masculins / OL 3 - Real Madrid 0

Au royaume du collectif et du talent individuel

Publié le 14 septembre 2005 à 14:40 par R.B

[IMG6605L]Il est 23h30 mardi soir. <b>Grégory Coupet</b> regagne sa voiture en traînant son énorme sac. « Greg » s'arrête pour discuter avec Dominique Cassagrande, l'ancien gardien de Nantes, du PSG, de St-Etienne et un petit groupe de personnes qui savoure le succès lyonnais. « Vous avez du vous régaler… Quel match ! Sur le coup franc de Beckham, j'ai de la chance ; je pars de l'autre côté. Collectivement, nous avons été costauds. Vous avez vu la performance de <b>Tiago</b>. J'espère que tout le monde l'a notée. Il n'est pas spectaculaire, mais il est vraiment précieux...

Il est 23h30 mardi soir. Grégory Coupet regagne sa voiture en traînant son énorme sac. « Greg » s'arrête pour discuter avec Dominique Cassagrande, l'ancien gardien de Nantes, du PSG, de St-Etienne et un petit groupe de personnes qui savoure le succès lyonnais. « Vous avez du vous régaler… Quel match ! Sur le coup franc de Beckham, j'ai de la chance ; je pars de l'autre côté. Collectivement, nous avons été costauds. Vous avez vu la performance de Tiago. J'espère que tout le monde l'a notée. Il n'est pas spectaculaire, mais il est vraiment précieux. Makelélé me l'avait dit que c'était un super. D'ailleurs il me fait penser à lui… Ce succès est fantastique, mais nous n'avons pas le temps de trop savourer. Et puis en allant à Bordeaux samedi, cela nous laissera dans un contexte de haut niveau… C'est bien ».



Une fois encore, Grégory a sorti un match de très haut niveau. 11 arrêts significatifs dont 2 décisifs ; des sorties aériennes d'une autorité sans faille ; des interventions au sol d'une précision diabolique… le ballon lui collait littéralement aux gants mardi soir ; et pourtant Roberto Carlos ou autre Beckham avaient sorti l'artillerie lourde. Au total, les Espagnols ont tiré 19 fois dont 11 frappes cadrées. L'un des meilleurs gardiens au monde a eu aussi cette baraka qui sied aux plus grands. Un « Greg », bien sûr, sans oublier tous les autres. Le collectif olympien a livré une partition haut gamme avec et sans le ballon, faisant preuve d'un énorme réalisme. Contre le Real, l'OL a montré un tout autre visage que celui de ses précédentes prestations. L'OL a été présent du début à la fin. La seconde période, où les Madrilènes ont eu le plus souvent la possession du ballon fut un modèle d'abnégation, de pressing, d'intelligence tactique. Comme l'avait si bien relevé Gérard Houllier dimanche matin : il ne suffit pas d'avoir le ballon pour l'emporter ! Quant au premier acte, il fut dominé par les Gones, même si les Galactiques auraient pu marquer au moins un but. Rémi Garde avait dit que ce match se gagnerait sur les coups de pied arrêtés… l'ancien Gunner avait vu juste.



Alors bien sûr, Juninho a débloqué une fois encore la situation avec ce pied droit précis comme une horloge suisse. On a beau le connaître, il arrive encore à ses fins. « Juni », roi des coups francs, mais aussi dans le jeu. Le journal AS l'avait surnommé le Galactique de Lyon. Et puis, on a retrouvé Cris. Enorme le Brésilien. Tour à tour, Gendarme, pompier, gladiateur, le défenseur brésilien avait mis les barbelés dans sa zone avec un message écrit en grosses lettre : ce soir vous ne passerez pas. Et dire que samedi dernier, il quittait la pelouse sur une civière. A la question, as-tu eu mal ce soir, il répondit : « Non… je suis costaud ».



Costauds, ils l'ont été. Wiltord a tout donné au point d'avoir les cannes en coton et le souffle court à 10 minutes de la fin… Diarra a baladé son incroyable vitalité aux quatre coins du terrain… Et nous pourrions continuer ainsi en citant tous les joueurs du groupe. Le groupe, cette notion qui tient tellement au cœur de Gérard Houllier, entraîneur toujours invaincu en 8 rencontres officielles. L'OL a « balayé » le Real Madrid dans un énorme élan de générosité collective rehaussé de tant de talents différents. Ce talent, les supporters l'ont eux aussi exprimé du début à la fin en commençant par un tifo grandiose. On ne sait pas si l'Olympique Lyonnais remportera un cinquième titre de champion de France de rang ; s'il ira au Stade de France en mai prochain… mais hier soir, cet Olympique était au royaume des géants et peu importe les absences de Zidane, Ronaldo ; le manque de préparation collective des Blancs...



Désormais, il n'y a qu'un souhait à avoir : pourvu que cela dure. Pas le temps de déguster cette nuit étoilée… tout recommence samedi après-midi à Bordeaux avant de recevoir Lens, d'aller à Nantes et de retrouver la Champions League en Norvège dans un match au sommet du groupe F, puisque Rosenborg a pris les 3 points en Grèce. Cet OL – Real a une conséquence fâcheuse. Laquelle ? Il nous rend impatient d'être au prochain match des Lyonnais… la gourmandise n'est pas toujours un pêché !



R.B

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