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Claude Puel dénonce « les absurdités » du calendrier

Publié le 20 novembre 2008 à 21:08 par BV

Etes-vous contrarié par toutes ces blessures contractées par vos joueurs lors des rencontres amicales des sélections nationales ?
Vous ne le seriez pas ? On dira que cela fait partie des choses normales d’un effectif qui est sollicité. Ce qui est embêtant surtout, c’est la succession de matches même si pour Grosso c’est moins problématique car il avait pu souffler contre Bordeaux. Pas un entraîneur n’apprécie cette succession de rencontres.

Les dirigeants de l’Olympique Lyonnais avaient demandé le report du match contre le PSG. Celui-ci vous aurait-il convenu ?
Si cela avait été accepté, je l’aurais bien pris. Mais c’est comme ça, il faut faire avec ; on doit assumer même si on est en flux très tendu, et ce depuis un moment. Si on a des internationaux, c’est que l’on possède un bon groupe, mais pendant ce temps Paris a pu bien travailler. La problématique c’est que l’on va jouer à l’extérieur, contre une équipe qui a eu plus de temps pour récupérer et se préparer que nous. C’est également le cas en coupe d’Europe où pratiquement toutes les équipes que l’on joue ont une journée de repos supplémentaire, ont des possibilités de mieux se préparer : la Fiorentina jouera ainsi samedi à 18h00. Avant ce qui pourrait être la finale du groupe contre le Bayern Munich (le 10 décembre), ce sera encore plus « gros » puisque l’on aura joué à Nantes dimanche (7 décembre) à 21h00. C’est complètement dingue ! Mais jusqu’alors, on a globalement plutôt bien géré cela, il faut continuer.

En voulez-vous à la LFP de ne pas suffisamment protéger les clubs français en coupe d’Europe ?
Il ne s’agit pas d’être protégé, mais d’être mis dans la normalité. A une certaine période, les clubs français bénéficiaient d’un peu plus de protection mais depuis quelques saisons, ce n’est plus le cas. Maintenant, ce sont les autres pays européens qui le font alors que nous, on ne le fait plus ! Les fédérations étrangères mettent leurs clubs dans les meilleures conditions, tant mieux pour eux. J’aime bien l’adversité, on a une petite course à handicap, c’est sympa, cela fait appel au caractère de l’équipe. On a toujours répondu présent et on le fera une nouvelle fois. Manque juste un contrôle antidopage à Paris et on aura la totale (rires).

Les entraîneurs ont-ils leur mot à dire ?
Ils n’ont pas voix au chapitre. Il y a des choses qui devraient couler de source. Les entraîneurs n’ont pas l’impression d’être mis dans les meilleures conditions possibles. C’est embêtant quand notre football s’impose des handicaps. On n’a pas besoin de cela.

Pensez-vous que ce soit fait exprès ?
Je ne fais que constater, que dénoncer des absurdités. Je ne veux pas aller au-delà. Maintenant, il faut évacuer afin de répondre présent. Et pour cela, aujourd’hui il faut tout axer sur la récupération. C’est devenu notre priorité.

Les 7 points d’avance que vous avez sur Marseille ont-ils une influence sur vos compositions d’équipe ?
Non, car je veux que l’on soit performants lors des deux matches. Mais je savais à quoi m’en tenir dès la fin de la rencontre face à Bordeaux. Si j’ai alors dit que 7 points ce n’étais rien c’est parce que je savais à quoi on s’expose jusqu’à la fin de l’année. C’est très costaud.

Que pensez-vous du PSG ?
En ce moment, c’est une équipe très performante, très solide, très réaliste, qui peut compter sur des joueurs comme Giuly qui retrouve la pêche, ou Hoarau devant, qui est très altruiste, qui pèse beaucoup sur une défense et apporte énormément à son équipe.
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