masculins / OL - Manchester J-1

Cela commence par un grand d'Europe!

Publié le 14 septembre 2004 à 10:21 par R.B.

[IMG3075L]En Ligue des Champions, l'OL avait déjà reçu au stade de Gerland des grands clubs du Vieux Continent en terme de palmarès, du passé ou du présent. On attendait encore la visite du Real Madrid, Manchester, Milan AC, Juventus Turin, que des cadors ! Le dernier tirage au sort a comblé un manque : les Mancuniens de <b>Sir Alex Ferguson </b>se présentent ce mercredi pour l'ouverture de l'édition 2004-2005...

En Ligue des Champions, l'OL avait déjà reçu au stade de Gerland des grands clubs du Vieux Continent en terme de palmarès, du passé ou du présent: l'Ajax Amsterdam, l'Inter Milan, Barcelone, Bayern Munich, Arsenal, Valence, Porto, Celtic Glasgow, Anderlecht. On attendait encore la visite du Real Madrid, Manchester, Milan AC, Juventus Turin, que des cadors ! Le dernier tirage au sort a comblé un manque : les Mancuniens de Sir Alex Ferguson se présentent ce mercredi pour l'ouverture de l'édition 2004-2005.



Les Red Devils en sont cette saison à leur 15eme pariticipation ; ils ont disputé 150 matches (83 succès, 36 nuls et 31 défaites ; 301 buts pour et 152 contre). En 1968, les copains « du Bad Boy » chevelu Georges Best avait battu le grand Benfica d'Eusebio 4 à 1 et en 1999 Sheringham et Solskjaer avaient pleuré dans les arrêts de jeu le Bayern d'Oliver Kahn 2 à 1. Et on passe sous silence une victoire en Coupe de l'UEFA (1991) contre Barcelone (2 à 1), à l'époque de Paul Ince. L'Europe, ce vieux club fondé en 1878 sous le nom de Newton Heath et en 1902 sous son appellation actuelle… il connaît ! Ajouter 15 titres de champions d'Angleterre, 11 coupes nationales, 1 coupe de la Ligue. Un palmarès de géant. Certes, la saison dernière, les partenaires de Roy Keane ont terminé à 15 points du champion Arsenal et avec leur troisième place, ils ont obtenu leur ticket chez les grands en passant par le 3eme tour préliminaire où ils ont battu les Roumains du Dinamo Bucarest (3 à 0 et 2 à 1). Ils se sont consolés en écrasant Millwall 3 à 0 en finale de la Cup.



Heinze, Smith, Rooney ont été les recrues les plus marquantes de l'été… Ferguson, le vieux lion écossais, pensait certainement retrouver des couleurs sur son banc. Une cascade de blessures dont celle de Gary Neville et Louis Saha ces derniers jours et des absences en tout genre lui ont « pourri » son début de saison. 6 points en 5 rencontres ; 5 buts marqués (A Smith 3) et 5 encaissés ; déjà à 9 longueurs du leader Arsenal… Quelle misère ! La machine de guerre manque de munitions en ce mois de septembre. Dans quelques semaines, Giggs et ses frères devraient avoir trouvé la bonne carburation…



L'OL n'a pas encore la même carte de visite : 38 matches, 17 succès, 6 nuls et 15 défaites ; 53 buts pour et 44 contre. Une place de ¼ de finaliste. Pour sa cinquième participation de rang, les Olympiens du président Jean-Michel Aulas n'ont pas d'autres ambitions que de « sortir » de la phase de poule. -Après on verra- est le leitmotiv du président, de l'entraîneur et des joueurs. Mais quand on a humé l'air enivrant d'un quart, on vous laisse deviner la suite !



MU est le 6eme adversaire anglais de l'histoire européenne de l'OL. Cela avait débuté en 61-62 par une élimination contre Sheffield Wednesday (4-2 et 2-5) ; puis une qualification homérique contre Tottenham en 67-68 (1-0 et 3-4) ; une élimination en 95-96 contre Nottingham Forest (0-0 et à-1) ; une qualification en 98-99 face au Blackburn Rovers (2-2 et 1-0) et enfin 2 matches de poule contre Arsenal en 2000-2001 (0-1 et 1-1).



Vous nous auriez dit il y a quelques saisons que Manchester était l'adversaire de l'OL, nous aurions répondu : « Chouette, mais pour le résultat, il est connu d'avance ». Là, sans être favoris, les Olympiens ont un bon coup à jouer. Pour les raisons indiquées ci-dessus ; parce que le temps rend plus fort le club trois fois champion de France à la progression régulière ; parce que les clubs anglais n'ont plus jamais dominé le football européen comme cela s'était produit de 1977 à 1982 avec les succès de Liverpool, Nottingham Forest, Aston Villa ; sans oublier Liverpool de nouveau en 84. Ensuite mis à part Liverpool finaliste en 85 et la fameuse victoire de MU en 99 plus de traces de finales… Des chiffres, juste des chiffres qui peuvent cependant démystifier, un peu, la bête. Une bête de merchandising en revanche qui vend des maillots comme des petits pains, reçoit des visiteurs en nombre dans son musée ; dans, son stade qui sera bientôt agrandi… et va prêcher le bon ballon « fructueux » aux quatre coins du globe.



Ce standing est toujours lié forcément aux résultats, aux noms des joueurs… et pousse le présent à se mettre au moins au niveau du passé. Ce club a connu la mort le 6 février 1958 ; cette tragédie l'a certainement rendu plus fort, plus vivant. On le regarde différemment d'autant qu'Eric le Rouge, Cantona le controversé, plus Anglais que Français, est passé par là. On regarde MU avec des yeux respectueux, envieux même si Alex Ferguson agace parfois ; même si son capitaine Roy Keane laisse trop traîner la godasse et balance souvent ses vitupérations de sale gosse. Ce groupe a des manques dans le jeu, notamment défensivement, surtout en l'absence de Rio Ferdinand. Mais quand le ballon est dans les pieds mancuniens, cela peut tourner à l'orage pour leurs adversaires. Scholes, Giggs, Smith, en attendant Rooney, Saha, Van Nistelrooy et le prodige Christiano Ronaldo, le Georges Best du 3eme millénaire.



Alors méfiance, parce que justement tous les supporters lyonnais pensent que c'est le bon moment de prendre ces « British ». Méfiance aussi de ne pas se griser après le succès à Rennes ; les 2 buts de Nilmar ; la présence de Wiltord ; de Cris ; le retour de Juninho ; et bien évidemment l'assurance tous risques personnifiée par l'immense Coupet. En souhaitant aussi que l'absence (raisons familiales) pendant 48h de Paul Le Guen n'aura pas perturbé un groupe qui a une ambition europ�enne « inavouée »… pour certainement mieux la vivre.



A 20h 43, l'hymne de la Champion's League va retentir sur Gerland. A 20h 45, la cinquième aventure, de suite, de l'Olympique Lyonnais dans cette compétition va débuter. Le 111eme match européen, toutes compétitions confondues. Supporters, joueurs vont se retrouver dans un autre monde. Un monde de puissants qui porte aux rêves. L'OL en est devenu un membre sans en être un des patrons. C'est, espérons le, la prochaine étape ! En attendant, on se dit que le pain quotidien réussi, le championnat de France, apporte de sacrés moments de bonheur.



R.B.

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