masculins / Ajaccio 1 - OL 2

Au lendemain d'une qualification en Coupe de France

Publié le 02 février 2006 à 13:00 par R.B

Dans un véritable match de Coupe, les Lyonnais se sont imposés sur le fil après avoir craint de passer à la trappe face à une formation corse juvénile. Dans la douleur, mais logiquement, le quadruple champion de France continue sa route vers le Stade de France.

Pour y parvenir, les partenaires de Juninho ont su élever leur niveau de jeu, d’envie, de rythme au fur et à mesure des débats et des difficultés traversées. Et alors que l’on n’imaginait pas cette qualification possible après le but de Mandrichi, ces diables d’Olympiens ont inversé une nouvelle fois la tendance après avoir été menés au score (la 12ème fois en 33 rencontres). Quel mental !

Sous le magnifique soleil d’Ajaccio (15 degrés) et avant la qualification, il y avait et il y a eu quelques zones d’ombres, d’interrogation, de craintes. Bien évidemment la pelouse du stade François-Coty, que l’on a connue toutefois plus cour de ferme ; elle n’a pas favorisé les desseins des Tiago, « Juni » et autre Müller. Les blessures en première période de Réveillère et de Carew ont perturbé les intentions de coaching de Gérard Houllier. Le retour de Malouda et de Müller, pour des raisons différentes, n’avait pas l’assurance d’être efficace à 100%. L’un par manque de temps de jeu ; l’autre de repères. Le report de la rencontre à Monaco pouvait-il être gênant ?

Au final, le Champion a dompté ces différents éléments comme la jeunesse insouciante de Scarpelli, Baron, Moretti, Abdoun, Mandrichi… l’expérience de Collin et de Rodrigo qui ont terminé avec la mansuétude de Monsieur Piccirillo la rencontre sans prendre de cartons. Impensable… En enfilant le bleu de chauffe, les coups de pied arrêtés de Juninho ont pris une importance encore plus marquée. De corners en coups francs, ils ont semé la panique dans la surface de réparation de Trévisan avec cette supériorité aérienne. Cris, Tiago, Fred, Monsoreau ont insisté pour se trouver à la réception de ces offrandes brésiliennes ; d’abord pour faire la différence ensuite pour revenir au tableau d’affichage. La persévérance fut récompensée avec ce somptueux coup de casque de Cris qui aurait pu faire parler son crâne lisse 2 fois encore si un poil amical l’avait aidé. Cris, un des moteurs indispensables de ce collectif. Impressionnant. Les patrons du jeu olympien (Cris, Juninho, Tiago…) ont montré une fois de plus leur impact sur le déroulement de ce match. Quand ces Messieurs prennent les affaires en main…

Le retour de Patrick Müller ? On a retrouvé l’international suisse comme s’il n’avait jamais quitté ses anciennes couleurs. Calme, précis dans ses relances, toujours bien placé ce qui lui permet d’anticiper le plus souvent ses actes défensifs, le numéro 4 est lui aussi monté en régime dans la rencontre avant de finir logiquement sur les jantes. Il a été rarement mis en danger mis à part sur une ou deux actions. Et son entente avec Cris fonctionne déjà.

[IMG40012#R]Solidaires, les Lyonnais ont bénéficié, aussi, pour se qualifier du réalisme de Sidney Govou. « Sid » a claqué sont 7ème but de la saison ; son 6ème décisif ; son 5ème synonyme de succès. Il a marqué dans les 4 compétitions majeures où l’OL a participé depuis le mois d’août : 4 buts en championnat, 1 en Champions League, 1 en Coupe de la Ligue et 1 en Coupe de France dont il devient le 15ème buteur de l’histoire du club avec 6 réalisations. Ce but inscrit mercredi soir à la 113ème minute de jeu déclenchant une véritable scène de joie de débutants. Quand on entend à longueur de semaines que l’ambiance est exceptionnelle dans ce groupe, ce but en est une nouvelle fois le témoignage bien vivant comme ces attitudes plus intimes qui ont accompagné le retour à Lyon dans la nuit.
Des Lyonnais qui suscitent sur leur passage l’admiration de tous. Il faut le voir pour le croire. Cela commence avant le match bien sûr ; puis dès la fin du coup de sifflet final jusqu’au moment d’embarquer dans l’avion. Combien de joueurs corses ont par exemple attendu et obtenu ce maillot devenu si précieux ? Combien de gens veulent la photo qu’ils exhiberont ensuite fièrement ? Combien veulent leur serrer la main, leur taper sur l’épaule ? Et malgré ses innombrables sollicitations, le refus de faire plaisir se conjugue à tous les temps.

Qualifiés, les coéquipiers de Coupet sont déjà passés à autre chose. Leur dauphin Bordeaux est en effet déjà presque là. Si les Girondins respectent leurs valeurs inculquées par Ricardo, cela ne sera pas une partie de plaisir pour les mettre à la raison. Il faudra aussi attendre le verdict médical concernant la cuisse de Réveillère et la cheville de Carew... et le tirage au sort des 1/8èmes de la Coupe de France dimanche. "On veut jouer à Gerland..." Tel était le leitmotiv entendu dans les rangs lyonnais au soir des 1/16èmes de finale.
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