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Anthony Réveillère : « On est Lyon quand même ! »

Publié le 18 janvier 2010 à 15:18 par BV

Anthony Réveillère revient sur le succès des Lyonnais à Nancy et assure que l’OL doit toujours être considéré comme un rival de Bordeaux pour la course au titre.

Que pensez-vous du début d’année 2010 de l’OL ?
On est bien partis. On est passés en Coupe de France et en Coupe de la Ligue, des compétitions dans lesquelles le plus important est de se qualifier. Gagner à Nancy en championnat est une bonne chose pour la suite, en prévision des trois déplacements qui nous attendent. On a envie de tourner la page 2009, de repartir sur de nouvelles bases.


"La seconde partie de

saison est excitante"

 

Pensez-vous pouvoir jouer plus libérés, forts de cette série de trois victoires consécutives ?
La fin de la première partie de saison fut difficile : quand il y a un peu moins de jeu, moins de résultats, c’est dur de se raccrocher à quelque chose. Mais on n’a pas perdu confiance. Il est plus facile de reconstruire notre jeu et d’emmagasiner de la confiance en enchainant les victoires. On avait besoin de la mini trêve et du stage en Tunisie pour être loin de tout et se retrouver entre nous. On est revenus gonflés à bloc. On est encore en course dans les quatre compétitions. Les mois de janvier et février sont très importants parce que tout peut s’effondrer. On garde donc le cap. Grâce au match d’hier (Bordeaux – OM, 1–1), on a repris deux points sur Bordeaux, c’est positif. Il faut continuer sur cette lancée.

Dans le jeu, tout n’est pas parfait…
Même si on n’est pas complètement satisfaits, le plus important est de gagner, quelle que soit la manière. Qui se souvient qu’on n’a pas fait un beau parcours lorsque l’on a gagné la Coupe de France il y a deux ans ? Pourtant, le trophée est chez nous. On préfèrerait bien jouer et marquer trois buts comme le fait actuellement Lille, mais il y a du mieux. Août et septembre ont été deux très bons mois durant lesquels on a produit du jeu, cela signifie qu’on sait le faire. Il faut juste que cela revienne avec la confiance. Il faut positiver et prendre ce qu’il y a à prendre. On sait que tout n’est pas parfait, qu’il y a encore pas mal de déchet. Le plus important est de conserver le bloc équipe, de bien défendre et attaquer ensemble, de rester solidaires. On est sur la bonne voie mais on ne peut pas se contenter de cela.

Vous êtes un des plus anciens joueurs de l’effectif. Comment jugez-vous cet OL 2009 – 2010 ?
Je le prends avec beaucoup de recul car j’ai aussi connu Rennes et les galères. Il est sûr que, quand on a connu autant de succès, c’est difficile. La transition estivale a été bonne, alors qu’il y avait beaucoup de pression sur l’équipe, sur les nouveaux. Même lors de nos meilleures années, on a eu des trous. Toutes les équipes en ont. Je préfère connaître le trou en novembre – décembre qu’en février – mars. Si c’est ça, je signe tout de suite. La seconde partie de saison est excitante avec toutes les coupes et le championnat. On a de beaux challenges à relever. Et puis, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. On va jouer jusqu’au bout. Il faut appuyer sur le champignon jusqu’au mois de mai, et surtout ne pas avoir de regrets.

 


"On est encore dans

la course"

Vous considérez-vous encore comme un rival de Bordeaux ?
Bien sûr. On est Lyon quand même. On se fait moins respecter qu’auparavant mais c’est bien aussi d’être derrière. On est encore dans la course. On doit s’occuper de nous et ne pas regarder devant ou derrière. Lors de chaque journée, il y a trois points en jeu, comme ce week-end où on en a repris à Bordeaux. Avec la victoire à trois points, cela peut aller vite. Rien n’est joué.

Vous avez connu Christian Gourcuff à Rennes. Quel souvenir en gardez-vous ?
Je n’en garde pas un souvenir extraordinaire. La collaboration fut difficile, tant personnellement que collectivement. Il n’a fait qu’une année, sur les quatre qu’il devait faire. Ce fut difficile pour tout le monde. Ce qu’il fait à Lorient, c’est très bien. Il a essayé de le faire à Rennes mais il a connu des difficultés : on ne construit pas un jeu du jour au lendemain. Le jeu « à la lorientaise » est un peu similaire au jeu « à la nantaise », mais on était à Rennes. Il faut des joueurs qui correspondent au schéma de jeu désiré. C’est la difficulté à laquelle il s’est heurté.

Vous allez disputer quatre rencontres à l’extérieur. Comment abordez-vous cette série ?
Que ce soit à domicile ou à l’extérieur, on joue toutes les rencontres pour les gagner. A domicile, il faut produire encore plus de jeu, avoir moins de déchet car les supporters sont exigeants, ce qui est normal. Dans cette période de reconstruction, ce n’est pas plus mal de jouer pas mal de matches à l’extérieur.

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