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Antho et Claudio reviennent en douceur

Publié le 21 mars 2006 à 23:50 par BV

Si l’hiver lyonnais avait été marqué par une coupe franche et brutale dans le domaine défensif olympien, avec le printemps sont revenues les forces vives. Au moment où chacun souligne l’affolement du calendrier, l’OL reforme les rangs et recompte ses forces.

Qu’il semble soudain très éloigné le temps où Florent Malouda dépannait dans un inhabituel rôle d’arrière latéral. Alors que le côté gauche de la défense compose encore en attendant les retours imminents de Sylvain Monsoreau et Jérémy Berthod, son pendant droit affiche une bonne santé jusqu’alors inédite. A la rapide éclosion du Bressan François Clerc est venue s’ajouter la guérison attendue de l’international français Anthony Réveillère au temps de jeu famélique en 2006 (30minutes). Abondance de biens ne nuit pas.

Solidaire de son ancien compagnon d’infirmerie, Claudio Caçapa l’accompagne. Un bonheur n’arrivant jamais seul, capitaine Claudio réinvestit son poste dans l’axe de la défense en même temps que son rôle de guide après l’intermède parfaitement assumé de son compatriote Juninho. « L’ambiance du groupe m’a manqué » affirmait impatient le natif de Lavras, acteur de seulement 4 des 15 matchs olympiens dans cette année 2006. A n’en pas douter l’inverse se vérifie. A l’aube de ce printemps de Lyon riche de promesses, les mots et l’influence du capitaine rhodanien ne seront pas de trop pour accompagner un groupe lyonnais à l’ambition dévorante.

20h55, le speaker de Gerland égrénait un à un les noms des 16 Olympiens présents sur la feuille de match. Si Anthony Réveillère recevait une ovation digne d’un retour très apprécié, c’est sous les « Caçapa, Caçapa » qu’était chaleureusement accueilli « le capitaine de retour ce soir avec le numéro 5 ».
Associés pour la première fois depuis la défaite face à Lille le 16 décembre 2005, les deux revenants ne tardaient pas à recouvrer leurs automatismes. Dès le coup d’envoi, Fred remettait en arrière en direction de Réveillère qui trouvait symboliquement son capitaine dans l’axe de la défense.

Au terme d’un premier quart d'heure de rodage, les deux complices de l’arrière garde olympienne avaient déjà retrouvé tous leurs repères. « Antho » dominait le classement des joueurs ayant touché le plus de ballons et avait délivré 13 passes, soit le 3e plus important total des joueurs sur la pelouse. Animé de velléités offensives affirmées, il n’hésitait pas à s’engouffrer dans son côté (2e et 4e) afin de venir épauler un Sidney Govou très motivé ou à adresser de longues ouvertures en direction de ses attaquants (5e, 7e et 25e). Pendant ce temps, Capitaine Claudio rappelait à tout Gerland en seulement trois interventions (12e, 14e, et 15e) quel excellent niveau il avait atteint avant de s’effondrer le 19 janvier sur la pelouse d’entraînement de Tola Vologe.
Tranquille première demi-heure pour un duo serein au sein duquel le latéral déclenchait même les applaudissements nourris du stade après une intervention de la poitrine pleine de sang froid devant l’ancien Niçois Meslin (19e). Claudio Caçapa montait sur un corner de Juninho et faisait de lever les 29 026 spectateurs suite à une grosse occasion de but suivie d’un somptueux retour défensif (36e). Quelques instants plus tard, les deux compères complotaient parfaitement pour s’offrir quelques aises offensives. Anthony Réveillère atteignait la ligne de but avant d’obtenir un corner sur lequel Claudio plaçait une tête piquée qui frôlait le poteau gauche de Penneteau (44e). Resté en position avancée, le latéral droit olympien retrouvait son allant offensif et délivrait un centre parfait sur la poitrine de Fred dont la remise permettait à Juninho de se mettre en évidence d’un somptueux retourné acrobatique (45e).
Souvent en couverture d’un Sidney Govou inexorablement attiré par l’axe, « Antho » aura passé une première mi-temps paisible. Contenant aisément Diane, il aura parfaitement su exploiter les rares opportunités qui s'offraient à lui. Dans l’axe de la défense, Claudio aura quant à lui régné sans partage. Sur les airs puisqu’il regagnait les vestiaires avec la première place du nombre de ballons joués de la tête (5) mais également dans le domaine de la récupération avec un total de 12 interceptions.

Au plus fort de la domination lyonnaise, en début de seconde période, leur expérience et leur sens de l’anticipation faisaient merveille. Anto multipliait les interventions (60e, 67, 87e ) et s'entendait parfaitement avec Sidney Govou afin d’effectuer ses 3e et 4e centres du match (63e et 82e). Sans aucune munition offensive, les Bastiais se montraient incapables de s’approcher dangereusement des buts lyonnais. La faute notamment à un duo brésilien Cris - Caçapa enfin recomposé. Solide tour jumelle d’un axe central infranchissable, le capitaine rhodanien annihilait toutes les offensives corses (65e, 84e, 85e, 89e). Impressionnant de calme et de maîtrise, il accompagnait, avec classe et technique, pour la première fois depuis 2 mois ses partenaires jusqu’au coup de sifflet final et pouvait affirmer serein et heureux « pour moi, c’est reparti».

Sans vague ni heurt, les deux Lyonnais ont été fidèles à leurs habitudes. Parfaitement fondus dans un collectif qu’ils ont semblé n’avoir jamais quitté, ils ont pris le train lyonnais en marche. Un train qui file à vive allure. Déjà en quarts de finale de deux compétitions aux terminus parisiens, il franchit les étapes méticuleusement en s’appuyant sur un groupe soudé et sûr de ses forces. Un groupe que les deux revenants de la soirée n’ont jamais quitté malgré leur éloignement du terrain. Ce groupe, probablement là la principale locomotive et l’indispensable moteur du TGV rhodanien.

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