masculins / Real Madrid - OL : 1 - 1

Claude Puel : "On doit s'inscrire dans la durée"

Publié le 11 mars 2010 à 17:24 par BV

Claude Puel est revenu cet après-midi en conférence de presse sur la qualification de son équipe à Madrid.

Le staff lyonnais avait initialement programmé un décrassage à Madrid, ce matin. Celui-ci a finalement été annulé, « pour laisser les joueurs se reposer » a expliqué cet après-midi Claude Puel au terme de l’entraînement qui a vu les non titulaires de Madrid disputer une opposition sur terrain réduit avec des petits buts.

Avez-vous bien fêté la qualification pour les quarts de finale acquise hier soir ?

Peut-être les joueurs un peu, tranquillement, entre eux. J’espère qu’ils ont été sérieux. Si ça doit se fêter, cela se fêtera samedi à partir de 23h00. Ce qui est important maintenant, c’est le match qui arrive contre Saint-Etienne. Depuis la fin de la rencontre, je pense au derby. On n’a pas trop le temps de savourer, on est dans la compétition, il faut avancer. On est dans le sprint en championnat, qui constitue notre fil rouge. On a envie de disputer à nouveau la coupe d’Europe la saison prochaine. Ce n’est pas parce que l’on a éliminé le Real que, derrière, c’est l’autoroute. Il faut toujours se remettre en question. On a vécu tellement de choses depuis le début de saison, on a mérité tout ce que l’on est allé chercher. Ce n’est le moment de gâcher tout ça en se laissant aller. Il faut garder le cap.

Jusqu’où pensez-vous que votre équipe puisse aller en Champions League ?

On voulait accéder aux quarts de finale. Ce n’était pas le fait de jouer le Real qui était important, c’était la possibilité d’accéder aux quarts. Le fait qu’on le fasse face au Real, c’est super. Mais le plus important, c’était la qualification. Quelle que soit l’équipe, on jouera pour essayer de se projeter en demi-finales. On sait que l’on a de la qualité, que l’on doit s’inscrire dans la durée, gagner en régularité. Ce qui est important, c’est de montrer à nouveau notre potentiel et de continuer à grandir tous ensemble.

Avec le recul, quel regard portez-vous sur les changements que vous avez effectués à la mi-temps ?

C’est un tout. La mi-temps permet de faire un break, de se poser, de remettre l’équipe en place. Gonalons et Källström sont bien entrés mais ceux qui les avaient précédés avaient fait leur match également. Ce qui était important, c’était de remonter le bloc sur le terrain. On a changé le schéma également. On a pris l’ascendant sur cette équipe en ayant une bien meilleure maîtrise collective. En première période, on a récupéré des ballons que l’on perdait trop vite en cherchant systématiquement Lisandro. Il fallait davantage préparer nos mouvements, ce que l’on a su mieux faire en seconde période. On a su faire courir le Real qui a également baissé physiquement et on a pris l’ascendant.

Avez-vous joué sur le fait que les Madrilènes aient été arrogants avant le match ?

Non, on n’en a pas eu besoin. Les joueurs avaient lu la presse. Il n’y avait pas de raison d’en rajouter. Cette équipe du Real n’était pas aussi sereine qu’elle voulait le faire croire. Au contraire. Il fallait essayer de les faire douter. Ce que l’on n’a pas su faire durant notre entame de match. A l’inverse, on les a mis dans les meilleures configurations. Par sa qualité, par la vitesse de son jeu, sa profondeur, le Real nous a fait mal en première période. A la pause, on a réajusté tout ça. En seconde période, on a fait preuve d’une belle maturité.  

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