masculins / Bilan février

Claude Puel et le mois de Février

Publié le 04 mars 2010 à 16:50 par R.B

L’entraineur lyonnais est revenu sur le mois de février qu’il a qualifié globalement de bonne tenue… Il a été question du futur proche dont ce match retour à Madrid… Une interview à retrouver dans OL System jeudi et vendredi...

Claude, comment qualifiez-vous ce mois de février ?
« De bonne tenue avec des matchs difficiles car on manquait de certitudes dans notre jeu. Nous étions en phase de reconstruction, de recherche de confiance. C’est bien d’avoir tenu le coup au niveau des résultats et on savait qu’avec ces résultats, cela allait engendrer de la confiance. Nous étions sur le fil du rasoir en ayant toutefois la dynamique des résultats. Avons-nous progressé au cours du mois ? Bien sûr surtout après le match contre le Real Madrid où on s’est libérés techniquement et dans nos entreprises. Ce match nous a fait du bien et conforté les résultats précédents. Ce match nous a apporté la sérénité, la confiance ».



 

Un retour rapide sur chaque match ?
« Toulouse : un match difficile car nous avons eu aucune intention sur l’aspect offensif. Nous avons été très ternes sans trouver l’équilibre devant avec Lisandro et Bafé. Ce résultat nul était le maximum que l’on pouvait faire  même si le groupe n’a rien lâché y compris à 10.

Lens : Très compliqué. On gagne 1 à 0 sans se montrer transcendant face à une bonne équipe qui restait sur une dynamique intéressante. Nous avons confirmé notre état d’esprit en étant aussi toujours en attente au niveau du jeu.

Real Madrid : On s’est lâchés, même si on aurait pu faire mieux dans la qualité, la maitrise. Nous avons montré plus de sérénité, de relâchement. L’équipe était très motivée ; elle a fait un gros match. Elle s’est rapprochée  du niveau de ce qu’elle avait montré précédemment en LDC ou de notre début de saison.

Sochaux : Confirmation après le rendez-vous européen. Le groupe ne s’est pas relâché malgré les louanges en faisant tourner l’effectif. Ce fut un bon match avec de l’efficacité. L’adversaire n’avait rien à espérer dans ces conditions. Le match du Real a mis de la crainte chez notre adversaire.

Nice : nous n’avons pas assez concrétisé notre domination en première mi-temps, qui fut une période probante. Le groupe a répondu présent en étant solide, propre, sérieux ».



 

Des plus et des moins ?
« On peut toujours faire mieux à certains moments. Mais on était descendus très bas avec de la fragilité. Se relever ne se fait pas du jour au lendemain. Nous avons répondu présents dans l’état d’esprit pour repartir ; cet état d’esprit nous l’avons depuis le début de saison. C’est un groupe jeune qui se découvre, avance ; un groupe en début de cycle en train d’écrire son histoire. Est-ce-que il est plus homogène physiquement ? Oui après une cascade de blessures. En novembre et décembre, il était à l’agonie physiquement mais aussi mentalement. Il n’avait plus de fraicheur, de jus. La réaction collective de repartir vers l’avant a été intéressante. Le potentiel a toujours existé. Ce groupe avance. Je suis satisfait, mais tout reste fragile. Il faut qu’il reste imperméable à l’extérieur. Les médias ? Les critiques, les louanges, je vis cela normalement. Personne n’est obligé de croire ce qui est dit ou écrit. Je trouve qu’il y a beaucoup de superficialité, peu d’analyses de fond. On passe d’un sujet à l’autre selon l’humeur, les résultats. Nous devons garder le cap, avancer malgré l’environnement en prenant les choses avec du recul ; critiques comme louanges. Un joueur pro avec de l’expérience doit savoir le faire. Ce groupe  s’étoffe, devient plus mature, mais il n’a pas encore de marge. Il faut rester terre à terre»

realEst-ce-que le match du Real peut faire basculer la suite de la saison ?
« Je ne sais pas. Je ne me suis pas projeté à l’après Real. Je ne souhaite pas penser actuellement aux conséquences d’une qualification ou d’une élimination. On vit l’instant présent. Après Boulogne, on préparera le Real. Nous avons autant de chances que les Madrilènes. Ce qui m’intéresse, c’est d’avoir l’opportunité de faire quelque chose à Madrid. C’est le cas. Mais cette victoire 1 à 0 à l’aller, n’est pas décisive. Tout est possible. C’est ouvert et cela suffit à mon bonheur. Ce n’est pas un moteur car nous ne sommes pas là pour participer mais pour nous qualifier. Il faut regarder les choses froidement, mais avec ambitions pour aller le plus loin possible ».