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ASSE/OL J-12: Le 41ème derby à l'horizon...

Publié le 21 septembre 2004 à 12:34 par R.B.

Du Gerland à Geoffroy-Guichard, il y a au compteur de la voiture 60,2 kilomètres. Un bon bout d'autoroute avant d'arriver à Givors ; puis une route tortueuse, encaissée qui vous amène à Rive-de-Gier, St-Chamond et enfin St-Etienne. Le Chaudron se devine au loin. Du premier déplacement au pays des bonhommes verts, géants ou petits selon les moments, le 23 mars 1951 (1-0 pour l'ASSE) au dernier en date le 6 septembre 2000 (2-2), 38 autres fois en championnat les supporters olympiens ont eu l'occasion de faire cette drôle de route. Malheureusement la tête pleine de rêves à l'aller est plus souvent chargée de regrets au retour : 5 succès, 11 nuls et 24 défaites ; 28 buts marqués, 70 encaissés dont deux 6 à 0 en 64-65 et 69-70. 18 fois sur 40, les Lyonnais n'ont pas inscrit de but et 16 fois un seul but dont ceux des 4 succès sur 5 de l'histoire de ces derbies en terre du Forez.

Des petites catégories d'âge à celle des professionnels, ce derby a vraiment quelque chose de particulier. « Quand tu joues là bas, il y a une ambiance exceptionnelle ; le stade s'y prête. Moi j'ai porté une saison le maillot des Verts. Je peux te dire qu'à l'occasion des grands matches, tu as l'impression que le terrain ne mesure plus que 50 mètres de long, tellement il y a du bruit, tellement les supporters te poussent à mettre la pression sur l'adversaire. Quand tu es lyonnais de naissance, c'est vraiment particulier d'aller jouer à St-Etienne ; et si en plus tu as été formé à l'OL ou chez les Verts, c'est encore plus particulier. Tu as en toi cette notion de différence ! » Bernard Lacombe a disputé 8 derbies à Geoffroy-Guichard dont 1 avec les Verts ; il avait d'ailleurs marqué un but de la tête lors du succès 3 à 0. Sinon, il se souvient d'un but extraordinaire de Serge Chiesa. « C'était en 76 juste après la finale de Coupe d'Europe des Stéphanois contre Munich. On avait fait 1 à 1. Serge était parti du côté de la Tribune Henri Point, il avait dribblé tout le monde avant de battre Curkovic. Ce soir là, il y avait du « vent » et en fin de rencontre, un Vert s'est laissé tomber dans la surface… Contre cette équipe les matches étaient engagés, mais cela ne dépassait pas les bornes. Santini, Patrick Revelli, Bereta, ils n'enlevaient pas le pied… Merchadier, un jour il avait fracturé la cheville d'Yves Mariot, mais je dirais qu'il était plus maladroit que méchant ! ».

J-12 en ce 21 septembre ; chaque jour nous déclencherons le compte à rebours vers ce 41ème derby à Geoffroy-Guichard en championnat de l'histoire des 2 clubs.



R.B.

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