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Berthod: "C'était comme une évidence!"

Publié le 01 octobre 2004 à 09:10 par R.B.

[IMG3326L]C'est bien connu le malheur des uns fait le bonheur des autres ! Eric Abidal en délicatesse avec un muscle fessier, problème survenu à Toulouse, une place se libérait sur le côté gauche de la défense olympienne. Une place qui est revenu à Jérémy Berthod, le titulaire du poste la saison dernière. Heureux de ce retour, il n'en a pas été surpris pour autant... et il nous parle ensuite du derby...

C'est bien connu le malheur des uns fait le bonheur des autres ! Eric Abidal en délicatesse avec un muscle fessier, problème survenu à Toulouse, une place se libérait sur le côté gauche de la défense olympienne. Qui allait hériter du poste ? Réveillère qui la saison dernière a occupé plusieurs fois la fonction. Lamine Diatta pouvant le remplacer alors à droite. Malouda ? Paul Le Guen l'avait placé 5 fois dans cette position lors de l'exercice précédent. Truchet ? Difficile peut-être de le lancer dans le grand bain comme cela. Berthod ? Jérémy était le titulaire du poste depuis son premier match en Ligue 1 contre Auxerre, le 13 septembre 2003. Après 26 matches de championnat en 2003-2004, 5 rencontres de Champions League et les 4 de Coupes Nationales, il était reparti cet été sur les mêmes bases. 2 solides prestations contre le PSG et Nice. En suivant, contre Sochaux et Metz… c'est le flop. Cris vient d'arriver. Abidal le remplace à son poste. Un Abidal qui pète le feu !



Le « gamin » s'accroche mais ne joue plus, sauf 5 minutes à Rennes. A Toulouse, il est dans les tribunes lorsque l'ancien lillois se blesse. Réveillère passe à gauche ; Diatta entre à droite en deuxième mi-temps et répond présent. On se dit que le ciel s'obscurcit pour l'international espoir. Mais le jour de son retour sonne pour la venue de Monaco. Il en bave au début, s'accroche… puis vient le déplacement à Prague où il est de nouveau titularisé. 15 minutes délicates avant de carburer à plein régime. « Je suis content de revenir. Je n'éprouve pas toutefois le même bonheur que j'ai ressenti lorsque j'ai débuté en Ligue 1. Cela ne peut pas se comparer. Maintenant, il faut que je continue. Pour moi, c'était comme une évidence que je sois titularisé après la blessure d'Eric. C'était logique dans mon esprit. Je n'ai jamais douté pendant cette période difficile. En ce moment je suis heureux ».



A Prague, sur la pelouse du Toyota Arena, il y eut une scène « très tendre » avec Coupet. Peux-tu nous raconter Jérémy l'histoire de ce bisou ? « Déjà Greg, je l'aime bien. Avant Monaco, avant Prague il m'a encouragé. En plus il est cool pendant le match. Là sur un ballon aérien, on se retrouve ensemble ; j'ai l'impression que je le porte, que je le tiens en l'air ; puis on redescend toujours ensemble pour finir le nez dans la pelouse. Le bisou, il est venu naturellement… ».



Les matches s'enchaînent ; pas le temps de savourer son retour. Le derby contre les Verts se précise. « C'est quelque chose de particulier pour moi qui suis Lyonnais de naissance et qui a été formé à l'OL. Il faut enlever la pression autour de cet événement. C'est un gros match, mais il n'y a au final que 3 points en jeu. J'ai disputé 10 derbies dont 2 en CFA (1 succès et 1 nul). Chez les jeunes, je n'ai jamais perdu sauf une fois là bas 5 à 1. Ce jour là on aurait pu en prendre 9, c'était pareil. Avec les joueurs stéphanois de mon âge, on se connaît tous pour avoir jouer plusieurs fois les uns contre les autres et pour avoir porté les mêmes maillots de l'Equipe de France. Dimanche, je n'envisage pas un seul instant la défaite. Mon oncle, comme mon papa, est routier. Il va souvent du côté du Forez. Il se fait brancher. Dans la famille, il est interdit de perdre contre les Verts. Sinon, je n'aurais plus le droit d'aller manger avec elle le gratin le dimanche… Tu comprends que je sois un peu chaud ».



R.B.

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