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Claude Puel : « Un mini-championnat qui recommence »

Publié le 15 octobre 2009 à 21:51 par BV

A l'avant-veille de la réception de Sochaux, Claude Puel revient sur la difficulté à "<i>se remettre dans le bain</i>" après une trêve internationale. "<i>On repart de zéro</i>", confie l'entraîneur lyonnais.

Comment abordez-vous la réception de Sochaux ?
On sait que cela va être compliqué. Les joueurs qui sont restés à Tola Vologe pendant la trêve internationale ont fait de bons entraînements, ont été appliqués durant la première semaine mais durant la seconde ce fut un peu moins le cas dans la dynamique et la concentration. C’est toujours un peu long pour ceux qui sont ici. Ceux qui reviennent de sélection ont besoin d’évacuer. Les joueurs sont très sollicités tant physiquement que psychologiquement. Il faut vite se remettre dans le bain. On sait très bien que la meilleure préparation à un match comme celui qui nous attend à Anfield est de faire un bon résultat contre Sochaux. Pour moi, les matches comme celui contre Sochaux, si on a des objectifs et des ambitions, sont de véritables tests. Sochaux est en effet une équipe qui a des arguments, qui essaie de jouer, de faire des choses intéressantes avec le ballon. Nous, on doit tracer notre route. On ne peut pas se permettre d’être en dedans. Ce n’est pas la notoriété des adversaires qui compte mais les challenges que l’on vit au quotidien.

Pensez vous que le groupe sochalien puisse être perturbé par l’accident de voiture dont a été victime Charlie Davies ?
Dans ce genre de circonstance, un groupe réagit souvent avec beaucoup de solidarité. Quand un problème pareil touche une équipe, celle-ci est souvent deux fois plus costaude. Je m’attends donc à une équipe solide, encore plus solidaire.

Ressentez-vous une pression particulière du fait que vous êtes leader de la Ligue 1 ? Pour moi, cela ne change pas grand-chose. Ce qu’il faut, c’est construire notre saison dans la régularité. On a, jusqu’alors, fait des choses intéressantes à domicile, il ne faut pas lâcher de points. Cela demande un gros investissement, des gros efforts psychologiques pour être bien concentrés.

Face à Sochaux, serez-vous plus attentif au résultat qu’au contenu ?
Non, c’est un tout : le contenu, le résultat, l’état d’esprit affiché. Les retours de trêve sont des moments particuliers pour toutes les équipes, même si Sochaux a eu plus de joueurs sous la main pour travailler les affinités collectives, une certaine discipline de jeu et toutes ces choses qui peuvent se perdre en cours de route. Après chaque trêve, c’est un mini-championnat qui recommence. On repart de zéro. Sans avoir pu s’entraîner collectivement, il faudra être performant et retrouver les fondamentaux de notre jeu, ce n’est jamais évident. Mais on n’entame pas le mois le plus important de notre saison : c’était le mois d’août avec 8 matches en trois semaines, en pleine chaleur. C’était quelque chose de dingue qui pouvait hypothéquer toute la saison.

Avez-vous été surpris de voir Sidney Govou porter le brassard de capitaine face à l’Autriche après la sortie de Thierry Henry ?
Je ne l’avais même pas relevé tellement je trouve cela naturel. Il a la capacité de rassembler. Il faut le prendre tel qu’il est. Il a la bonne parole, ses propos sont justes et appréciés. Il ne fait jamais de bruit pour faire du bruit.
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