textes plus particuliers, si on contrevient à la loi, alors la commission juridique a le pouvoir de sanctionner, selon un barème de peines prévu par les textes, voire même en cas d'infraction pénale ou fiscale, en vertu de l'article 40 du codé de procédure pénale, de le signaler aux autorités judiciaires.



Comment procédez vous concrètement ?

Nous le faisons par voie d'examen des dossiers. Nous sommes saisis soit par les clubs, soit par les joueurs, soit par les entraîneurs, soit par le Conseil d'Administration de la Ligue lui-même. Nous menons une instruction sur chaque dossier, nous pouvons entendre les parties comme le ferait une juridiction classique, et ensuite nous rendons des décisions.



Quel est votre programme ?

Je l'exposerais tout d'abord au conseil d'administration de la Ligue, et à la commission que je préside. Mais j'ai deux maîtres mots : indépendance et équité et un slogan, que la fête soit belle dans les stades.



AT