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Après le Real... étape aquitaine piégeuse

Publié le 16 septembre 2005 à 15:20 par R.B

[IMG4072L]Pour passer de l'Europe à la Gironde, cela prend exactement <b>92 heures </b>aux Olympiens. Les flonflons de la fête madrilène n'ont pas eu, ainsi, le temps de faire tourner les têtes lyonnaises. En cette période surchargée, les corps et les esprits ne s'arrêtent jamais. La belle maison ronde des bords du Rhône connaît désormais la chanson lorsque l'automne jette à terre ses premières feuilles ; cette expérience évite généralement les affres du surmenage. Direction <b>Bordeaux</b> et ce stade Chaban-Delmas...

Pour passer de l'Europe à la Gironde, cela prend exactement 92 heures aux Olympiens. Les flonflons de la fête madrilène n'ont pas eu, ainsi, le temps de faire tourner les têtes lyonnaises. En cette période surchargée, les corps et les esprits ne s'arrêtent jamais. La belle maison ronde des bords du Rhône connaît désormais la chanson lorsque l'automne jette à terre ses premières feuilles ; cette expérience évite généralement les affres du surmenage. Direction Bordeaux et ce stade Chaban-Delmas, autrefois vélodrome. Une enceinte qui réussit bien aux Gones depuis 6 saisons (3 victoires et 3 nuls). Jouer les Girondins après les Galactiques, cela vous évite de vous faire des idées de supériorité manifeste. D'autant que les partenaires de Ramé ont retrouvé des couleurs en changeant d'entraîneur et de saison. Sans oublier toutefois qu'ils avaient été très solides lors de la phase aller de l'exercice 2004-2005 ! Après, cela était parti en quenouille jusqu'à une peu reluisante 15ème place…



Ricardo a retrouvé un banc français… Smicer les terrains hexagonaux après son séjour chez les Reds… le Brésilien Denilson, à priori l'envie de se montrer… tout comme Bruno Cheyrou, à qui l'air de l'océan semble plus profitable que celui de la méditerranée trop agitée par les vagues marseillaises. Pour le reste, les Girondins ont fait du neuf avec du vieux : Jurietti, Jemmali, Ramé, Afanou sont des sentinelles difficiles à intimider. Le jeune Mavuba va entrer sur la pelouse pour son 45ème match de L1 de rang en ayant disputé les 44 précédents dans leur intégralité. Darcheveille a retrouvé du peps à défaut du chemin des filets. Chamakh aura l'occasion de se montrer face à un club qui le voulait ardemment et contre qui il a déjà inscrit autrefois un but en championnat. Laslandes finit sa carrière en joker de luxe à la recherche de quelques unités supplémentaires à son compteur (118 buts) de meilleur buteur en activité de L1. Dispensés de Coupe d'Europe, les Marines auront le temps cette saison de faire le plein d'énergie pour croquer bien des mollets.



Peuvent-ils faire tomber pour la première fois l'OL ? Bien sûr. De par la valeur de leur groupe et parce que tout arrive en football. Plus cela ira et plus les adversaires du club du président Jean-Michel Aulas disputeront une rencontre de Coupe ; motivés par ce qui peut-être considéré comme un exploit. « Si nous partons avec l'idée que nous allons donner une leçon… nous en prendrons une… ». Les propos de Patrice Bergues traduisent les pensées lyonnaises. L'OL ne doit pas se croire maître de tous les terrains sous prétexte d'avoir fessé le Real tout en étant aussi déjà leader du championnat après 6 journées. La grosse tête n'est pas un mal connu chez les partenaires de Coupet. La fatigue ? Avec ce banc de folie, Gérard Houllier ne se prive pas de faire tourner. Pedretti, Frau, Benzema et Ben Arfa iront tâter du Gapençais en CFA ; Claudio Cacapa aura droit à un week-end de libre reportant ainsi à plus tard son centième match de L1. Quant au 11 de départ, attendons samedi après-midi. Monsoreau pourrait retrouver Cris dans l'axe de la défense. Clément le milieu de terrain si d'aventure un des 3 monstres de l'entrejeu venait à souffler. Enfin, il faudra faire des choix devant avec 5 gaillards pour 3 places présumées.



Cette richesse n'empêche pas le coach olympien de dormir. Il mène sa barque avec une force persuasive, prônant régulièrement le remarquable état d'esprit de son groupe. Cette concurrence est pour l'instant du pain béni. Chacun veut se montrer sous son meilleur visage dès qu'il apparaît et ce, sans se la jouer perso. L'OL a quasiment tout écrasé sur son passage en ce début de saison, même sans y mettre constamment la manière. Le Real a montré le très beau visage des Gones. En septembre tout le boulot physique effectué auparavant devient payant… comme d'habitude. En y joignant la fin du feuilleton des incertitudes, des départs et des arrivées, le climat est devenu nettement plus propice à l'excellence.



Après les 2 premiers cols, Monaco et le Real, franchis en tête, place à une autre difficulté pour ces magnifiques coursiers au long cours. Ils savent qu'ils vont souffrir dans cette étape aquitaine piégeuse à souhait. Le Tour de France est loin d'être terminé… la saison aussi. En fait plus elle sera longue dans toutes les compétitions et plus cela sera synonyme de succès. Et ce n'est que le 9ème match samedi au stade Chaban-Delmas… Pas le temps de souffler pour ces Lyonnais tout autant gourmands que gourmets.



R.B

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