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Rémi Garde : "Je garde un souvenir intense de mon dernier derby à Geoffroy-Guichard"

Publié le 02 février 2017 à 19:20 par VW

Rémi Garde, ancien joueur professionnel lyonnais entre 1988 et 1993 avant d’en devenir l’entraîneur de 2011 à 2014, était ce jeudi l’invité de Culture Club. Il s’est confié sur ses souvenirs de derbys et sur son point de vue pour la fin de saison de l'OL.

La semaine avant un derby

« Il y a un peu plus d’appréhension avant un derby, un enjeu familial, tout le monde vous en parle. Mais il ne faut pas faire le match avant, le derby se joue sur le moment. Avec un jour de repos en moins pour les Verts, à ce stade de la saison ça joue un peu, car il y a beaucoup de fatigue qui est accumulée. Les derbys en tant qu’entraîneur ça m’a bien réussi (7 matchs pour 5 victoires). En tant que joueur un peu moins. Aujourd’hui ce groupe a un potentiel fort, notamment dans le secteur offensif, mais il est trop irrégulier. Je ne pense pas que les deux dernières défaites lyonnaises auront une incidence sur le match de dimanche. Les joueurs sauront faire abstraction de ce qui s’est passé avant. »

Son dernier derby à Geoffroy-Guichard (2-1 en 2013)

« Je me souviens de ce match. C’était un souvenir très intense, surtout avec le fait qu’on ne puisse pas amener nos supporters à Saint-Étienne. C’était une grande joie le but de Jimmy Briand à la 93ème minute, c’est en tout cas celle que j’ai extériorisée le plus. C’était un scénario idéal. Je sais que c’est la dernière victoire lyonnaise à Geoffroy-Guichard. J’espère que cette donnée ne sera plus vraie dimanche soir. »

La Ligue 1 cette année

« Avec tous les transferts réalisés ces dernières années la Ligue 1 est devenue plus passionnante. Notamment cette saison où le championnat est un peu plus indécis. Nice crée la surprise comme Leicester l’an passé en Premier League. Monaco développe un beau jeu, Lyon est toujours là. »

L’arrivée de Memphis à Lyon

« Memphis m’inspire de la puissance, capable de frapper des deux pieds. Il lui faut un peu de temps et de patience ne serait-ce que parce qu’il découvre un nouveau championnat et qu’il n’a pas joué depuis longtemps. Il a envie de faire des choses concrètes, avec des buts et des passes décisives. Il faut que tout le monde l’aide à s’intégrer. »

La Ligue Europa qui arrive

« Le retour dans une autre compétition est à appréhender, les Hollandais eux sont issus des poules donc ils y sont habitués. Une équipe hollandaise cherche à développer un jeu, c’est bien pour Lyon. Ce qui est important c’est que cette Ligue Europa s’est taillée une belle image, un endroit où l’on peut grandir. Il y a peut-être un beau coup à jouer dans cette compétition, mais elle est très difficile à jouer en fin de saison. Avec de gros matchs en Ligue 1 qui nous attendent elle n’est pas simple à gérer. »

Le métier d’entraîneur

« Lorsque l’on est entraîneur on vit les victoires avec beaucoup d’intensité. Quand on gagne ou quand on perd on se sent responsable, on essaye de trouver la meilleure solution, on est là pour ça. Le métier d’entraineur doit être fait à 150 %, moi je l’ai fait à 200%. Je ne vis pas avec des regrets.  C’est un très beau métier, passionnant mais épuisant. De l’extérieur il y a beaucoup de paramètres qui sont oubliés, seuls les matchs sont décortiqués. Alors que les heures passées hors des matchs sont cruciales. Ça me fait mal pour Bruno (Genesio) quand il reçoit des critiques. Il en reçoit trop et de manière trop violentes. Aujourd’hui on est obligé d’aseptiser les discours, parce qu’il y a des gens qui les reprennent et les retournent contre vous. C’est identique pour les joueurs. Mais derrière les joueurs ou les entraîneurs il y a un homme, une famille, et ça touche tous ces gens-là. C’est dur pour eux. J’espère qu’il y aura assez d’intelligence dans les analyses pour reconnaître que le travail qu’accomplit Bruno est formidable. Le fond des critiques est acceptable mais aujourd’hui la forme est trop violente. »