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Christophe Galtier : « Une immense fierté »

Publié le 26 avril 2012 à 11:26 par NF

L’Olympique Lyonnais affronte ce samedi l’US Quevilly pour la finale de la coupe de France. Christophe Galtier, vainqueur de l’épreuve en 2008 avec l’OL, revient sur ses souvenirs de la Vieille Dame.

Christophe Galtier a disputé deux finales de coupe de France, en tant que joueur, avec l’Olympique de Marseille en 1986 et 1987. Deux finales consécutives perdues contre les Girondins de Bordeaux. En tant qu’entraineur-adjoint, il la remporte consécutivement en 2007 avec le FC Sochaux-Montbéliard et en 2008 avec l’Olympique Lyonnais.

C’est avec le costume de dirigeant que « Galette » se procure les plus belles joies de sa carrière. « Avec Sochaux, ce fut une immense surprise de se retrouver en finale contre l’OM. On n’était pas favoris. J’avais perdu deux finales en tant que joueur. Le scénario de la partie accentue ce bonheur : on est mené deux fois au score et deux fois on revient à la marque. Et, on l’emporte à la séance de tirs au but. C’était un moment exceptionnel dans ma vie footballistique. Pendant quinze jours, j’ai fêté dignement ce titre car Bernard Lacombe m’avait conseillé de profiter au maximum de la joie que cela engendre. Je suis même parti en vacance avec la coupe. »

La saison suivante, Christophe Galtier accompagne Alain Perrin sur le banc de l’Olympique Lyonnais. A son arrivée entre Rhône et Saône, l’ancien Marseillais est loin d’imaginer une double consécration : sur un plan personnel (2007 et 2008) mais aussi de réaliser le premier doublé de l’histoire de l’OL. « On est venu à Lyon pour être champion de France. Au fond de moi, je pensais réaliser un bon parcours en coupe de la Ligue. Finalement, on remporte la coupe de France c’est encore plus beau. Coupe de France et Championnat, c’est un vrai doublé ! Cette saison restera gravée. »

L’actuel entraineur de l’AS Saint-Etienne se souvient du mois de mai 2008. « Il n’y a pas eu de préparation pour cette finale contre le Paris-SG. On venait d’être sacré à Auxerre pour le septième titre consécutif. La semaine qui précède la rencontre au Stade de France, il y avait eu beaucoup de festivités et de sollicitations. » Une semaine de préparation hors du commun. « J’ai le souvenir précis de n’avoir effectué qu’une seule séance d’entrainement et c’était la veille du match à Paris. »

Une affiche qui opposait le club de la capitale de l’Héxagone à la capitale des Gaules, faisait saliver tous les amoureux du football malgré la saison chaotique du club francilien cette saison-là. « Le PSG avait assuré son maintien en toute fin de saison mais sur une finale tout est remis à plat. Il n’y avait pas de favori pour ce match. C’était un match unique contre Paris au Stade de France. » Une finale marquée d’histoire pour les Lyonnais. « Comme tout un symbole, c’est Sidney Govou qui marque le but victorieux dans la prolongation. C’est un joli clin d’œil du destin. C’est un match historique pour l’OL. On avait tous à cœur de rentrer dans la légende avec le doublé. A la fin de la partie, j’avais une immense fierté du travail accompli cette année.» Des matchs singuliers que tout footballeur rêve de disputer un jour.

Du haut de ses quatre finales de coupe de France en tant que joueur et entraineur, l’ancien adjoint d’Alain Perrin porte son regard sur la finale qui attend Rémi Garde et ses joueurs. « Ca va être une finale difficile. Quevilly est bonne équipe. Régis Brouard est un entraineur qui sent les coups et qui pose beaucoup de problèmes à ses adversaires. Un élément est à prendre en considération : la gestion du  public français qui sera derrière le Petit Poucet par élan de sympathie. Mais les joueurs sont tous des internationaux avec de l’expérience. L’OL est favori ! »

 

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