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Bordeaux - OL dans la presse

Publié le 07 avril 2010 à 10:42 par BV et DC

La rencontre entre Bordeaux et l'OL occupe une large place dans la presse de ce mercredi 7 avril.

« C’est leur finale » titre en Une L’Equipe. Après un match aller « magnifique », le quotidien sportif s’exclame : « Remettez-nous la même, patrons ». S’il souligne que l’OL est favori, L’Equipe note que « les Girondins n’ont plus rien  à perdre et beaucoup à se faire pardonner. L’orgueil peut les pousser à renverser la tendance », s’interrogeant : « que valent les chiffres et les impressions face à l’enjeu formidable, aux énergies que va réveiller la bataille ? » Et de souligner que « depuis samedi, depuis que Lyon s’est installé devant Bordeaux en championnat (…) on ne regarde plus l’affrontement de ce soir comme avant ».

Jean-Alain Boumsong, qui pourrait bien débuter ce soir aux cotés de Cris, se déclare « obnubilé par l’idée d’une demi-finale ». « Les Bordelais sont très confiants » juge le défenseur lyonnais qui se réjouit à l’idée de retrouver Marouane Chamakh et donne les clés de la rencontre : « il faut jouer ensemble. (…) On devra avoir le même état d’esprit qu’à Madrid. » Comment expliquer la réussite des Girondins sur coups de pied arrêtés ? « Ils sont assez mobiles et conscients qu’ils peuvent marquer, et c’est ce qui les rend dangereux. »

Un portrait de Marouane Chamakh lui fait face, « un homme souriant, fidèle et investi dans la société ».

De son coté, Cédric Carrasso assure que Bordeaux ne joue pas sa saison ce soir. « Il faut se faire violence, diagnostique le portier girondin. (…) On n’est pas devenus des tocards. On a gardé nos qualités. Mais il y a peut-être eu ce brin de suffisance sans s’en rendre compte, ce trop-plein de confiance qui t’aveugle. Ce match est l’occasion rêvée de redevenir nous-mêmes. (…) Il n’y a pas à calculer. Il faut y aller, jouer avec notre rigueur et en y ajoutant un ingrédient : la folie. »

En pages intérieures, L’EQUIPE dresse les portraits de Laurent Blanc et Claude Puel, deux entraîneurs qui constituent « la nouvelle vague » et possèdent « un but en commun et c’est tout ».

Le Progrès consacre trois pleines pages à la rencontre au sommet. Pour le quotidien rhodanien, « L’OL n’a jamais été aussi près… ». Mais il rappelle également qu’un seul des deux clubs passera, et qu’il faudra « le mériter ». Jean-François Gomez se remémore pour l’occasion le quart de finale manqué par l’OL contre le Milan AC d’Inzaghi. Seulement là, Laurent Blanc lui-même déclare que « Lyon est tellement près de ce qu’il cherche depuis dix ans, que sa motivation sera grande.» Un sentiment partagé par le journaliste de TF1, David Astorga qui voit l’OL se qualifier : « Bordeaux va être hyper remonté dans le contexte qui est le sien. Bordeaux va mener au score. Mais je pense que l’OL est difficilement prenable. Je ne vois pas Lyon encaisser trois buts, étant donné tous les espoirs de l’OL dans cette compétition. »

Robert Herbin mise lui également sur l’écurie lyonnaise : « Je ne pense pas que Bordeaux puisse refaire son écart. Il manque du rythme dans le jeu de cette équipe, ils n’ont pas de joueurs capables de semer la panique, de créer la perturbation avec le ballon. Les Bordelais pratiquent un jeu trop bien léché. » Place à la nostalgie pour Bernard Lacombe, qui se rappelle aux bons souvenirs de son époque bordelaise, « mais aujourd’hui, je viens ici en tant que Lyonnais, avec une demi-finale en point de mire. Malgré le match retour à l’extérieur, il faut qu’on se qualifie. »

Pour la suite, le Progrès annonce un « Duel en haute altitude » entre Bafétimbi Gomis et Marouane Chamakh. Pour le conseiller du président Aulas, « ce sont deux attaquants qui évoluent dans le même registre, en pivot ou en point d’appui pour les partenaires.» En tout cas pour Laurent Blanc, c’est clair : « Il faudra réussir le match parfait. Et les joueurs en sont capables. » Même détermination pour Claude Puel : « On est venu à Bordeaux pour gagner. » Enfin, Christian Lanier reprend les propos tenus par Cris en conférence de presse, hier en fin d’après-midi en titrant : « Mon plus gros challenge. » Le défenseur central de l’OL rappelle que « Bordeaux doute en ce moment, mais que chaque match a son histoire. »

« Pour Bordeaux, c’est le moment d’être grand » titre Aujourd’hui en France qui s’interroge : « la force de l’habitude viendra-t-elle à bout de l’impétueuse impatience ? » Lisandro absent, la pointe de l’attaque lyonnaise devrait être confiée à Bafétimbi Gomis. « Bafé est très intéressant dans sa capacité à tenir le ballon très haut » déclare Claude Puel. « Il faudra qu’il soit super efficace dans nos moments forts, mais aussi qu’il puisse garder le ballon et permettre à l’équipe de remonter autour de lui quand nous aurons des temps faibles » lui fait écho Bernard Lacombe. Le quotidien a également demandé à cinq acteurs de la Ligue 1 leur pronostic. Landreau, Kapo, Janot et Ben Arfa penchent pour Bordeaux. Ruffier accorde sa préférence à l’OL.

Dans France Football, la « Une Ligue des Champions » est consacrée au gardien Bordelais Cédric Carasso. Pour lui comme pour son entraîneur : « il faut réaliser le match parfait. Il suffit de marquer deux buts et de ne pas en prendre. Il faut juste qu’on retrouve un peu de confiance et de sérénité et qu’on rentre sur le terrain avec le couteau entre les dents.» Alain Giresse y croit aussi. L’ancien joueur des Girondins pense que : « Bordeaux peut le faire. Sans Lisandro, Lyon sera moins embêtant à jouer. » Pour le bihebdomadaire, « Gourcuff et Chamakh ont la clé. Le tandem est indispensable, surtout dans leur capacité à tirer leurs partenaires vers le haut et de bonifier le jeu. »

Elie Baup lui, pense « qu’un 2-0 pour Bordeaux est possible. Ce n’est pas un problème de qualité de joueur. Juste une question d’expérience, qui est incalculable. » France Football rappelle, que « Bordeaux l’a déjà fait trois fois (remonter au moins deux buts d’écart), dont deux fois de suite à l’automne 82, mais à chaque fois en Coupe de l’UEFA, contre Carl Zeiss Iéna (RDA, 3-1/0-5), l’Hadjuk Split (4-1/0-4) et le Milan AC en 1996 (2-0/0-3). » Enfin, Xavier Rivoire qui suit Lyon en Champions League affirme que « Lyon joue son présent avec les absents, Lisandro Lopez et Sidney Govou. » Mais il rappelle tout de même, que « l’heure de Michel Bastos a sonné. » Il se souvient également que César Delgado avait été si précieux à l’aller par ses percussions et son travail défensif.

Lyon c’est en tout cas le pronostic de Philippe Bergeroo qui précise que « Lyon a pris une belle option. » De son côté, l’ancien coach auxerrois Guy Roux considère qu’il y a « avantage à Lyon, au bénéfice de l’expérience. » 

Pour le Dauphiné Libéré, « Lyon est face à son destin. » Le quotidien rappelle que « L’OL n’a jamais encaissé deux buts dans un match européen cette saison. »

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