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Communiqué du club

Publié le 14 septembre 2008 à 19:15

L’Olympique Lyonnais informe du mail adressé ce jour par le président Jean-Michel Aulas à madame Marie-Odile AMAURY, Directeur de la Publication de l’Equipe.

Madame le Directeur de la Publication,

J'ai lu, comme toujours avec une grande attention, les articles consacrés par L'Equipe au match O.L. - Nice de ce 13 septembre et j'ai été estomaqué par les deux titres que votre journal a osé en page 1 et en page 2 : "Nice volé à Lyon" et "Lyon leader dans la polémique".
De plus, après avoir lu les articles eux-mêmes et avoir échangé avec certains de vos journalistes présents à Lyon, j'ai désormais la conviction que ces titres sont le reflet d'une ligne éditoriale délibérée que vous voudriez donner à votre journal tant ils diffèrent du fond de ces articles qu'ils sont pourtant sensés introduire.
Si la critique est l'apanage sacré des journalistes, celle-ci ne peut aller jusqu'à utiliser des mots qui ont un sens en droit commun : un vol, à l'instigation de qui, par qui et comment ?
Il ne revient pas à un journal comme le votre de participer si brutalement à l'échauffement des esprits dont on voit parfois les pénibles conséquences.
En second lieu, l'ambiguïté de votre titre de la page 2, "Lyon leader dans la polémique", ne peut avoir pour effet que de dévaloriser la première place que nos joueurs ont acquises à cette heure de haute lutte. En procédant ainsi, vous faites porter une suspicion inacceptable sur notre club, ses joueurs, son staff technique et sa direction.
Je passe sur le fait qu'il serait comique en d'autres circonstances que vous suggériez que notre capitaine et tireur de coup francs pourrait bénéficier d'indulgences de la part des arbitres à l'occasion de fautes commises sur lui ... à raison de son âge ... qui le font plus souvent tomber ! En réalité, cette façon de désigner au collège arbitral français tel ou tel club qui bénéficierait pour des raisons diverses, parfois bouffonnes, de passe-droits est non seulement détestable mais surtout dangereuse car elle peut également participer à l'échauffement des esprits contre tel ou tel et à la commission d'injustice.
Je souhaite qu'après cette charge contre l'O.L., vous puissiez faire connaître mon point de vue inquiet à vos lecteurs. Je pense n'avoir nul besoin d'invoquer en la circonstance les dispositions de la loi sur la presse pour espérer dès votre prochain numéro cette publication.
Dans cette attente, je vous prie de croire, Madame le Directeur de la Publication, en l'expression de mes respectueuses salutations.

Jean-Michel AULAS
Président