masculins / Manchester - OL : 1 - 0

C'était trop compliqué !

Publié le 04 mars 2008 à 23:00 par BV

Le but de Tevez à Gerland aura donc fait la différence. Les Mancuniens ont « simplement » réussi au match aller ce que les Lyonnais n’ont pas été capables d’accomplir au retour : marquer à l’extérieur. Au terme d’une double confrontation fermée, les hommes d’Alain Perrin quittent la Ligue des Champions au même stade que la saison passée.

Il y aura certainement des regrets dans les rangs lyonnais tant les Mancuniens ont semblé durant 180 minutes bien éloignés de l’invincible armada annoncée, de l'inarrêtable rouleau compresseur qui ne devait faire qu’une bouchée des leaders de la Ligue1. Avant le match retour, Grégory Coupet avait fait état de sa crainte de « prendre une valise » comme celle qu’avait ramenée la Roma de son voyage dans le « théâtre des rêves » il y a un an (7 – 1). Il n’en fut rien ; les Lyonnais se sont inclinés sur la plus étroite des marges (1 – 0), même si Rooney aurait pu faire « le break » en fin de match (76e et 87e).

Les Rhodaniens se savaient suffisamment armés pour inscrire au moins un but à Manchester. Mais Karim Benzema, repositionné au centre de l’attaque, ne fut jamais mis en bonne position ; Sidney Govou multiplia les retours défensifs diminuant d’ autant sa présence en attaque ; à l’exception de deux coups francs lointains (50e et 86e), Juninho ne sembla jamais en mesure de faire la différence.
Au coup d’envoi, Alain Perrin avait décidé de se passer de Bodmer et Fred au profit de Källström et Ben Arfa. A charge pour ce dernier de se projeter rapidement vers l’avant et d’offrir de la vitesse au jeu offensif des Olympiens. A l’exception d’une frappe lointaine et non cadrée (8e), il n’en eut guère l’opportunité, les Lyonnais se montrant, durant près d’une heure de jeu, incapables de conserver le ballon et remonter le terrain. Sans ballons, (37% de possession de balle en première période), la fête est moins folle !

La multiplication d’imprécisions techniques conjuguée à un bloc-équipe bien trop bas accula les champions de France sur leur but. Problème, face à Rooney, Ronaldo et Nani, préféré à Tevez, tenir dans de telles conditions s'apparente à une gageure. Peu avant la mi-temps, la défense lyonnaise cafouilla un centre de Brown que Ronaldo récupéra aux six mètres avant de tromper Grégory Coupet d’une frappe du pied gauche (42e). Sans être immérité, l’avantage d’un but était flatteur pour des Mancuniens qui n’avaient jusqu’alors pas montré grand-chose. Ronaldo avait feinté Grosso mais trouvé Cris sur sa route (10e) ; Fletcher frappé au dessus (15e).

Coté Lyonnais, le bilan n’était guère plus riche. Dans un match pauvre en occasions, Källström avait inquiété Van der Sar d’une tentative puissante (29e). Surtout, au sortir d’un une-deux avec Benzema, Kader Keita avait frappé sur le poteau gauche du portier hollandais (74e).

Alors certes, il n’y a aucune honte à être éliminé par Manchester United en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Pourtant, cette élimination laisse un goût amer, un sentiment d'impuissance. Les Mancuniens ont parfois donné l’impression de jouer à leur main, réduisant à la portion congrue les opportunités d'une jeune formation lyonnaise qui a certainement beaucoup appris de son cours d’anglais.
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