masculins / Mondial 2006

Cruel épilogue !

Publié le 10 juillet 2006 à 00:03 par BV

Au bout de la nuit berlinoise, l’équipe de France a été battue 5 tirs au but à 3 par l’Italie. Au terme de 120 minutes, les deux équipes n’étaient pas parvenues à se départager (1 -1). Les Italiens remportent ainsi leur 4e coupe du monde.

Au coup d’envoi, Raymond Domenech avait choisi d’aligner la même équipe que lors des 4 dernières rencontres. Une nouvelle fois, le côté gauche français était 100% lyonnais avec les titularisations d’ Eric Abidal et Florent Malouda.

Dès les premières minutes de jeu, la dureté mise par les Italiens décupla les velléités françaises. Quelques secondes après le KO subi par Thierry Henry dans un contact avec Fabio Cannavaro, Florent Malouda entra dans la surface et obtint un pénalty pour une faute de Marco Materazzi. D’une somptueuse « Panenka », Zinedine Zidane trompa Gianluigi Buffon, inscrivant ainsi son 3e but de la compétition.
Dominateurs dans le jeu, les Italiens ne mirent pas longtemps à revenir au score. Andrea Pirlo déposa un corner sur la tête de Marco Materazzi qui s’éleva plus haut que tout le monde pour tromper Fabien Barthez (19e). En danger sur les corners, les Français durent leur salut en première période à un sauvetage de Lilian Thuram après un nouveau coup de tête de Materazzi (28e) et à la barre transversale sauvant le portier français sur une tête de Luca Toni (36e).
Au sein de cette période de légère domination italienne (58% de possession de balle pour la Squadra Azzurra à la mi-temps), Florent Malouda se sera montré actif offensivement mais sa frappe à l’entrée de la surface ne trouva que les bras de Buffon (31e).

Sous l’impulsion d’un Thierry Henry perforateur et d’un Florent Malouda explosif les Bleus entamèrent de la meilleure des manières la seconde période. Au retour des vestiaires, le Lyonnais mit le feu à l’arrière garde transalpine. L’arbitre oublia tout d’abord un penalty mérité après une faute de Zambrotta (52e) sur "Maloud". A son plus grand désespoir, le Guyanais ne vit aucun de ses partenaires couper son centre en retrait ponctuant un somptueux raid solitaire (54e). Sa frappe à l’extérieure de la surface s’envola (65e).
Après avoir bien défendu sur Camoranesi en première période, Eric Abidal contint parfaitement Iaquinta, apportant régulièrement un précieux soutien offensif à son partenaire rhodanien et n’hésitant pas à tirer de loin (71e).
Durant une seconde période largement à l’avantage des Français, l’entente entre les deux Lyonnais aura été le catalyseur de bon nombre d’occasions tricolores et permit de parfaitement bloquer les attaques italiennes.

En prolongations, Franck Ribéry fut tout proche de profiter de la grosse activité offensive de Malouda mais sa frappe s’échappa au ras du poteau (100e). Zidane crut bien marquer de la tête le but de la victoire mais Buffon s’interposa avec brio (103e).
A un quart d’heure de la fin, Sylvain Wiltord remplaça Thierry Henry pour prendre place sur le côté gauche et Zidane donna un coup de tête à Materazzi, quittant le terrain quelques instants avant le terme de la rencontre (111e).

Durant la séance des tirs au but, "Nino" Wiltord et Eric Abidal trompèrent Buffon mais David Trézéguet vit sa frappe repoussée par la barre et Grosso offrit le titre suprême à une équipe d’Italie qui attendait ce sacre depuis 24 ans.