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Claude Puel : "On n'a pas de joker"

Publié le 04 mars 2010 à 19:57 par BV

Au terme de l'entraînement, Claude Puel a évoqué le déplacement de l'OL à Boulogne-sur-Mer.

Quel est l’état de l’infirmerie ?

François Clerc poursuit sa rééducation. Il suit un programme aménagé. Cleber Anderson est en soins, il a un petit problème avec une ancienne cicatrice au mollet. Cesar Delgado est opérationnel.

Michel Bastos évolue au poste d’arrière gauche avec la sélection brésilienne. Cela vous étonne-t-il ?

Un peu dans une défense à quatre, oui. En piston, comme c’était le cas au Brésil, c’était plus probant. Mais, comme il l’a dit, s’il doit jouer gardien de but pour aller à la Coupe du Monde, il le fera. Pour nous, sa polyvalence est intéressante, pour dépanner. Avant de le positionner là toute une saison, j’attendrai une confirmation. Michel a besoin d’être bien, en confiance. Pour exprimer au mieux son potentiel, qui est énorme, il doit être agressif dans son jeu, parfois même être un peu remonté. Il a des coups de patte extraordinaires mais il doit être plus régulier et avoir davantage de volume dans son jeu. C’est la façon dont il aborde les choses qui permet à son jeu de se mettre en place.

Comment abordez-vous le match à Boulogne ?

Comme on a abordé les derniers matches, en se re-concentrant très vite sur le championnat, sur le quotidien. C’est un peu particulier parce que les joueurs ont été un peu dispersés. Certains ont appris la saison dernière à revenir au championnat après des matches internationaux, c’est toujours particulier. Il y a automatiquement de la dispersion, il n’est jamais évident pour un joueur de très vite revenir à l’essentiel. Certains ont besoin de faire beaucoup plus d’efforts que d’autres. Contre des équipes comme Marseille ou Bordeaux, la motivation est beaucoup plus naturelle. Contre Boulogne, c’est beaucoup plus difficile à appréhender. Il faut faire le métier en sachant que Boulogne a fait un match très convaincant à Monaco, mais n’a pas été récompensé. C’est une équipe qui se bat avec ses armes, qui est très bien en place. Si on est moins bien et moins concentrés, on peut aller au devant de grosses difficultés. On est toujours en quête de validation, en attente de voir si on peut continuer sur la même trajectoire et conserver la même approche quel que soit le match.

Que change le fait d’être remonté sur le podium ?

Pour moi, on n’est pas tout à fait sur le podium : l’OM est à un point, avec un match en retard. On n’est donc pas encore mathématiquement sur le podium. On est toujours en quête d’assurer le podium et de faire une vraie différence avec le quatrième. Il faut suivre notre parcours. On n’a pas de joker, on n’a pas de marge. On ne peut pas se permettre de louper un match. Bordeaux est certes à deux points mais il est certain que s’ils continuent à ne pas jouer, on va les dépasser. Pour moi, ils ne sont pas à deux points. A ce propos, je suis d’accord avec Jean-Louis Triaud lorsqu’il affirme que le championnat est un peu faussé. Bordeaux voit ses matches reportés et pourra les jouer à de meilleures dates. Je préfèrerais que tout le monde joue à la même date. Il faut qu’il y ait une ligne de conduite, une vraie réflexion, que tout le monde soit à la même enseigne. Ca devient n’importe quoi, ce n’est pas légitime.

Comptez-vous sur l’expérience emmagasinée la saison dernière pour bien négocier la dernière étape de cette période entre deux matches de Champions League ?

On a bien négocié les matches à Sochaux et face à Nice, reste maintenant celui à Boulogne pour être sûr que l’on a bien retenu la leçon. Le groupe est jeune. Tout ce que l’on a vécu et que l’on vit actuellement l’enrichit. Il faut en ressortir du positif. A mes yeux, l’adversaire que l’on affronte est secondaire. Le plus important, c’est notre jeu, ce que l’équipe va être capable de mettre comme investissement. Pour moi, il n’y a pas de différence d’approche entre un match contre Boulogne et un match contre le Real.

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