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Claude Puel et le mois de septembre

Publié le 07 octobre 2010 à 17:40 par R.B

L’entraineur a dressé le bilan du mois de septembre en incluant le match à Nancy… Extraits en mots ou quelques phrases de ce bilan que vous pourrez retrouver jeudi et vendredi, dans OLSytem…

QUALIFICATIFS
« Chaque match à son histoire. Sinon, frustrant (VA); pas trop mal (Schalke); particulier, crispant (Bordeaux); de l’allant, de la qualité sans le résultat, la meilleure production de la saison (ASSE); changement de décor, ressourçant (Hapoël); pas facile à préparer, des séquences intéressantes, du caractère mais avec de la fébrilité ; convalescent (Nancy). Décevant en championnat d’un point de vue comptable pour différentes raisons. Assez satisfaisant lors des trois derniers matchs dans le jeu et lors des deux derniers en termes de résultats. Les joueurs sont redevenus acteurs, ce qu’ils n’étaient pas en début de saison par manque d’éveil, de concentration. Je sens que les joueurs ont démarré la saison, même si l’on doit encore progresser notamment sur les coups de pied arrêtés défensifs… »

ARRIVEES et RETOURS

« Yoann Gourcuff est en train de monter en régime. C’est un joueur endurant. Il a besoin de prendre ses repères pour sa confiance. On le trouve de plus en plus dans le jeu. Il a encore une bonne marge de progression. Satisfait de sa présence. Il faut être patient avec lui. Pape Diakhaté ? C’est un joueur très intéressant sur et en dehors du terrain. Il est franc, il participe, il a la bonne parole, la bonne attitude. C’est un guerrier avec de la qualité dans la relance. On dirait qu’il est là depuis longtemps. Alexandre Dellal ? D’abord Vincent Espié n’était pas complètement occulté, mais il n’a pas souhaité continuer avec la PRO2. Alexandre est là pour apporter un plus au staff, aux joueurs. C’est un jeune préparateur qui est déjà très au fait de sa discipline. Il est toujours en recherche. Il passe bien avec les joueurs. J’attends qu’il fasse aussi un travail plus individualisé avec les joueurs, qu’il soit plus à l’écoute du groupe. Nicolas Quinault a rejoint le groupe pour aller dans ce sens. Lisandro ? La seule façon de le remettre dans le coup, c’était de le faire jouer. Lisandro s’exprime mieux avec le ballon qu’à l’entrainement. Il n’allait pas refaire une préparation. Le choix était donc judicieux de faire comme on l’a fait ».

SUPPORTERS

« D’abord c’est un groupe de supporters qui a réagi de la façon que vous savez. C’est toujours embêtant pour le groupe, les joueurs. Pour moi, personnellement, ce n’est pas gênant sauf que cela peut perturber l’équipe. Je regrette cela, Je regrette cette stigmatisation, même si les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes pour l’instant. On a du retard. Il ne faut plus musarder en route. On a entrepris une remontée qui ne sera peut être pas linéaire. Dans une saison, il y a toujours des moments difficiles.

OPTIMISME

« Je crois en mon groupe. Les joueurs sont sains, ambitieux, de qualité. C’est un groupe homogène qui peut répondre à toutes les situations et il le prouvera. Ce groupe n’a pas eu le temps d’avoir des automatismes. C’est à travers les matchs qu’il va les obtenir, progresser ».

PROPOS PRESIDENTIELS

« Il gère les événements externes. Ce n’est jamais évident. Il gère les excès. Est-ce-que ses propos m’ont changé ? On ne change pas fondamentalement quelqu’un. Je ne vais pas mettre un nez rouge ! Cependant, je ne corresponds pas à l’image que l’on donne de moi. Avoir une meilleure communication ? Sûrement. Mais je suis bien dans mes baskets. Je suis heureux d’être de ce que je suis, de ce que je suis devenu. Suis-je plus détendu, plus serein ? Ce serait paradoxal ou alors j’ai déjà changé ma communication (sourires). Je suis simplement dans l’action. Je n’ai pas pour habitude de subir, de m’affoler. L’action évite de gamberger, d’avoir des pensées négatives. Je suis positif. Je garde raison, je prends du recul. Cette situation en termes de résultats est momentanée »

FORT DANS L’ADVERSITE

« Peut-être. Cela a toujours été une marque de fabrique, mais je ne recherche pas ce genre de situation ; je serais maso ! J’ai simplement besoin de çà. C’est dans ces moments où je me révèle le mieux. Je savais qu’en venant à Lyon, au moment où je suis venu, j’allais prendre des coups. Je suis venu pour le court terme et le long terme. Le challenge m’intéressait ».

MAKOUN

« J’essaie de ne pas tenir compte des supporters. Il est comme les autres joueurs un élément important du groupe. Jean n’est pas un tricheur. C’est un guerrier ; il est honnête ; il a une bonne nature. Que l’on n’aime pas le joueur, je peux l’accepter, mais pas d’en arriver à ce point. Les gens pensent qu’il est venu avec moi. C’est faux. Cette attitude je ne peux pas la comprendre. C’est incompréhensible Comment peut-on siffler un de ses joueurs ? Ce n’est pas dans ma définition du mot supporter ».

LILLE SYNONYME DE CRAINTE

« Cela fait partie du jeu. Il faudra être hyper costaud. J’espère que le public répondra présent dans ses encouragements pour que l’équipe relève le défi face à cette équipe lilloise. Ce sont toujours des gros matchs ; des matchs particuliers. Particulier aussi après la trêve et avant Benfica. Comme à chaque match, il faudra gagner. La pression ? La pression, elle existe ; elle doit être positive. C’est un moteur pour avancer. Après cela dépend de chaque être humain. Certains sont annihilés, d’autres stimulés. La réaction est aussi dans les gênes ou encore dans le parcours personnel. Si on a peur de ne pas y arriver, on devient restrictif ».