masculins / PSV Eindhoven 1 - OL 1

Cruel... cruel... cruel devant la télé!

Publié le 13 avril 2005 à 23:23 par R.B

[IMG5280L]Cruel... Cruel... Cruel... les <b>Lyonnais</b> ne méritaient pas de quitter la Champions League sur cette séance de tirs au but. Le football de haut niveau se joue à peu de chose... Une maladresse... une faute non sifflée. La saison dernière,<b> Porto</b> était trop fort. Le<b> PSV Eindhoven</b> était en revanche à la portée des <b>Olympiens</b>. Suivre un tel match devant sa télé n'est pas confortable du tout... Les commentaires fort justes de Jean-Michel Larqué et de Thierry Gilardi ont agrémenté ces 120 minutes épiques disputées sous la pluie...

Un peu moins de 3 heures à tenir avant que M. Nielsen ne donne le coup d'envoi de ce ¼ de finale retour. La journée a été longue… très longue si loin d'Eindhoven et si seul dans ce bureau généralement plein de vie. On se sent un peu dans la peau d'un sportif qui voit se rapprocher l'échéance. On tourne en rond… on feuillette 10 fois les mêmes journaux… on s'attarde sur un article…On fait mine de s'intéresser aux propos des uns et des autres… On cherche la moindre trace de désordre pour le ranger… On relit le dossier des Brésiliens de L'OL qu'il faut finir très rapidement en allant tourner des images à Barcelone (Edmilson) et peut-être au Quatar (Anderson)…Pas de déplacement… pas de place en tribune de presse ? Il n'y aura pas, ainsi, d'éventuels problèmes techniques, d'inconfort et de course contre la montre. Oui, mais cette télé dans le bureau, est-elle bien en état de fonctionner ? « Yousse » a promis de la régler et tient parole. On l'allume… on l'éteint. On prépare 2 ou 3 documents… tiens on vient de « tuer » une heure. Toujours cela de gagner !



Dans une paire de minutes, OL Télé annoncera les choix de Paul le Guen. Remarquez, il nous semble qu'ils sont connus depuis le match aller. Il va débuter avec le même onze de départ. Après quid du Gone qui ne sera pas sur la feuille de match. Ben Arfa ? Benzema ? Ou un autre ? Il n'y a pas eu de surprises, comme prévu et le jeune Benzema sera le 19ème homme. Les mêmes cartes, pour commencer, de part et d'autre. Les cartes en main, il faut de nouveau patienter. La patience, une véritable qualité… Soit, patientons en jouant avec la télécommande. Et un… et deux … et trois… décidemment, ce ballon rond devient une obsession.



On s'ingurgite le journal de PPDA… Le long cortège des écrans pubs... On croque une pomme faisant office d'entrée, de plat de résistance et de dessert… Enfin voici Larqué et Gilardi à l'antenne dans un Philips Stadion chaud bouillant, théâtre autrefois des exploits de Ronaldo, Romario, Gullit, Van Nistelrooy, Robben… ou encore Van der Kuylen surnommé Monsieur PSV. A 20h 45 en ce mercredi 13 avril, on se fout du passé aussi beau soit-il ! Concentrons nous sur ce présent olympien pouvant conduire au futur proche alléchant. Milan AC, ne vois-tu rien venir ? C'est parti… sous la pluie avec cette détermination européenne dans le regard de « Juni » exhortant ses potes au dépassement de soi. Le match ayant commencé, c'est une autre forme de tension, d'impatience qui nous gagne. Les Bataves dominent ; Abidal souffre une nouvelle fois devant Farfan, mais Wiltord marque dès la 14ème minute en récupérant une offrande de Bouma, relanceur inconséquent dans l'axe ! Les Olympiens sont qualifiés, mais la route est encore longue.



« Il faut arrêter de reculer, de rendre le ballon ; essayer de casser le jeu… ». Le technicien Jean-Michel commente et donne ses consignes. Le nouveau « tout à fait Thierry » nous apprend que l'idole de Van Bommel était Joël Bats qui n'a pu finir l'échauffement de « Greg » en raison d'un ballon mal placé. Diarra, Abidal et le grand Vennegoor of « Machin Chose » sont colorés en jaune par M. Nielsen. En souffrant, sans trop, les coéquipiers de Cacapa peuvent aller écouter les conseils de Paul Le Guen avec cet avantage si précieux. 45 minutes encore et Milan AC aura des formes très précises. On imagine ce qui se passe dans la tête des responsables lyonnais…



Malheureusement Alex, sur un coup franc, remet tout de suite les siens à égalité au tableau d'affichage. « Attention à ces coups francs… » Larqué n'a pas été entendu. Et dans la foulée, le Coréen Park titille la transversale de Coupet. « Les Lyonnais ont mal, mais ils résistent » ; « et qui dit coup franc… dit danger » ; « qu'est ce qui prend Diarra… » ; « ils sont rusés ces joueurs du PSV »… Le duo de TF1 balançent ses justes vérités. L'horloge du Philips Stadion tourne… Le premier corner des Gones intervient à la 69ème. Cris, par deux fois, sème la panique dans la surface batave, mais le score ne change pas. « La peur est maintenant présente… ». L'ancien stéphanois de la grande époque appelle au calme, au calme… Le calme ? M. Nielsen le sifflera à la 92ème minute de jeu pour une prolongation indécise. Les ongles ne résistent pas à ce suspense. Ben Arfa est entré… puis Nilmar à la place de Govou et de Wiltord. On souffre avec nos Gones… on voudrait les aider… mais comment faire ? « Faut pas s'échapper… »… « Oh la la la… M. Nielsen », sur une faute de Gomes sur Nilmar dans la surface de réparation. Le pénalty semblait évident… ce qui pousse « logiquement » Gilardi a stigmatisé l'arbitrage bizarre de l'homme en jaune et de faire référence à celui de Collina au match aller ! Les Lyonnais ont les moyens de le planter ce but de la qualif ; ils jouent plus haut… ils pèsent physiquement. « Allez vas-y Nilmar » ; « Les voilà les supporters olympiens… » ; « Allez, l'OL va s'en sortir… » profétise l'ancien de la maison Canal +.



« La terre est basse, les jambes sont lourdes ». Les images sont faciles à trouver ; les fautes se multiplient plus ou moins sifflées par ce drôle d'arbitre. Après le pouce, l'index… Difficile soirée pour les ongles. « Il est cuit dur Juninho… il a plus rien dans les chaussettes… ». Au bout du bout de la fatigue ce match… au bout du bout de tout. « 5 minutes encore… des 2 côtés, on en peut plus… ». L'énergie pour moteur avant les tirs au but. « Le combat au milieu est vraiment exceptionnel… Ce Van Bommel, quel joueur… Hatem, mais donnes l� ta balle... et reviens...». Et c'est fini…



Larqué estime que les Champions de France avaient l'opportunité de passer sur les 2 matchs… reste cette séance toujours particulière pour aller dans le dernier carré. « Cela va se jouer entre Gomes et Coupet… maintenant cela se passe dans la tronche ». Coupet et Gomes se concentrent têtes baissées. « Coupet… il va être décisif… » affirme Gilardi. Vas-y mon « Greg » emmène nous au paradis. Les Olympiens se serrent au moment du premier tir hollandais… réussi ; Juninho met le sien ; Ooijer en force trompe Coupet ; Essien… fait briller Gomes. Larqué l'avait annoncé ; Bouma marque en force ; Ben Arfa réduit l'écart ; Et Greg sort la tentative de Beasley. Cris est à genou… mais Abidal se fait contrer par Gomes… Robert a la balle de qualification… et le PSV ira en demi-finale. « Trop de malheurs pour les lyonnais… on va se quitter avec la tristesse des Champions de France… ». Oui, rageant, vraiment rageant. Les uns chantent… les autres sont tristes. Cruel, cruel, cruel !



R.B

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