masculins / Pendant la trêve

C. Galtier : "Travailler étape par étape "

Publié le 06 septembre 2007 à 18:57 par RP

En cette période de trêve internationale, Christophe Galtier revient sur le début de saison avant de se projeter sur les échéances à venir.

Comment se passe la semaine avec le groupe réduit de ses internationaux ?
On profite de cette semaine pour faire travailler les joueurs sur le plan athlétique, puisqu’ils ont avant chaque séance d’entraînement différents exercices physiques avant de toucher le ballon. C’est une semaine un peu particulière par son contenu puisqu’il est hors de question de travailler sur le plan tactique. On incorpore aussi quelques jeunes du centre de formation.

C’est un peu plus calme, est-ce qu’on en profite aussi pour discuter un peu plus avec les joueurs ?
Vous savez, quand vous finissez une semaine avec trois victoires, les humeurs des uns et des autres sont au beau fixe. On discute surtout sur le programme qui nous attend, on sait que l’on va enchainer une série de matchs très importante. On suit également l’évolution de nos différents joueurs sélectionnés. On va surtout suivre leurs temps de jeu, car malheureusement, alors que d’autres sont en récupération, nos sélectionnées auront eux des temps de jeu. Il faudra voir dès leur retour comment ils sont tant sur le plan physique que sur le plan mental afin d’enchainer cette série de match importante.
On s’attarde aussi sur le début de saison… Tous les matchs sont visionnés et re-visionnés, on essaye d’avoir une réflexion sur ce qu’il y a à mettre en évidence et, à travers des discussions et du visionnage, on essaye d’améliorer nos points forts et de travailler sur ce qui va un peu moins bien afin d’éviter de renouveler les erreurs.

Quel est votre avis sur ce début de saison lyonnais ?
Nous avons une bonne moyenne de points avec des organisations différentes. Ce que je note, c’est qu’on a souvent dit que Lyon était en difficulté après les deux défaites (à Toulouse et   Lorient), même si celle de Toulouse nous reste un peu au travers de la gorge parce que les faits de match nous on mis en difficulté, à la fois avec l’expulsion (de Kallström) et les blessures de certains joueurs (Govou et Cris).

Prépare-t-on les prochaines échéances, Metz et Barcelone ?
Avec les joueurs non, avec l’ensemble du staff oui. Il y aura une réflexion sur l’équipe qui sera mise en place à Metz, sachant que, derrière, nous enchainons sur le déplacement à Barcelone et la réception de Lille. Tout le monde dit autour de nous que le déplacement à Metz sera facile car c’est une équipe qui est un peu difficulté en ce début de Championnat, nous savons très bien que ça va être difficile car c’est une équipe qui a besoin de points. Et nous aussi avons besoin de ramener des points de l’extérieur. C’est aussi un match qui arrive avant un grand match de Ligue des Champions et par expérience, je sais très bien que cette compétition prend beaucoup de place dans la tête des joueurs. Nous devons faire un travail sur le plan psychologique pour ne pas se tromper dans les objectifs. Il y a un match de championnat avant d’aller à Barcelone !
Tout le monde aura envie de jouer. L’environnement extérieur parle beaucoup de ce match. Mais c’est étape par étape. Le premier match de reprise après cette mini trêve internationale est le match à Metz et c’est une rencontre très importante dans notre tableau de marche !

On a vu que l’équipe tournait de mieux en mieux, n’est-il pas frustrant de devoir s’arrêter le temps d’une trêve ?
Nous avons pris neuf points sur neuf possible et vu le contenu du dernier match, l’investissement des joueurs et leur volonté de ne pas subir une défaite à domicile en allant chercher la gagne, c’est vrai que c’est un peu frustrant de ne pas être encore avec la totalité du groupe pour préparer les prochaines rencontres.

[IMG42342#R]C’est comme Juninho qui revenait doucement à son meilleur niveau…
Vous savez, quand on voit « Juni », son regard, son comportement, son investissement et évidemment, l’importance qu’il a eue sur le résultat, on ne se fait aucun souci pour la suite. On voit un Juni très heureux, qui peaufine encore sa préparation physique, puisqu’on sait qu’il a été en déficit de ce coté là en étant blessé 15 jours pendant la préparation… Donc il peaufine différents secteurs dans le domaine athlétique et prend beaucoup de plaisir à travailler sur un plan technique. « Juni » est « Juni » et il est en train de monter en puissance. Quand je le regarde chaque matin, quand je lui dis bonjour, je vois un homme heureux et qui dit « homme heureux », dit souvent « joueur performant ».

Tu l’avais vu à la télé sur certains matchs… Aujourd’hui, quand tu le côtoies, quelle impression as-tu ?
On a l’impression de voir un joueur qui se connaît parfaitement bien, et on découvre également un homme qui a besoin de sentir beaucoup d’affection autour de lui... C’est ce qu’on essaye de lui donner.

On a l’impression qu’il s’est passé quelque chose dans l’équipe contre Le Mans…
Ca n’est peut être pas un match référence, car si on commence à dire que Le Mans est un match référence, on va essayer de partir avec deux buts de handicap à chaque fois et cela serait problématique ! Non, je pense qu’il y a eu une grande progression dans le jeu. On a vu une équipe bien en place, il y a eu beaucoup d’enchainements techniques de bon niveau. On a été malheureux dans la finition pendant la première heure de jeu. Maintenant, j’ai pour habitude de dire depuis un certain moment qu’il est plus intéressant de gagner les matchs dans la difficulté, de ne pas se retrouver avec le score acquis très rapidement. Je crois que pour former un groupe il faut un peu de difficulté et ce match là restera quelque part une référence dans l’état d’esprit des joueurs, sur cette envie de ne pas baisser les bras et d’aller chercher la gagne.