masculins / Pendant la trêve

Claude Puel : « J’aime ces situations»

Publié le 27 juin 2008 à 16:49 par BV

Seconde partie de l’entretien accordé par Claude Puel à OL TV. Il évoque sa fonction d’entraîneur général, ses objectifs pour la saison à venir ainsi que les liens qu’il compte entretenir avec le centre de formation.

Une semaine après votre prise de fonction, avez-vous une idée de l’organisation du staff technique que vous allez diriger ?
Oui, j’ai décidé de garder le staff déjà en place l’année dernière parce que je connaissais la plupart de ceux qui le composent, j’ai certaines affinités avec eux ; ils ont déjà montré leurs compétences. Je n’avais pas de raisons d’effectuer de grands bouleversements. Patrick Collot qui était déjà mon adjoint à Lille me rejoindra. J’ai aussi fait le point avec Sonny (Anderson), je verrai au mieux pour son affectation, pour qu’il travaille avec nous au quotidien ou dans la cellule de recrutement. Je vais trancher dans les prochains jours. Il était important de connaître ses attentes et ses préférences.

Le rôle d’entraîneur général est une fonction différente de celle de vos prédécesseurs qui devaient « piloter la Formule 1 OL ». Comment définiriez-vous votre rôle ?
On a une grosse écurie mais pour le moment on est dans un début de saison avec des petits points d’interrogation légitimes parce qu’il y a une équipe, un groupe à reconstruire. Il y a donc pas mal de choses à voir mais j’aime bien me retrouver dans ces situations où je ne m’assois pas uniquement dans un baquet de formule 1, j’aime bien mettre ma patte. Avec mon staff, on aura un gros travail à fournir pour construire, je l’espère, une bonne, et qui deviendra, une grande équipe.

Pour résumer, plus Jean Todt que Michael Schumacher ?
(Rires) Oui, oui. Voilà. Ca me convient très bien.

Vous êtes-vous fixé des objectifs sportifs ? Le championnat ? Une coupe ? La Ligue des Champions ?
Dans une saison, il y a toujours des objectifs. Quand on débute une compétition, c’est pour aller au bout. On se doit de gagner des titres, on le sait. Il y a donc des objectifs mais ce qui m’intéresse c’est comment les réaliser. C’est à mes yeux le plus important. Plutôt que de dire : « il faut ceci, il faut cela », je préfère demander : « quel point doit- on travailler ? Comment doit-on évoluer pour progresser et devenir une équipe compétitive ? »

Comment allez-vous travailler avec le centre de formation ?
Je ne vais pas diriger le centre de formation. Jojo (Georges) Prost, que je connais très bien puisqu’il a été mon formateur pendant un an lorsque j’étais à Monaco, est responsable de la formation. Mais il est important d’avoir beaucoup d’échanges avec celle-ci en prévision de ce que j’attends d’un jeune lorsqu’il arrive avec les professionnels, d’établir beaucoup plus de ponts, de transversalité, entre la formation et les professionnels. J’ai toujours fonctionné comme cela, que ce soit à Monaco ou à Lille, et même si Lyon a des besoins de résultats très importants, il est important de pouvoir compter sur les jeunes pousses les plus talentueuses et leur montrer qu’il y a des possibilités, même à Lyon, d’éclore et de montrer ce qu’ils savent faire.