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Après OL-GDB : Maudit temps additionnel ...

Publié le 20 août 2017 à 12:01 par YM

Samedi, l'OL a vu la victoire face à Bordeaux lui échapper dans le temps additionnel après le but de Malcolm. Prendre un but aussi tardivement, une chose qui arrive rarement aux Rhodaniens mais qui a souvent de terribles conséquences.

Quatre-vingt-onzième minute de jeu. Balle au pied, Malcolm, le feu follet brésilien des Girondins de Bordeaux, avance petit à petit dans le camp lyonnais en fixant Jordan Ferri. Un coup de rein pour se remettre plein axe, un relai avec Kamano et un subtil contrôle orienté avant de faire parler la poudre. Lancé du pied gauche, à 25 mètres des cages lyonnaises, le coup de canon du numéro 10 bordelais part se loger dans la lucarne d’Anthony Lopes. Malgré une belle détente, le portier rhodanien ne peut rien faire pour stopper la trajectoire du cuir et empêcher aux visiteurs de recoller aux siens. Dans les derniers instants d’une rencontre spectaculaire, l’OL, réduit à dix pendant près d’une heure, se fait rejoindre au score par son adversaire du jour (3-3). Le silence s’installe dans les travées du Groupama Stadium, où supporters, joueurs, staff et dirigeants sont abasourdis à la lecture d’un scénario auquel ils sont peu habitués.
Fekir N

Car ce n’est pas dans les habitudes de la maison de subir la loi de l’adversaire dans le temps additionnel. Au cours des dix dernières années, cela ne s’est produit qu’à dix huit reprises sur les trois cent quarante cinq matchs que Lyon a disputé en championnat. Dix huit buts encaissés à l’approche du coup de sifflet final qui auront eu, pour la majeure partie, une incidence catastrophique sur le sort de la rencontre. En effet, à chaque fois que cela s’est passé depuis la saison 2008/2009, les Gones n’ont remporté que trois rencontres, ont concédé sept matchs nuls et connu la défaite à sept reprises, laissant échapper trente trois points sur quarante huit possibles au cours de ces dix sept matchs*.
Lloris Olympico 5-5

Si l’on regarde ces statistiques de plus près, on s’aperçoit que sur les dix huit buts pris par les Olympiens dans le temps, huit leur ont directement coûté la victoire, à l’image de celui inscrit par Malcolm samedi face aux Girondins. En revanche, un seul a entraîné la défaite des Lyonnais : c’était face à Lille, le 6 décembre 2009, au terme d’une confrontation rocambolesque ponctuée par un but de Gervinho venu offrir un succès aux Dogues (4-3). Dans les autres cas, l’OL a tout de même fini par s’imposer (trois fois) ou a vu le score s’alourdir en sa défaveur (à six reprises).
Lille OL 4-3

Mais si la tendance finale est largement négative lorsque Lyon prend un pion lors du temps additionnel, l’inverse fonctionne aussi. Lors des dix saisons précédentes, l’OL y a inscrit pas moins de trente six buts au cours de trente trois oppositions différentes. Et la logique est implacable : l’OL s’est imposé trente-et-une fois et a arraché le nul à deux reprises sans jamais connaître le moindre revers.

* L’OL a encaissé deux buts dans le temps additionnel au cours d’une même rencontre (le 3 avril 2011, à Nice), ce qui porte bien le total à 18 buts encaissés en 17 rencontres.