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Cris : « On a retrouvé la joie de jouer »

Publié le 10 juillet 2009 à 10:00 par BV

Cris le reconnait lui-même : il a rarement été aussi bien physiquement au moment de débuter une saison. Le Brésilien, qui a effectué un gros travail de musculation cet été, semble plus motivé que jamais. L’objectif de sa saison ? « Gagner des titres. »

Depuis le temps que vous faîtes le stage d’avant-saison, vous êtes presque à la maison ici à Tignes…
Oui, c’est mon (il réfléchit) quatrième stage à Tignes. Je connais la route, je connais le lac, la montagne. Je me sens bien ici. Je n’aime ni la montagne ni la neige mais cela me fait plaisir de venir ici, de faire une bonne préparation. La saison va être dure et Tignes est le lieu idéal pour la préparer.

Selon vous, qu’apporte cette préparation d’avant-saison ?
Il est important de bien commencer la saison, or c’est la préparation qui va en décider. On fait un travail dur, on souffre mais en sachant qu’on en récoltera du bonheur. C’est la raison pour laquelle tout le monde est très concentré et travaille bien : on a pour seul objectif de retrouver les victoires et le titre de champion de France. On l’a abandonné l’année dernière, cela ne peut pas être le cas cette saison.

[IMG50092#R]Voyez-vous des différences entre le stage avec Vincent Espié, le nouveau préparateur physique, et ce que vous faisiez avec Robert Duverne ?
Ce sont des cultures différentes. Chacun a sa méthode de travail mais, à mes yeux, le résultat est très proche : on souffre de la même manière.

Vous semblez actuellement très bien physiquement. Pouvez-vous nous le confirmer ?
Par rapport aux saisons précédentes, je me sens super bien. Au Brésil, j’ai fait un travail spécifique sur mon genou, pour gagner des muscles, pour le renforcer. J’ai travaillé tous les matins. A Tignes, je fais également des séances de musculation supplémentaires. Aujourd’hui, je me sens bien, mon genou va bien. Je cherche toujours à terminer les exercices devant. Ma dernière saison n’était pas très bonne, je manquais de muscles. Cette saison, c’est complètement différent, elle sera meilleure.

D’un point de vue personnel, comment jugez-vous votre dernière saison ?
Durant l’été qui a précédé la saison dernière, je n’ai fait aucun travail sur mon genou. J’ai perdu des muscles que je n’avais ensuite plus le temps de retrouver. Par la suite, j’ai perdu confiance, ma tête ne fonctionnait pas correctement. J’étais bon lors de certains matches et parfois horrible. Alors qu’aujourd’hui, je me sens bien, j’ai retrouvé la confiance. Il me faut oublier la saison dernière.

[IMG41943#L]Pour la première fois depuis votre arrivée à l’OL, vous n’avez pas été champion de France. Comment l’avez-vous vécu ?
La saison dernière, on a lâché, dans la tête, le championnat deux mois avant son terme. C’était dur à accepter car j’ai toujours envie de gagner, d’être champion. On avait une équipe qui pouvait être championne. Aujourd’hui, on voit déjà que l’enthousiasme est revenu, que l’ambiance est complète différente.

Cela se travaille, cet enthousiasme ?
Cela dépend des joueurs mais cela se travaille également tous les jours. Tout le monde doit faire des efforts. Le coach pense parfois différemment de nous, mais c’est lui le patron; il faut l’accepter. Après, il y a des moments où certaines choses ne lui plaisent pas, il va nous en parler afin de les corriger. C’est complètement différent de l’année passée. L’état d’esprit est différent, l’ambiance est bonne, l’enthousiasme est revenu. On a retrouvé la joie de jouer, de s’entraîner.

Juninho, un joueur qui comptait beaucoup dans le vestiaire, est parti. Son départ laisse-t-il un grand vide ?
Bien sûr, c’était un leader, la star de l’équipe. Mais aujourd’hui, d’autres joueurs peuvent devenir des leaders : « Boum » (Boumsong), Toulalan, « Eder » (Ederson), Mathieu Bodmer…

[IMG43571#R]Et Cris…
Toujours. Je ne sais pas si je serai le capitaine mais je suis prêt. Que ce soit dans le vestiaire ou sur le terrain, je parlerai tout le temps, j’essaierai de motiver mes coéquipiers en permanence.

Vous allez être l’un des plus anciens du groupe avec Sidney Govou. Cela vous donne-t-il encore plus de responsabilités qu’avant ?
Depuis que je suis à Lyon, j’ai des responsabilités. Avant moi, il y avait Edmilson, un champion du monde. Quand j’ai pris le maillot floqué du numéro 3, je savais que j’allais avoir d’énormes responsabilités. Maintenant, je sais comment ça marche, j’ai conscience de mes responsabilités. Et je les accepte. Je sais que je suis important pour l’équipe, pour le club et je vais tout faire pour qu’on puisse gagner le championnat ou une coupe, qu’on puisse aller le plus loin possible en coupe d’Europe. Je sais également que mes coéquipiers sont prêts : on peut y aller !

Serez-vous toujours lyonnais la saison prochaine ?
Oui. J’ai envie de rester, de finir ma carrière à l’OL, même si ça, ça dépendra du président. J’aime Lyon, c’est ma seconde ville après Sao Paolo. Mes filles sont nées ici, ma femme adore la ville. Je me suis très bien adapté à la ville. Pourquoi je partirais ?

[IMG42907#L]Qu’est-ce qui vous motive et vous donne envie de recommencer à chaque début de saison ?
Ma famille. Quand je regarde mes enfants au Brésil, mes deux filles, j’ai toujours envie de jouer, de tout donner pour retrouver mon niveau. Je sais que l’année dernière je n’étais pas à mon niveau. Je n’ai pas eu beaucoup de vacances cet été, mais j’avais besoin de travailler pour revenir plus fort.

Quels sont les objectifs de l’OL cette saison ?
Gagner des titres. Un club comme Lyon doit penser au haut niveau, à gagner des titres. Le premier objectif, ce sont les barrages de la Ligue des Champions. On est prêts pour cela. Juninho et Benzema sont partis mais d’autres joueurs vont arriver. Lisandro Lopez est un grand attaquant, d’autres viendront. Si l’équipe est prête mentalement, ça se passera bien.

Vous avez toujours connu la Ligue des Champions avec l’OL. Imaginez-vous une saison sans cette compétition ?
Non, je ne peux pas l’imaginer. Les grands joueurs et les grands clubs doivent jouer la Ligue des champions. L’OL ne peut donc pas s’arrêter à ce stade.
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