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Avec le temps…

Publié le 27 août 2013 à 21:31 par R.B

L’OL est à quelques heures de son match retour face à la Real Sociedad… et tout semble différent…

 Plus on se rapproche du match retour et plus le match aller semble loin. L’espoir d’une qualification redevient plausible. Les points positifs prennent le pas sur ceux négatifs comme le résultat… L’optimisme renait en songeant à ses propres forces, au côté exceptionnel de la prestation adverse agrémentée par deux buts « venus d’ailleurs ». Pas possible d’être une nouvelle fois en dessous de son véritable potentiel ou que les partenaires de Prieto réitèrent la même performance qu’à Gerland.

Ce n’est pas la méthode Coué, c’est le raisonnement propre aux compétiteurs qui n’acceptent pas la défaite, l’infériorité, les causes perdues, le prévisible... L’envie de montrer, de prouver à soi, aux autres est un moteur. Se battre, ne jamais abdiquer ; la fierté, l’orgueil, la confiance… les ingrédients des champions. Ces heures de l’avant laissent place à toutes les suppositions, tous les rêves…. tous les retournements de situation… Fi des difficultés à surmonter. Fi du passé récent. Place au futur immédiat. Le match à venir est toujours le plus important.

Restera évidemment a vérité du terrain ; la seule. Il sera temps, après, de refaire le match sans pouvoir changer le résultat. Il y aura, ou non, des sourires.

Avec le temps s’effacent les deux buts d’écart, les 97% de chance de se faire éliminer. Un nouveau match commence. L’OL n’a vraiment plus rien à perdre. C’est aussi une des raisons d’y croire. Avec le temps… tout semble différent. Aux Lyonnais d’en faire bon usage pour signer un exploit retentissant.

On est capable de le faire

 Maxime Gonalons y croit et on le sent remonté après l’entrainement. « Oui, je suis remonté. J’ai la hargne. Je déteste perdre. La défaite m’affecte. Sur le terrain, je suis énervé lorsque cela se passe mal. En dehors je ne m’extériorise pas, mais ce n’est pas le cas quand je joue. Enervé mais pas au point de me laisser aller à des débordements. Je respecte les adversaires, l’arbitre. Et je me sers de ma petite expérience. Je sens un parfum d’exploit. J’y crois plus que  jamais. On est capable de le faire. On s’est déjà parlé. Avant le match, il y aura un message à faire passer. Il faut vraiment tout donner pour ne rien regretter ».

Les joueurs quittent l’enceinte d’Anoeta. Des jeunes accaparent un instant tout ce qui porte un maillot, un survêtement de l’OL. Scènes sympathiques. Pour Gérald Baticle, l’exploit c’est une graine. « Il faut la faire éclore au bon moment. On ne peut pas la forcer. Avant Zagreb, je sentais des choses positives. Là, il peut y avoir un rapport de forces qui s’inverse. Il faut faire douter cette équipe de la Real. Il faut la mettre dans cette situation. La Real Sociedad a tout perdre… ». Aux Lyonnais de mettre leurs paroles en actes.

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