masculins / OL 1 - Auxerre 1

Ça coince encore...

Publié le 13 septembre 2003 à 20:50

Après deux contre-performances contre Toulouse (0-0) et à Guingamp (0-2), l'OL a de nouveau coincé ce soir à Gerland face à Auxerre en étant contraint de partager les points. L'OL a désormais quatre jours pour tenter de relancer la machine et repartir du bon pied mercredi soir face à Anderlecht pour la première journée de la Ligue des Champions.



C'était un peu la soirée de retrouvailles aujourd'hui à Gerland. L'OL retrouvait Auxerre, qu'il avait battu en début de saison lors du Trophée des Champions (2-1), Sidney Govou, lui, retrouvait l'équipe olympienne, après 6 semaines de convalescence et, bien sûr, Philippe Violeau, pour son premier match sous ses nouvelles couleurs, retrouvait déjà des Lyonnais qu'il quittait à peine ! D'ailleurs Gerland, qui n'avait pas encore eu le temps de remercier son "Fifi" pour ses 6 magnifiques années sur les bords du Rhône, entonnait, durant l'échauffement, des chants à sa gloire. Entre les deux équipes les plus fair-play du championnat, l'ambiance partait sur de bonnes bases.



Et puisqu'on en était à la séquence "retrouvailles", Juninho ne tardait pas à se rappeler aux bons souvenirs de Fabien Cool en expédiant une frappe dans le petit filet extérieur du portier auxerrois, qui devait se demander quelles misères il allait encore subir avec ce diable de Brésilien (8'). La réponse fusait sous la forme d'un coup franc de "Juni" que Cool parvenait néanmoins à stopper devant plusieurs pieds lyonnais (10'). Le match entre les deux hommes était donc déjà bien engagé. Et le match lui-même ? Il avait semble-t-il un peu plus de mal à démarrer, avec d'un côté des Gones entreprenant mais trop souvent maladroits dans le dernier geste, à l'image de Malouda décalé par Elber mais qui tardait un peu à tirer (17'), et de l'autre des Auxerrois bien repliés, venus pour jouer le contre.



Et, malheureusement, de ces deux stratégies, celle mise en place par Guy Roux allait se révéler plus efficace. Si sur les deux premières contre-attaques bourguignonnes la charnière olympienne faisait bonne garde, Edmilson puis Müller intervenant sur Kalou puis Cissé (18' et 21'), la troisième allait, en effet, être la bonne pour les coéquipiers de Lachuer puisque Cissé ouvrait le score, seul devant Coupet (29'). Juninho avait beau essayer de raviver la flamme sur deux coup francs venant mourir à quelques millimètres des montants (24' et 41'), les démons toulousains et guingampais semblaient revenus...

Et puis, et puis un ange vint se poser sur Gerland: Giovane Elber. Il restait une poignée de secondes à jouer dans ce premier acte et le Brésilien était lancé par Juninho. La suite était du Elber dans le texte: contrôle du genou et reprise de volée du gauche enchaînée qui faisait mouche (43'). Gerland pouvait se lever et acclamer son nouveau héros. Et l'OL regagnait le vestiaire le sourire retrouvé.



Après un intermède humoristique signé de Mickaël Youn et sa bande de délurés, l'OL repartait sur la même cadence avec de nouveau son buteur brésilien dans le coup qui, décalé au coeur de la surface par Carrière, voyait son tir à bout portant repoussé par un défenseur, avant qu'Essien ne reprenne le ballon et place une reprise au ras du poteau (54'). Mais comme le score n'évoluait pas, Paul Le Guen décidait alors de faire rentrer son joker, laissé sur le banc au coup d'envoi, Sidney Govou. Depuis le 24 mai et son but face à Guingamp le jeune international n'avait plus foulé les pelouses de L1 et son retour était donc particulièrement attendu, comme l'attestait du reste la salve d'applaudissements de Gerland à l'encontre de son numéro 14. Et le come-back de Magic Sidney faillit bien se révéler carrément fracassant puisque, sur l'un de ses premiers ballons, il se retrouvait dans un face à face avec Cool, qui réussissait néanmoins à prendre le dessus (68').



L'OL venait sans doute de laisser filer sa chance et Auxerre, un peu timide depuis la reprise, en profitait pour déployer de nouveau sa parfaite panoplie de contre-attaquant. Deux têtes de Mexès (70') puis de Kalou (80') tutoyaient ainsi le cadre. Bref, bien malin qui pouvait deviner, à ce moment là, de l'issue du match. Mais Giovane Elber avait bien sa petite idée là-dessus et croyait faire basculer la rencontre sur un nouvel enchaînement de haute-volée aux abords de la surface, malheureusement sa reprise du gauche ne faisait, cette fois, que frôler la barre (83').

Cette fin de match se résumait alors à un attaque-défense avec des Lyonnais faisant le siège des buts auxerrois. Mais la meilleure défense de la saison dernière ne laissait rien passer et le coup de sifflet final se rapprochait inexorablement. Au grand dam des Olympiens qui n'avaient pourtant pas abdiqués et qui continuaient leurs assauts. Ce qui était finalement tout proche de payer... A l'instar, en effet, de la fin de première période, on jouait les ultimes minutes lorsque Réveillère débordait côté droit et ajustait un centre en retrait impeccable pour Essien, lancé toutes voiles dehors. Mais, comme si un chat noir poursuivait les coéquipiers de Müller depuis quelques temps, le Ghanéen était gêné au dernier moment par... Elber, bien malchanceux sur ce coup là, et cette énorme opportunité s'achevait là, comme la rencontre quelques instants plus tard.



L'OL aura tout tenté mais ne sera donc jamais parvenu à ses fins, concédant ainsi un nouveau nul à domicile, assez ennuyeux pour la suite. La suite, justement, c'est dès mercredi à Gerland face à Anderlecht, où il s'agira pour les Gones de se rassurer et, à défaut du championnat, de démarrer la Ligue des Champions de la meilleure des manières.









T.L.







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