masculins / Lens 1 - OL 1

C'était moins 47

Publié le 11 février 2006 à 21:45 par BV

Alors que la France et l’Italie tentent ce week-end de s’entendre sur un calendrier afin de disputer les qualifications de l’Euro 2008, <b>Sylvain Wiltord</b> vient d’offrir au public lensois une cruelle répétition de l’histoire.

Près de 6 ans après un France – Italie encore présent dans toutes les mémoires, l’ancien Gunner a endossé une nouvelle fois les habits du buteur des ultimes secondes en égalisant d’une reprise du droit, copie presque conforme de celle réalisée à Rotterdam le 2 juillet 2000.

Pourtant à la 91e minute de jeu, peu d’optimistes devaient subsister pour contredire Pierre-Alain Frau affirmant que « cela semblait mal embarqué pour l'OL ». Alors que le 4e arbitre venait d'afficher 2 minutes de temps additionnel, peu devaient croire lors de cette 91e minute passée de 13 secondes qu’il existait encore une chance que cette rencontre ne se termine pas sur la première défaite à l’extérieur des Gones. Qui pouvait voir dans ce duel perdu par Juninho face à Alou Diarra à 40 mètres du but les prémices de l’égalisation tant espérée ? Qui pouvait percevoir dans cette chandelle du gauche de Tiago l’antépénultième passe amenant le but lyonnais? Qui pouvait imaginer Cris en position d’avant-centre décisif, laissant Patrick Müller garder seul la défense olympienne ? Repositionné en arrière droit depuis l’entrée de Karim Benzema, Tiago envoyait le ballon de la dernière chance bien haut dans le ciel de Bollaert. Fred, dont les efforts sans ballon sont régulièrement loués, empêchait le grand Coulibaly d’intervenir devant Cris. D’une subtile déviation de la tête, le «gendarme » déposait la balle sur la poitrine de Sidney Govou. Habitué de ces glorieux exploits de fin de match, Sid contrôlait du buste avant de délivrer une somptueuse passe du plat du pied en direction de Nino. La frappe de l’ancien Bordelais passait entre les jambes d’Assou-Ekotto.

A cette 91e minute passée de 13 secondes, une vague impression de « déjà-vu » nous envahissait. A la différence de Francesco Toldo, Charles Itandje ne plongeait pas, laissant Nino recevoir l’accolade de la famille olympienne et offrir une bise affectueuse à Sid, une nouvelle fois décisif dans les ultimes instants.

Décidément la force de cet OL 2005 / 2006 réside dans sa capacité à ne jamais renoncer. Claudio Caçapa face à Nancy, Fred face à Rosenborg ou encore Sidney Govou face à L’Olympiakos ont déjà fait l’étalage de cette mentalité hors norme qui habite les Gones. Depuis le début de la saison les hommes de Gérard Houllier ont à 5 reprises inversé le cours d’un match dans les arrêts de jeu. Une marque de fabrique que les Lensois ont oublié l’espace d’une seconde. Il n’en restait pourtant qu’une poignée…
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