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Bernard Lacombe se souvient…

Publié le 21 août 2010 à 10:00 par BV

Bernard Lacombe n’a jamais affronté le Stade Brestois en 1ère division sous le maillot lyonnais. Il en garde pourtant un souvenir impérissable.

Les 10 rencontres de D1 entre les deux formations (6 victoires de l’OL, 4 de Brest) ont en effet toutes eu lieu après le départ de l’OL du meilleur buteur français de l’histoire du championnat de France (255 buts).

Pour autant, à l’approche de la rencontre entre Lyonnais et Brestois, samedi, un souvenir ému lui revient : en 1972, en 32es de finale de la Coupe de France, le Stade Brestois éliminait l’OL, pourtant finaliste, malheureux, la saison précédente contre Rennes (0 – 1). « Et pourtant, je préférerais ne pas me souvenir des défaites, rigole-t-il. On avait joué au Stade Marcel-Saupin de Nantes un dimanche après-midi. Brest possédait une bonne équipe alors que le club évoluait dans une division inférieure à la nôtre. On avait perdu 2 – 0. » « - Tu es sûr qu’on avait perdu ? », coupe Fleury Di Nallo. « C’était mon premier match de Coupe de France, raconte Bernard Lacombe. La saison précédente, je ne jouais pas encore avec les professionnels, j’avais disputé et gagné la Coupe Gambardella contre Saint-Etienne. On avait encaissé un but par mi-temps. Brest avait un bon avant centre, un grand gars, bon footballeur. On n’avait pas eu d’occasion de but. Rien ! Un non-match. Moi qui me disais : « la Coupe de France, c’est super. J’aimerais bien la gagner ». Quelle déception ! On avait fait partie des surprises de la Coupe de France. »

Quatre ans plus tard, l’Olympique Lyonnais prendra sa revanche en éliminant les Bretons en 16es de finale de la Coupe grâce à un large succès à Brest (0 – 3) conjugué à une défaite au match retour (1 – 2). De cette double confrontation, Bernard n’en garde qu’un souvenir lacunaire, bien qu’il ait joué un match et demi, à peine remis d’une fracture du 5e métatarse. Peut-être parce qu’il s’agit là du seul adversaire (avec l’OM) contre lequel il n’a pas marqué au cours d’une campagne 1976 qui le verra inscrire 8 buts pour emmener les siens jusqu’en finale, perdue contre l’OM (0 – 2). Il souligne : « Brest est une ville de foot. Attention : en Bretagne, on aime jouer au ballon. »

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