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Benoît Pedretti : "On sait ce que l'on a à faire"

Publié le 16 mars 2006 à 15:09 par BV

A deux jours du match à Sochaux, Benoît Pedretti se confie sur son futur retour à Bonal, sa vision du club doubiste ainsi que le calendrier chargé qui attend les Olympiens.

On imagine que ce retour à Bonal constitue un moment particulier pour vous ?
Oui, bien sûr. C’est toujours un peu particulier pour moi. Ca me fait plaisir de retourner là bas. Je connais presque tous les gens qui y travaillent. Même si j’y suis déjà retourné l’an dernier, cela me fera quelque chose comme à chaque fois que j’y rejouerai. Malgré cette émotion, je n’oublie pas que cela reste un match de football à gagner.

Parlez-nous de ce stade Bonal. Il s’agit d’un stade que vous devez connaître par cœur ?
Oui. C’est un stade sympa. Il n’est pas très grand mais sa capacité est suffisante pour un club comme Sochaux. Il est très souvent plein. Il y règne une bonne ambiance. C’est facile d’y avoir ses repères car il n’est pas de très grande superficie.

Avez-vous une idée de l’accueil qui vous y sera réservé ?
Je ne sais pas mais si je fais le parallèle avec Peguy Luyindula qui avait reçu les sifflets de Gerland lorsqu’il était revenu avec l’OM avant de se faire applaudir cette année, j’ai bon espoir que ce soit également le cas avec moi. L’année dernière cela avait été mitigé, j’espère donc que ce sera mieux car je ne reviens pas sous les couleurs marseillaises.

Voir cette équipe Sochalienne mal en point vous attriste-t-il ?
Je ne sais pas s’ils sont mal en point. Ils ont eu deux périodes bien distinctes. Durant la première ils ont été contraints de composer avec beaucoup de nouveaux joueurs. Il leur a fallu du temps pour accueillir ces nouveaux. Ca semble désormais aller beaucoup mieux après des victoires contre Auxerre et Nancy qui sont deux bonnes équipes. Par la suite, ils n’ont pas pu jouer contre Bordeaux, ce qui est probablement à l’origine de leur mauvais résultat à Monaco. Ce n’était qu’un accroc. Je suis persuadé qu’ils seront présents samedi.

Sochaux a dû composer avec beaucoup de départs l’an dernier, pensez-vous qu’il s’agit d’un phénomène inexorable pour ce club de voir ainsi partir ses meilleurs éléments chaque année ?
Effectivement, mais les dirigeant le savent. La santé sportive de Sochaux est fortement liée à cette capacité à former de bons joueurs. Il faut juste l’accepter et surtout l’assumer. Le club n’a malheureusement pas les moyens financiers ni l’ambition pour retenir ses meilleurs éléments. Sochaux mise plus sur la formation. Il est évident que lorsqu’on a la chance d’avoir une bonne génération comme celle qui fut la notre avec Meriem, Diouf, Pierrot (Frau), Sylvain (Monsoreau), c’est plus aisé. Avec une génération un peu plus « creuse », la difficulté est accrue. C’est le cas pour tous les clubs formateurs à l’image d’Auxerre qui parvient toujours à s’en sortir.

Est-ce une fierté d’être sorti de ce centre de formation ?
Tout à fait. Sochaux a un centre de formation reconnu au même titre qu’Auxerre, Nantes ou Lyon. C’est un club qui a des résultats au niveau national dans les équipes de jeunes. C’est également une fierté parce que je suis né là-bas. Très jeune, j’allais déjà à Bonal et j’étais déjà supporter de cette équipe. Jouer devant sa famille et ses amis m’a procuré beaucoup de joie et de plaisir.

Continuez-vous de suivre leur parcours ?
Oui, j’ai régulièrement des membres du club au téléphone. Il ne reste plus beaucoup de joueurs avec lesquels j’ai évolué mais j’ai souvent l’entraîneur des gardiens au téléphone qui me tient au courant de l’évolution du club.

[IMG40041#R]Si vous ne deviez retenir qu’une seule image de Sochaux, laquelle choisirais-tu ?
La victoire en Coupe de la Ligue. Un an auparavant, on avait beaucoup souffert d’avoir perdu la finale contre Monaco. Arriver en finale deux ans de suite, c’était très fort. C’était l’aboutissement du bon travail effectué depuis 4 ans. La montée en D1 était également un grand moment. Pour beaucoup d’entre nous, le titre de champion de 2e division constituait notre premier titre ainsi qu’une grande fierté.
J’en garde également des souvenirs un peu plus douloureux comme cette première finale perdue contre Monaco ou cette élimination de la coupe d’Europe par l’Inter après deux matchs nuls (2-2 à Bonal et 0-0 à San Siro).

L’OL va entrer dans une période durant laquelle les joueurs vont presque disputer 3 matchs par semaine. Pensez-vous qu’il s’agisse d’une période « charnière » ?
Tout à fait. On va avoir 15 jours très importants avec le championnat dans lequel on doit essayer de consolider notre première place et garder le plus grand nombre de points d’avance. La coupe de France suivra juste après avec un match face à Bastia. On ne doit pas le négliger car cette compétition constitue un de nos objectifs.
S’en suivra le match qu’on n’a pas besoin de citer contre Milan. Ici, les gens ne parlent que de ça. De notre côté, on sait qu’on a d’autres rencontres importantes avant ce quart de finale de champions league. On aura le temps d’y penser dans une semaine.
Le piège serait de penser à Milan trop tôt. Avant cette rencontre, on doit disputer deux matchs de championnat ainsi qu’un de Coupe de France. On peut perdre beaucoup en une semaine. Il sera temps de penser à Milan dans 10 jours. Je suis confiant. On sait ce que l’on a à faire.
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