masculins / OL - Valenciennes J-2

Claude Puel : "Ce n'est qu'une étape"

Publié le 27 novembre 2008 à 15:31 par BV

Comment abordez-vous le retour au championnat ?
On sait ce qui advient avant et après les matches de Ligue des Champions. Cela fait partie des choses que l’on doit améliorer même si ce n’est pas évident. Cela fait partie de notre devoir de savoir enchainer tant collectivement qu’individuellement. A mes yeux, les grandes équipes et les grands joueurs savent très vite se remobiliser, trois ou quatre jours après un match de Ligue des Champions. Pour cela, c’est mieux de jouer à domicile. Ce qui m’intéresse, c’est de voir mon groupe avoir la bonne attitude et reprendre le fil conducteur de notre saison, le championnat, qui reste notre priorité puisqu’il nous permet de disputer la Ligue des Champions la saison suivante.

La qualification change-t-elle quelque chose dans le groupe ?
Non, cela ne change pas grand chose, sinon que, grâce à la victoire, le groupe est apaisé. On a le sentiment du travail bien fait mais ce n’est qu’une étape, il y en aura d’autres.

Face à l’hécatombe de blessures qui a touché votre groupe comptez-vous faire appel à un joker médical ?
Encore faut il trouver le bon joueur. Il nous faudra quelqu’un au regard des échéances qui nous attendent. On est donc à la recherche d’un latéral. Est-ce qu’il y a urgence ? Cela dépendra des opportunités qui se présenteront. Ce qui m’intéresse, c’est qu’il nous renforce, c’est la raison pour laquelle je suis exigeant.

Que pensez-vous de Valenciennes ?
Les Valenciennois peuvent nous poser des soucis car ils ne lâchent pas, ils veulent s’en sortir. Ils concèdent des matches nuls ou perdent d’un but, ils ne prennent pas de « casquettes ». De toute façon, je pense qu’on n’aura pas beaucoup de matches faciles cette saison. Contre l’OL, toute équipe joue le match de sa saison. On a parfois pas la possibilité de mettre le répondant nécessaire, on n’est parfois pas très bien physiquement. On doit faire preuve de la même implication, de la même approche, quel que soit le match, en championnat ou en Ligue des Champions, quel que soit l’équipe ou le système aligné. C’est le domaine dans lequel on doit progresser, c’est valable pour tout le groupe, pour tous les joueurs même ceux qui n’ont pas joué le match précédent. Cela va se jouer là-dessus. Si tout le groupe arrive à répondre présent, on va devenir très costauds sur la durée. On est actuellement à flux tendu, à la limite, avec des joueurs qui ne soufflent pratiquement pas parce que l’on a beaucoup de blessés. On doit être capables de gérer. Face à Paris par exemple, cela se joue sur peu de choses, sur des détails. C’est dans ces moments-là que l’on doit être capables de revenir avec un 0 – 0 ou un 1 – 1 parce que les circonstances l’exigent. On doit se remettre en question à chaque match, on doit faire preuve de la même préparation psychologique, car cela se joue beaucoup dans la tête.