masculins / Bordeaux-OL 2-0

Attendre et voir…

Publié le 20 septembre 2010 à 14:30 par R.B

Le début de saison de l’OL est vraiment compliqué… Que faut-il en penser après cette nouvelle défaite à l’extérieur et cette 17ème place au classement avec 5 points après six journées…

Les Lyonnais ont décollé ce lundi matin à 0h40. La déception accompagnait les pensées. « On est tous très déçus par ce résultat… On espérait mieux… La situation devient compliquée… On n’a plus le choix, il va falloir réagir ce samedi… Je suis vraiment déçu ; je voulais tellement gagner ce match… ». Propos dans la bouche de Jérémy Pied, Maxime Gonalons, Yoann Gourcuff avant d’embarquer. Peu de bruits dans la troupe olympienne qui est repartie du même terminal que la saison dernière lorsque l’équipe s’était qualifiée pour les ½ finales de la LDC. A 1H 35, les joueurs arrivaient à l’aéroport de Bron où il n’y avait personne pour les attendre.

Déception donc après cette troisième défaite et cette 17ème place au classement. Difficile de dire que l’OL a répondu aux attentes face à Bordeaux. Difficile d’affirmer que l’OL s’exprime, pour l’instant, à la hauteur des espoirs, de ses ambitions affichées Août est passé, septembre bien engagé et les interrogations demeurent. Faut-il s’inquiéter ? Faut-il parler ou ne rien dire ? Faut-il se focaliser sur le moyen et le long terme en étant persuadé que ce n’est, pour de nombreux paramètres, qu’une question de temps ? Faut-il ne retenir que la victoire face à Schalke en LDC ? Ce n’est pas parce que l’on avance des constats critiques que l’on est contre. Ce n’est pas parce que l’on ne dit rien ou que l’on ne dit pas tout que l’on est pour. Le silence, la parole que choisir ?

A chacun le choix des armes pacifiques pour supporter, analyser, être crédible. Ce n’est pas, encore, parce que vous avez des noms sur une feuille de match que cela vous assure le résultat du match ou de la saison. Ce n’est pas parce que vous avez vécu de superbes moments en fin de saison dernière que vous pouvez à coup sûr vous appuyer, capitaliser sur ce vécu. Compliqué, complexe de recommencer, d’avancer, de gagner surtout quand beaucoup de choses ont changé ….

Foi du passé, de l’expérience, des moyens engagés cela va venir. Cela ne peut que venir. Certitudes en forme de méthode Coué pour certains. Scepticisme, pessimisme synonyme d’impatience, d’incompréhension pour d’autres. Souhaitons simplement ce changement, le véritable départ et, ce, dès samedi lors du 100ème derby. Ne l’oublions pas, l’OL était devenu une machine à gagner en changeant de siècle. En l’espace de deux saisons, il a tout perdu ou presque ce qu’il a mis en vitrine sans négliger ses deux belles places d’honneur en championnat et ce dernier carré en LDC. Les observateurs, comme ceux présents à Bordeaux, y ajoutent aussi unanimement la perte de la qualité dans le jeu proposé.

A Bordeaux, par exemple, ce fut moyen en première période et nettement en dessus après la pause. Avec toujours ces erreurs à l’origine des buts adverses, ce manque de réalisme… ou de chance, cette incapacité à mettre de la folie, à se conduire en patron. La chance ? Vous savez, celle qui sourit aux audacieux, celle qui a servi l’OL en fin de saison dernière. Ce brin de chance indispensable pour obtenir des résultats. Parfois, selon que vous en ayez, la suscitiez ou non, cela vous change la qualité de la saison et son interprétation.

Gérard Houllier a parlé de nombreuses fois du fameux rebond ; l’art du rebond propre aux grandes équipes, aux grands joueurs, aux grands entraineurs. Certes le championnat est long. L’OM n’a que 3 points de plus, Bordeaux 2…. Et le podium possède respectivement 8 et7 points de mieux. Ridicule à 32 journées de la fin avec encore 96 points à prendre en considérant que l’OL est une très grande équipe. En 2009-2010, les Lyonnais comptaient 14 points après six journées et 20 points à la trêve d’octobre après 8 journées. Remarquable… Il en prendra ensuite, seulement 10 jusqu’à la fin de la phase aller. 10 en 11 rencontres !

Souhaitons que le phénomène s’inverse cette fois ci avec le retour des blessés, la  mise en forme égale de tout le groupe, la montée en puissance du collectif pour gommer la tristesse, l’inquiétude engendrée par les résultats actuels, les moments de bonheur plutôt étriqués. Attendre et voir… La croyance en des jours meilleurs ne manque pas. Mais après, vous connaissez l’affirmation de Saint Thomas… qui ne croyez que ce qu’il voyait.

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