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Claudio Caçapa : « Il est temps de partir »

Publié le 11 avril 2007 à 15:02 par BV

Après six années passées entre Rhône et Saône, Claudio Caçapa a décidé de quitter l’Olympique Lyonnais. Très ému au terme de l’entraînement matinal, le Brésilien est revenu sur les raisons de son choix.

Claudio, pouvez-vous nous donner des précisions sur votre avenir ?
Je vais partir. Malheureusement ou heureusement. On verra cela plus tard. Je suis triste. C’est un moment très difficile car Lyon fait partie de ma vie. J’y ai connu beaucoup plus de bonheurs que de malheurs. J’ai avant tout envie de remercier tout le monde : le président, les supporters qui m’ont toujours été fidèles même dans mes moments difficiles durant lesquels j’ai été blessé. Les supporters sont toujours restés derrière moi. Je leur dit un grand merci. C’est quelque chose que je garderai à l'esprit toute ma vie. J’ai vraiment passé des moments merveilleux ici. Cette décision n’était pas facile à prendre. Après y avoir bien réfléchi avec tout le monde, j'en suis arrivé à la conclusion qu'il est temps de partir maintenant.

Considérez-vous que vous n’avez plus votre place dans cette équipe ?
Je ne sais pas si je n’ai plus ma place. Aujourd’hui je ne joue pas mais il y a des choses plus graves dans la vie. Quand je rentre à la maison, que je vois mon fils et ma femme, je suis l’homme le plus heureux du monde. Je veux partir la tête haute. C’est vrai que j’ai été un peu déçu sur le plan professionnel car je ne joue pas souvent. Ne pas jouer est une situation compliquée. J’ai envie de trouver autre chose. J’ai besoin d’une autre motivation, comparable à celle que j’ai connue lorsque je suis arrivé à Lyon. Il faut parfois prendre des décisions qui font mal.

Vous sentez-vous encore en état de jouer ?
Bien sûr. Je n’ai pas besoin de prouver quoi que ce soit. J’ai encore envie de jouer trois ans. Je ne sais pas encore où je vais aller. Pour l’instant, je n’ai aucun contact avec des clubs français. Mon avenir est encore incertain. J’espère que les portes vont s’ouvrir. Je vais bien réfléchir durant les 2-3 prochains mois et je ne prendrai ma décision qu’après. Mon désir serait de rester en Europe. Mais pour l’instant, je n’ai pas envie de parler d’un autre club que l’OL. J’aime ce club, cette ville. J’aime tout ici. Ce club m’aura marqué, peut-être même plus que mon club formateur. Ma vie était à l’OL.

Quels souvenirs vous restent en mémoire ? Que des bons souvenirs. Le plus beau reste bien sûr la finale de la Coupe de la Ligue en 2001. Il y a également eu ces cinq titres, la rencontre face au Bayern Munich lorsque nous avons gagné 3 buts à 0, mais aussi les amitiés que j’y ai nouées qui resteront à jamais, pas seulement avec les joueurs mais aussi avec des personnes du club que je n'oublierai pas.

On sait que vous aviez un rôle de leader au sein du groupe brésilien. Craignez vous que ce groupe ne soit trop affecté par votre départ ?
Non. Ce sont des adultes, des joueurs exceptionnels. J’espère simplement qu’ils vont rester soudés. La plupart des Brésiliens qui sont passés ici ont été heureux. Il y eut auparavant Marcello ou Elber que j’ai souvent au téléphone. Il me parle toujours de Lyon. Je ne vois pas Lyon sans des joueurs brésiliens. Ce rôle de leader m’est venu naturellement. Je n’aime pas perdre comme la plupart des joueurs. C’est cela être un leader. Même lorsque je n’étais pas très bon, j’ai essayé d’aider par la parole. C’est cela un leader : donner l’exemple sur et en dehors du terrain.

Avez-vous l’impression que l’OL est en train de tourner une page de son histoire ?
Lorsque je suis arrivé, il y avait encore Philippe Violeau, Florent Laville, Sonny Anderson. Ils sont tous partis. Je suis un peu un ancien dans la maison. Il faut donc bien quitter le club un jour .

Que pensez-vous de Toto Squillaci ?
Il a réalisé de très bons matchs qui lui ont permis de devenir un titulaire indiscutable. Les gens pensent que je ne lui parle pas mais c’est faux. Je le trouve très bon. Lorsque le coach m’a annoncé que je n’allais pas jouer car Toto était bon, je lui ai dit qu’il avait raison.