masculins / Peace Cup 2007

Ça se complique !

Publié le 16 juillet 2007 à 15:33 par BV

Au point de vue comptable, l’affaire est on ne peut plus mauvaise : l’Olympique Lyonnais a perdu 1 but à 0 contre les Anglais de Reading. Dans le même temps, à Busan, River Plate a dominé les Japonais de Shimizu (1 – 0).

Pour espérer disputer la finale, les Lyonnais devront s’imposer contre les Argentins de River Plate, jeudi, tout en conservant un œil attentif sur l’affrontement entre les deux autres formations du groupe B*. Rien n’est donc terminé, loin s’en faut, mais force est de constater que les Olympiens se sont singulièrement compliqué la tâche. Face à des Anglais sans brio mais animés d’une formidable motivation, symbolisée par l’inusable Hunt, les hommes d’Alain Perrin n’ont qu’en de trop rares instants entrevu la lumière, et n’ont surtout jamais semblé en mesure de réagir après l’ouverture du score de Cox.

Alors certes, le groupe lyonnais est encore en phase de préparation tactique et, plus handicapant, physique ; certes bon nombre d’Olympiens découvrent leurs partenaires ; l’entraîneur lyonnais tirera certainement de précieuses leçons de cet échec, des enseignements de son schéma de jeu initial. Après le 4 – 4 – 2 du premier match, Perrin avait décidé de tester le 4 – 3 – 3 « à la lyonnaise ». Après 57 minutes de jeu, l’entrée de Sidney Govou, à la place de Matthieu Bodmer, inversa la tendance. Instant de déconcentration inhérent à toute réorganisation tactique ou coïncidence : c’est précisément le moment que choisirent les Anglais pour ouvrir le score et s’arc-bouter sur leur but (62e).

Les joueurs de Steve Coppell se sont ainsi offert le droit de rêver à une victoire finale dans le tournoi sans s'être véritablement donné auparavant les moyens de leurs ambitions. Peut-être désireux de quitter précocément le climat coréen, pour le moins humide et pluvieux, ils ne s’étaient alors révélés dangereux qu’en de trop rares occasions. Principalement sur leur première incursion dans le camp lyonnais. Après une faute d’Anthony Réveillère sur Kevin Doyle, Rémy Vercoutre arrêta le penalty de l’Irlandais (6e). Le coup était passé tout près. La fin de la première période fut plus aisée à maîtriser pour la nouvelle défense centrale lyonnaise composée de Cris, qui laissera sa place à la pause à Sandy Paillot en raison d'une petite douleur à la cuisse, et Patrick Müller. Cox frappa au dessus (22e) puis à côté (46e) et Doyle l'imita (23e).
Mais, en ce début de saison, la formation rhodanienne ne dispose pas encore des automatismes indispensables pour déstabiliser une formation parfaitement regroupée. Et cela s'est vu ! Anthony Mounier et Kader Keita fêtaient leur toute première titularisation sous le maillot olympien; la première apparition même pour l'Ivoirien. En première période, le jeune gaucher rhodanien fut l’attaquant lyonnais le plus en vue. Il ne parvint pas à attraper le cadre (3e et 27e) et perdit son face à face avec Stack (14e). La tentative de Nadir Belhadj effleura le poteau (5e). Guère plus de réussite pour Kim Källström (27e et 45e) et Kader Keita (20e, 40e et 43e).

En tout début de seconde période, Baros trouva les gants du portier (46e). Ses coéquipiers ne se montrèrent que trop peu entreprenants après l’ouverture du score pour revenir à la marque. Kim Källström (69e) ne cadra pas et Belhadj força le gardien à une claquette (70e). Au bout du temps additionnel, Ben Arfa et Benzema furent tout proches de permettre aux leurs d’arracher le match nul (93e). Sans succès.

En manque de repères et d’inspiration collective, jeudi, les Lyonnais devront s’appuyer sur leurs ressources mentales et se dépasser. Un challenge largement à leur portée. La qualification n’en serait que plus belle !

*Les équipes à égalité sont départagées à la différence de but générale.



 

BA Peace Cup, Match 3

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