masculins / OL 5 - Sparta 0

C'est beau un stade la nuit...

Publié le 09 décembre 2004 à 02:17 par R.B

[IMG4063L]C'est beau un stade la nuit… d'un 8<b> décembre </b>à Lyon. Gerland voulait faire sa fête ; Gerland a fait la fête… somptueuse grâce à ses <b>Gones</b> rajeunis pour la circonstance. Comme souvent, comme toujours, le <b>virage Nord</b> a donné le tempo. Du peps à revendre, malgré l'interdiction des cierges magiques prévus pour l'occasion et pour une bonne œuvre (Huntington espoir). <b>38 500</b> spectateurs ont bravé le froid pour encourager ce crû olympien tellement attachant...

C'est beau un stade la nuit… d'un 8 décembre à Lyon. Gerland voulait faire sa fête ; Gerland a fait la fête… somptueuse grâce à ses Gones rajeunis pour la circonstance. Comme souvent, comme toujours, le virage Nord a donné le tempo. Du peps à revendre, malgré l'interdiction des cierges magiques prévus pour l'occasion et pour une bonne œuvre (Huntington espoir). 38 500 spectateurs ont bravé le froid pour encourager ce crû olympien tellement attachant. Comment ne pas regarder avec des yeux énamourés les Nilmar, Essien et consorts ? Comment ne pas envisager un printemps radieux ? Comment ne pas partager ces Olas partis des Kops ? Comment ne pas dire merci à ses protégés. L'amour, se mérite... dit-on; l'amour se déclare; l'amour est un partage. Des images de liesse en tribunes et sur la pelouse. Pour ceux qui font ou ont fait du sport dans leur vie, il y a des moments où la peau se transforme en chair de poule.

Avant le match, de voir serrer côte à côte Bergougnoux, Clément, Berthod, c'est un signe fort que ces mômes n'ont pas oublié leur passage par le centre de formation. Une façon de dire : nous venons du même moule. Pendant la rencontre le sourire radieux de Juninho après chaque but est un modèle d'appartenance à un collectif. Les manifestations de joie de Nilmar… allant chercher ses potes sur le banc, notamment Cris, tranchent avec celles de ces buteurs au sang froid qui donnent l'impression de se venger de quelque chose ou de quelqu'un !

Que dire aussi de l'extase de Sylvain Idangar… courant décrocher les inaccessibles étoiles entrevues dans ces rêves les plus fous. Son premier match… son premier but… et Bergougnoux qui le plaque au sol, l'embrasse. Bryan, à son tour, qui sentait qu'il allait marquer. Au bout du bout de ce match, il accède enfin à son Graal. Direction Jean-Jaurés. C'est sûr Bryan, il a promis de filer son maillot numéro 21 s'il marquait. Il a un cœur en or cet Espoir Tricolore. Il tient toujours ses promesses. Il jette son habit de lumière et s'assure qu'il n'est pas tombé dans la fosse. Il peut ensuite savourer les embrassades des ses coéquipiers.



Au même moment, Paul Le Guen et le banc lyonnais ont jailli comme un seul homme, soulagés, heureux par la réussite de ce joueur attachant. Quelques instants auparavant, lorsque ce môme qui avait débuté en pro à Lens le 28 juillet 2001 avait manqué sa 3ème occasion franche de but, l'entraîneur des Champions de France s'était pris la tête à 2 mains en bondissant sans retenue pour montrer sa peine qu'il ne le fit pas sur ce coup là. L'image d'un père malheureux pour son fiston. Il y eut aussi le choix douloureux de ne pas faire entrer Yacine Hima… les paroles de réconfort du coach… il y eut les premiers bons pas de Johann Truchet… remplaçant Berthod, l'ancien de 20 ans. Enfin comment passer sous silence la reconnaissance de Gerland à l'adresse d'Essien. D'abord un murmure… puis un son chaleureux… Essien… Essien… Essien.



De faire l'aveu que nous nous sommes régalés de ce spectacle à plusieurs facettes, même si l'adversaire fut d'une complaisance décevante, est-ce le signe d'une sensiblerie trop marquée ? Nous avons la faiblesse de répondre par la négative, en sachant que l'OL n'a encore rien gagné cette saison. Il y a tout simplement de la joie, du plaisir à vivre de tels instants. Mardi en début d'après-midi, la conférence de presse de Paul Le Guen et de Djilla Diarra avait déjà donné le ton. De la bonne humeur, de l'humour, du respect… le tout empreint de beaucoup de chaleur. A l'évidence, l'OL, saison après saison, ne cesse de grandir. Et il veut que tout le monde en profite…



R.B

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