masculins / Strasbourg - OL J-1

Aux hormones de l'envie!

Publié le 18 avril 2008 à 18:01 par R.B

Match à enjeux à la Meinau entre des Strasbourgeois condamnés quasiment à l’emporter pour espérer se maintenir et des Lyonnais à la recherche des derniers points pour accrocher leur 7ème titre de rang…

Le Racing a la tête dans le sac. Les Alsaciens ont tranquillement chuté dans la zone rouge au gré de leurs défaites successives. Ils en sont à 6 défaites de rang ! Leur dernier but remonte à la 28ème journée ; un penalty d’Alvaro Santos (83ème) contre Metz. A 5 journées de la fin, ils ont un pied en L2, luttent avec le PSG, Lens, Toulouse, Auxerre et Monaco pour ne pas descendre en ayant un programme particulièrement indigeste. Réceptions de l’OL et de Caen ; déplacements à Rennes, Nancy, Marseille. Franchement, pas de quoi être optimiste. D’autant que ce club centenaire (102 ans) reçoit sa grosse bête noire qui lui a fait bien des misères ces dernières saisons. Le Racing n’a plus inscrit de but face aux Olympiens depuis le 1er décembre 2002 et ses derniers points remontent à l’exercice 99-2000 !

Les Strasbourgeois compteront sur l’expérience des Cassard, Paisley, Rodrigo, Lacour… ou encore les qualités de Gameiro, Mouloungui, Renteria, Alvaro Santos… Et surtout, surtout en s’appuyant sur un mental type Coupe. Sinon…

L’OL, lui, pas tout à fait sa tête dans les étoiles. La faute aux deux derniers matchs où il n’a pris qu’un point sur six. La faute du coup à ces Bordelais qui sont revenus à 4 longueurs. Certes, les Lyonnais ont les cartes en main pour garder leur sceptre, d’autant que les Girondins ont des rendez-vous épineux comme celui à Toulouse ou encore à Marseille.

Personne ne comprendrait que le sextuple champion de France tombe en terres alsaciennes. La motivation d’un futur champion doit être à la hauteur de celle de son opposant relégable ! Et si les critiques formulées ces dernières semaines sur la qualité du jeu fournie peut piquer l’orgueil des coéquipiers d’un Coupet tirant régulièrement la sonnette d’alarme… et bien tant mieux. Franchement au rayon talents individuels et potentiel collectif, les 2 équipes ne jouent pas dans la même catégorie.

Place donc, en premier lieu, aux hormones de l’envie. Avec elles, d’autres ingrédients bien connus, Benzema, Juninho, Keita et consorts trouveront toujours un moment pour faire la différence. Le titre passe par l’Alsace comme l’a dit Alain Perrin qui regrette au passage l'absence de Toulalan. Les 3 points seraient en effet un joli pactole.
Sur le même thème